à donner des conseils. Résavê en paroles. Cettefemme est fort réservée.
Il se met quelquefois substantivement. Cefhomme-là fait bien le réserve.
On dit, qu’ï/ue femme fait bien la réservée .pour dire, qu’Elle veut paroître avoir plus devertu qu’elle n’en a.
RÉSERVER, v. a. Garder, retenir quelquechose du total. Il a vendu la propriété de cetteferre, mais il s'en est réservé l’usufruit, lajouissance. Il a-vendu les fruits de son jardin,et s'en est réservé tant d'arbres. Il a résigné sonBénéfice , mats il s’est réservé une pension.VÉvêque se réserve le pouvoir d'absoucù-e decertains cas. La Cour a jugé le principal, et aréservé à faire droit sur les intérêts. Il réservele reste à un autre temps. Le Pape se reserve laprovision, la collation , la prévention de cer-tains Bénéfices. Le Roi s’est réservé la connais-sance de cette affaire. Dieu s'est réservé la ven-geance , cfc.
On dit, Se réseiver à faire quelque chose,se réserver à parler , pour dire, Attendre, re-mettre à faire, à parler, quand on le trouveraà propos, en temps et lieu. Je me réserve àfaire cela en tel temps. Je me réserve de lui endire mon avis en temps et lieu, pour dire, Jeme réserve la liberté, le droit de, etc. Je meréserve à parler quand j’aurai entendu vos rai-sons. Je me réserve pour une autre occasion.
Cn dit à table, Je me réserve pour le réti,pour le second service, pour t'entremets.
On dit, Se réserver la réplique, pour dire,Déclarer qu’au veut répliquer. Et l’on dit,qu 'Un Avocat prie les Juges de lui réserver laréplique , pour dire, qu’il leur demande lapermission, le droit de répliquer quand il ensera temps.
Réserver , signifie aussi, Garder une chosepour un autre temps, pour un autre usage, laménager pour une bonne occasion. Réservez cediscours-là pour une autre fois. Il est bon deréserver de l’argent pour les besoins imprévus.Un homme sage réserve ses amis pour les occa-sions essentielles. Le Gouverneur de cette Placene veut point faire de sorties, il réserve ses genspour soutenir les attaques. Il reserve ce chevalpour un jour de bataille.
Réservé, ée. participe. Voyez aussi Ré-servé, adjectif.
On appelle Cas réservés, Les péchés dontil n’y a que l’Évêque qu le Pape qui puisseabsoudre.
RÉSERVOIR, s. iü. Lieu fait exprès poury réserver certaines choses. Il ne se dit propre-ment; que d’Un lieu où l’on amasse des eaux,<>ü dans lequel on conserve du poisson. Un ré-servoir de plomb , de ciment y de glaise. ZJn ré-servoir de cent muids (Peau. Il a toujours quan-tité de poisson dans son réservoir. Il a fait pé-cher son grand étang , et a mis tout le plusbeau poisson dans son réservoir,} tfciutraccom-moder le réservoir, il ne tient pas l’eau.
On appelle La vésicule du fiel, Le réservoirde la bile.
On appelle en Anatomie, R&servoir dePe-
RE S
i guet, Le réservoir où le chyle est conduit parles veines lactées, et qui a été découvert parPéquet.
RÉSIDANT, ANTE. adj. Qui réside, quidemeure. Le l'eu où il est résidant , où elle étoilrésidante. Voyez aussi Résident.
RESIDENCE. s. f. Demeure ordinaire enquelque Ville, en quelque lieu, en quelquepays. Il fait sa résidence en tel heu. C’est lelieu de sa résidence.'
Résidence, se dit aussi Du séjour actuel etperpétuel d'Un Officier, ou d\m Bénéficier,dans le Heu de sa Charge, de son Bénéfice.Ce Magistrat ne peut faire le voyage , à cause,de la résidence à laquelle sa Charge l’oblige.Les Évêques , les Curés sont obligés à la rési-dence. Il y a des Bénéfices qui obligent à larésidence, à résidence, qui demandent rési-dence.
Résidence, se prend aussi pour Le lieu dela résidence ordinaire d’un Prince, d’un Sei-gneur. Une telle Ville est la résidence d'un telPrince.
Résidence, se dit aussi De l’emploi d’unRésident auprès d’un Prince. Au retour de sarésidence. Je demande une telle résidence.
Résidence en termes de Chimie, signifie,Les parties les plus grossières qui s’amassentau fond d’un vase, après que la liqueur qu’ilcontient s’est reposée. 0?i juge de la qualitédes eaux, des liqueurs , par leur résidence.
