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Tome second. L - Z.
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REM

immobile, ou comme immobile, qn71 ne remueni pied ni pote.

Ün dit, Remuer de la terre , pour dire,Transporter de la terre d’un lieu à un autre.Il lui a fallu remuer bien de la terre pour fairece jardin.

Remue” la terre , rn termes de Fortification ,C’est fouir et porter de la terre pour faire desretrancliemens, etc. Partout ou les Romaniscampoient, ils remuoient la terre, et faisoientdes retranchemens. Remuer la terre à un siège.

On dit, Remuer un enfant , pour dire, Lenettoyer et le changer de langes.

On dit figurément et familièrement, Remuerciel et terre , pour dire, Faire agir toutes sortesde ressorts, employer toutes sortes de moyens.Il a remué ciel et terre pour cela.

On dit aussi figurément, Remuer une af-faire , pour dire, Poursuivre ou réveiller uneaffaire négligée ou interrompue. Si vous m’encroyez, vous ne remuerez pas cette affaire. Cen'est pas une chose à remuer en ce temps-ci .

On dit encore figurément, qu’il ne fautpoint remuer les cendres des morts , pour dire,qu’il ne faut point rechercher leurs actionspour les blâmer.

On dit aussi familièrement et figurément,qull ne faut point remuer Vordure , pourdire, qu’il y a des choses dont la décence, oule bon goût, les bienséances, ne permettentpas de parler.

Remuer , signifie figurément Emouvoir .causer quelque sentiment, quelque mouvementdans l’âme. Les grandes figures de Véloquenceremuent l’âme , remuent le cosur.

Remuer , se met quelquefois absolument, etsignifie, Faire quelque mouvement, changerde place. Ne remuez pas de là. Il n'est pasmort, il remue encore. Elle est grosse de cinqmois, elle a senti son enfant remuer. Dès que^enfant remue dans le ventre de la mère.

On dit figurément, Remuer , au sens deTenter, d’agir. On ne vous conseille pas de re-muer. Si vous remuez, vous êtes perdu. Parextension, il signifie, Exciter des troubles etdes mouvemens dans un État. C’est un beauprétexte à ceux, pour ceux qui veulent remuer.

U se met aussi avec le pronom personnel, etsignifie, Se mouvoir. Il est si las, qu’il ne peutse remuer. La foule éloit si grande à ce spec-tacle, qu'on ne pouvoit s'y remuer.

il signifie encore, Se donner du mouve-ïrîeut i de l’action pour réussir à quelque chose.( < uoi qu’on lui dise , il ne se remue pas. Il estSt paresseux , qu’il ne se remue pour rien. Il nes eu remuera pas davantage pour cela. Remuez-q, ous un peu. Il verroit périr tous ses amis ,‘J u il ne s’eu remueroit pas. Il s'est beaucoup re-pour cette affaire-là.dit. Faire remuer les Puissances , faire( l n " les Puissances se remuent , pour dire, Faireu % lT * es personnes qui ont l’autorité on main.

^ d,t figurément et familièrement d'Un•onime très-riche, qui! remue l’argent à laMk, etc.

dit d’Un homme qui fait beaucoup d’af-

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taires d’argent, qu’ZJ remue beaucoup tl'ar-gent.

On dit, que L’argent se remue, pour dire,qu’il se fait beaucoup de payemens ou d’acqui-sitions, que l’argent roule extrêmement dansle commerce. Le àécri des monnoies fait quel’argent se remue.

Remué , ée. participe,

Quelques-uns disent, Cousin 1 remué deqermaiîï , pour dire^ Cqusin issu de germain,Il est populaire.

REMUEUSE. s. fém. On appelle ainsi Lafemme qui est spécialement chargée de remuerun enfant. La Remueuse du Prince , de la Prin-cesse.

REMUGLE, s. m. Odeur qu’exhale ce qui aété long-temps enfermé, ou dans un mauvaisair. Cela sent le remugle.

REMUNERATEUR, s. m. Celui qui récom-pense. Il ne se dit proprement que de Dieu .Dieu est le souverain rémunérateur, juste rému-nérateur des bonnes œuvres,. On le dit aussiDes Princes, dans le. style soutenu. Ce Princeest un juste rémunérateur de la vertu, desgrandes actions.

RÉMUNÉRATION, subst. f. Récompense.Juste rémunération. Il attend de Dieu la rému •nèration de ses bonnes œuvres. Il vieillit.