RÉSIDENT, s. m. Celui qui est envoyé dela part d’un Souverain vers un autre pour ré-sider auprès de lui, et qui est moins qu’un Ambassadeur, et plus qu’un Agent. Le Résidentde France à Genève . Le Résident d’un tePrince à la Cour de France. Il n'a p: 1 qualité (l’Ambassadeur , il n'a que celle de Rési-dent. La femme du Résident s'appelle Madamela Résidente.
RÉSIDER, v. n. Faire sa demeure en quel-que endroit. Il est d’une telle Ville , mais ilréside ordinairement à Paris . On Va mis à lataille au heu où il résidoit. Il y a des Bénéfice ;qui obligent à résider.
On dit, Toute l'autorité réside dans la per-sonne d’un tel , pour dire, qu’il a toute l’au-torité.
On dît aussi figurém. qu 9 Un homme croit quetoute la sagesse, toute la science , fout le bonsens réside dans sa tête , pour dire, qu’il croitêtre le seul sage, le seul savaut, et avoir toutle bon sens en partage.
On dit figurénient encore, La question ré-sidé cn ceci• voilà oit réside la question, Laquestion, la difficulté, consistent dans ce point.
Résider, se dit au sens d’Jfabiter plus ordi-nairement, plus particulièrement dans un lieu.Il réside presque toujours à sa Terre.
Il se dit de Dieu. Dieu est présent partout *mais il réside d'une manière particulière dansses temples.
Résider, sc dit absolument d’Un Evoque,d’un Bénéficier qui demeure dans le lieu de sonBénéfice.
RÉSIDU, s. m. Tenue de Commerce. Le
RES
restant. Résidu du compte. Pour le résidu nousen compterons. Tl m’a fait son lillet du résidu.Les dépenses prélevées, il s’est trouvé un faiblerésidu.
Il se dit aussi Du. nombre qui reste dVir.edivision d'arithmétique. Le résidu de cette di-vision est treize.
U se dit aussi en Chimie, De ce qui rested’une ou de plusieurs substances qui ont passépar quelque opération.
RESIGNANT, s. m. Celui qui résigne unOffice ou un Bénéfice à quelqu’un. La résigna-tion n'eut pas lieu, parce que le résignant mou-rut avant qu'elle fit admise.
RÉSIGNATAïRE. s. m. Celui à qui on arésigné un Office ou un Bénéfice. Le résignantet le résignataire. Le résignataire n a pas en-core pris possession.
RÉSIGNATION, s. f. Terme de Jurispru-dence . Abandon en faveur de quelqu’un. Il afait cession et résignation de tous ses droits àson frère. Il se dit aussi De la démission d’unOffice. d’une Charge.
En Jurisprudence canonique, il signifie Ladémission d’un Bénéfice dans les mains ducollateur ou du Pape. Elle se fait de deux ma-nières : tantôt c’est La résignation pure et sim-ple , et elle est quelquefois forcée • tantôt elleest en faveur de quelqu'un. Faire résignation.Donner sa résignation. Retirer sa résignation.Les Bénéfices de nomination royale ne sontpas susceptibles de résignation. Le Pape nepeut refuser une résignation arrivée à temps»arrivée à Rome avant la mort du Bénéficier,Le Bénéficier doit survivre vingt jours à sa ré-signation. Il peut signifier son regret penduntun certain temps, après la résignation. Il nepeut réitérer la résignation en faveur de lamême personne.
Résignation. Terme de Morale . Soumissionà son sort. Il a subi sa disgrâce , son exil avecrésignation.
Il se dit surtout De la soumission à la Pro-vidence, à la volonté de Dieu . U est mort avecune résignation très-édifante , avec une grande,une entière résignation aux volontés du Ciel.
RÉSIGNER, v. a. Se démettre d’un Office,d’un Bénéfice en faveur de quelqu’un. Rcsi-gner un Office de Conseiller , de Trésorier deFi ance, une Chancinie , un Prieuré, une Cure.etc. à un tel Lorsqu’on dit absolument Rési-gner , on entend ordinairement parler d’UnBénéfice. Il est mort sans résigner, sans avoirrésigné. Il n'a pas eu le temps de résigner.
On dit, Résigner son (Une « Dieu , poutdire, Remettre sou âme entre les mains deDieu ; et, Se résigner à la volonté de Die 11 'pour dire, S’abandonner, se soumettre à 1*volonté de Dieu .
Résigné, ée. participe. Il est mort bien ré-signé à la volonté de Dieu . Elle est morte bienrésignée.
RÉSILIATION, s. fém. Terme de Praliq'^'Résolution d’un acte. La rcsiliufitm d’un b&Jtd’un conh'Gt. Résiliation de vente.
RÉSILIER, v. s. Casser, annuler un a rtf *