RÉMUNÉRATOïHE. adj. des 2 g. Termede Palais. Qui tient lieu de récompense. Con-trat, donation , legs rèmunératoire .

RÉMUNÉRER, v. act. Récompenser. Il est‘d’im grand Roi de rémunérer la vertu. Il estde peu d’usage.

Rémunéré, ée. participe. U a vieilli.

R E N

RENACLER, v. n. Faire certain lirait enretirant impétueusement son haîeineparlenez.lorsqu’on est en colère. Il tempête , il jure, ilrenâcle. Je né le saurois entendre jurer et renâ-cler. Il est populaire.

RENAISSANCE, s. fém. Seconde naissance,renouvellement. II n’est guère d’usage qu’aufiguré. Depuis la renaissance des Lettres .

RENAISSANT, ANTE. adj. Qui renaît. Lanature renaissante. Les plaisirs renaissans.

RENAITRE, v. n. Naître de nouveau. LesAnciens ont dit que le phénix renaît de sescendres. La Fable dit qu’aussitot qu Hercule avoit coupé une des têtes de l’hydre, il en re-naissoit d’autres. Cette source, cette rivière secache , se perd sous la terre, et renaît en telendroit. Les pères semblent renaître dans leursen fans.

On dit, que Toute la nature renuit au pria-'temps, que les fleurs , les plantes, les arbresrenaissent.

Il s'emploie aussi dans les choses morales.Cet événement fit renaître les espérances, la jjalousie, la haine, l’amour, etc. \

On dit figurément, Renaître par le Bap-tême^ par la Pénitence , pour dire, Rentrer enétat de grâce, etc. Nous étions tous moi’ts parle péché originel; mais nous renaissons touspar le Baptême, par les eaux du Baptême . L

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Il faut mourir au péché pour renaître à lagrâce.

Renaître, se dit aussi Des iusectes qui mul-tiplient avec excès, quelque quantité qu’on eutue. On ne saurait venir à bout de nettoyer cejardin de limaçons • plus on en tue, plus il envenait.

RENARD , s. m. Bête puante, maligne etrusée, qui vit de rapine. Vieux renard. Lachasse aux renards. Prendre des renards. Renard noir. Enfumer des renards. Le renard scterre. Les soldats se terroient comme des renards. Peau de renard. Queue de renard. Chienspou/- le renard.

U se prend figurément pour Cauteleux, fin ,rusé. Cet homme-là est un renard, un jin re-nard, un vrai renard , un vieux renard. Ilest familier.

On dit, Famé la guerre en renard, agir enrenard , pour dire, Faire la guerre avec ruse,agir finement.

On dit proverbialement et figurément, qu’Unbon renard ne mange point les poules de sonvoisin , pour dire, que Tout homme rusé ethabile, qui fait une action blâmable, la faitplutôt dans un quartier éloigné, que dans sonvoisinage.

On crie, Au renard, après ceux â qui oudonne quelque baie, et à qui on fait quelquetromperie.

On dit proverbialement d’Un homme quifait semblant de mépriser une chose, parcequ’il ne la peut avoir, Il fait comme le renarddes mures.

On dit proverbialement et figurém. Coudrela peau du renard à celle du lion, pour dire,Ajouter la ruse, la finesse à la force.

On dit proverbialement, Prendre martrepour renard, pour, Choisir à son avantage enfeignant de se tromper.

On dit aussi proverbialement, Se confesserau renard, pour dire, Découvrir son secret àun homme qui en tirera avantage contre nous,et qui est intéressé à empêcher le succès de lachojc dont il s’agit.

On dit proverbialement et populairementd’Uu homme qui a une toux sèche et dange-reuse, que C’est une toux de renard qui lemènera au terrier , c’est-à-dire, Qui le feramourir.

On dit aussi, H tousse comme un renard eu.fumé, U a une toux violente et fréquente.

On appelle Queue-de-re/iard, Certaine plantequi vient dans des lieux humides, et qui res-semble à une queue de renard. Ce pré est pleinde queues-de-renard,

On appelle aussi Queues-de-renard , Certainsrunas de racines eu forme de queues de renard,qui se forment dans les tuyaux des fontaines,et qui les bouchent. Votre jouta me ne va pus.il faut qu’il y ait quelques queues de-rtnurd qu:Ven empêchent.

On appelle aussi Renard , eu parlant de canaux, Les fentes, les trous par où les eaux seperdent. .Boucher un renard.

On appelle Jeu du Renard , Un jeu où une

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