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des autres quatrains. Le cinquième de ces qua-trains doit être suivi de la répétition du pre-mier mot ou de fhémistiche du premier versdo l’ouvrage.
On appelle improprement Rondeau , D’au-tres petites pièces de Poésie, qu’on met ordi-nairement en musique , et dont le premiervers, ou les premiers vers sont répétés à la fin.
On appelle aussi Rondeau , Une pièce deMusique instrumentale, et dont le premier cou-plet se répète après chacun des autres couplets.TJ ne gavotte, une sarabande en rondeau.
RONDELET, ETTE. adj. dimin. de Rond,îl ne sc dit que Des personnes, et signifie, Qui ja un peu trop d'embonpoint.. Il est rondelet.Lille est rondelette. Il est familier.
On appelle Soies rondelettes , Les moindreset les plus commîmes des soies.
RONDELETTES, s. f. pi. Toiles h voilesqui sc fabriquent en Bretagne .
RONDELLE, s. f. relit bouclier rond, dontles gens de pied armés à la légère sc servoientautrefois.
RONDEMENT, adv. Uniment , également.'Il travaille rondement. Ce cocher mèjie ron-tUmcnf.
On sr’en sert aussi au figuré, pour dire,Sincèrement, franchement, sans artifice, sansfaçon. Il n'est point trompeur, il y va ronde-ment. ïi va "ondemevt en besogne. Il est dustyle familier.
RONDEUR, s. f. Figure de ce qui est rond.Une parfaite rondeur. La rondeur de la terre.'Lu rondeur d’un plat, d’une assiette.
RONDIN, s. m. Morceau de bois de chauf-fage, qui est rond. Un petit rondin. Voilà unea>oie ue ? on bois, ce so?it des rondins de hêtre ,des rondins de chêne. Ce n’est pas du bois dequartier, ce sont des rondins.
Rondin, signifie aussi, Un gros bùton.fl luia donné sur les épaules avec un rondin.
RONDINER. y. a. Donner à quelqu’un descoups de rondin. U est populaire.
Hondisé , ée. participe.
RONDGN. s. m. Terme de Fauconnerie . Ondit, a\\ Un oiseau fond en rondon, pour dire,qu’Sl fond avec impétuosité sur sa proie.
RONFLANT, ANTE. adj.Sonore et bruyant.On dit, Style ronflant , mois i-onflans ; et figurénient, Promesses ronflantes , c'est-à-dire, Spé-cieuses et sonores, mais vaines.
RONFLEMENT, s. musc. Bruit sourd qu ou•fait en ronflant. Son rhume est cause de sonronflement. On entend son ronflement de'toutelu maison.
RONFLER, v. n. Faire un certain bruit dela gorge et des narines en respirant pendant lesommeil. Cet homme-h) ne fait que ronfler toutela nuit. Il y a des chiens qui ronflent commeles hommes.
On dît, qu Un cheval ronfle, Quand la peur,la vivacité, la colère, etc. lui font faire un cer-tain bruit des nariues.
Ou dit familièrement, que Les violons oud'auti'es instrumens de musique ronflent , pourdû*, qn’ïb jouent et font grand bruit-
ROQ
On uit dans le discours familier, que Le ca-non ronfle en quelque endroit, pour, qu’On ytire force coups de canon.
RONFLEUR, EUSE. s. Celui ou celle quironfle. On ne sauroit dormir dans la mêmechambre que lui , c’est un ronfleur insuppor-table.
RONGE, s. m. Le cerf fait le ronge , Quandil rumine.
RONGER, v, a. Couper avec les dents àplusieurs et fréquentes reprises. Un chien quironge un os. Les rats , les souris rongent lapaille dans les greniers, rongent les tapisseries.Les souris ont rongé ce pain tout à l’entour.Les vers rongent le bois, rongent les habits.Ronger ses oncles.
On dit,que Des chevaux rongent leur frein,pour, quTU mâchent leur frein.
On dit figurément et familièrement, Rongerson frein, pour dire, Retenir son dépit, sonressentiment en soi-mème, sans en rien laisseréclater au dehors.
On dit aussi figurément, Donner un os dronqer à quelqu’un , pour dire. Lui do-murquelque occupation, quelque emploi où il puissegagner quelque chose. Il lui faut donner quel-que os à ronger.
On le dit aussi pour signifier, Susciter quel-que affaire à quelqu’un pour l’embarrasser,pour l’occuper d’un côté, afin qu’il n’ait pas ietemps de songer à autre chose, et qu’il nepuisse pas nuire. Ils l’ont engagé adroitementdans cette poursuite , ils lui ont donné un os àronger.
On dit, que L’eau-forte et la rouillerongentle fer, le cuivre , etc. pour dire, qu’Elles. le mi-nent et le consument peu à peu.
On se sert de l’expression Ronger , en par-lant De certaines maladies qui minent et dé-truisent insensiblement. Un homme rongé d’ul-cères , de dartres. Rongé de vermine. Rongé degoutte j de vapeurs.
On s’en sert aussi figurément pour les affec-tions morales. On dit que Le souci ronge,qu’une affaire ronge Vesprit, qu'un remordsronge la conscience , ronge le cœur , pour dire,que L’esprit en est agité, que. la conscienceen est tourmentée. Le chagrin ronge cethomme.
On dit figurément qn Un Procureur rongeceux qui ont affaire ù lui, pour dire, qu’il leurfait consumer leur bien par des chicanes et pardes frais. Ce Procureur ronge ses Parties. Ilvous rongera jusqu'aux os.
Rongé, ée. participe. Un habit tout rongéde vers. Un homme rongé de remords , de cha-grins.
RONGEUR, adj. Il n’est d’usage que danscelte phrase, Le ver rongeur, qui se dit figuré-ment d’Un remords qui tourmente le coupable.
ROQ
ROQUEFORT, s. m. Nom d’un fromageirès-estimé, qui tire son nom d’un lieu du Lan-guedoc où il se fait. Le Roquefort est fait delait de brebis.
ROS
ROQUER, v. n. Terme du jeu des Échecs,qui se dit, Lorsqu on met son roc, sa tour au-près de son roi, et qu on fait passer L* roi del’autre coté joignant le roc. On ne peut roquerqu’une fois à chaque partie. On 71e peut plusroquer, quand 071 a remué son Roi.
ROQUET, s. m. Sorte de petit chien très-commun. Un vilain petit roquet
On dit figurément et familièrement, d’Unhomme méprisable qui dit des injures, queC’est un roquet qui aboie.
ROQUETTE, s. f. Plante que l’on cultivedans les potagers, et que l’on mange en salademêlée avec le lait qui en corrige la chaleur.
On dit sur mer, Faire la roquette , Jeter desfusées pendant la nuit pour donner quelquesignal.
ROQÜILLE. s. fém. Petite mesure de vin,contenant la moitié du demi-setier. On ne luidonne que roquille à so?i déjeuner*
ROS
ROSACE, s. f. ou ROSON, s. m. Ornementd’Architecture en forme de rose, dont on rem-plit les compartimens des voûtes.
ROSÀGE, s. m. ou ROSAGJNE. subst. f.Voyez Oléandhe.
ROSAIRE, s. m. Grand Chapelet qu’on dità l'honneur de la Vierge, composé de quinzedizaines à'Ave, chacune précédée d’un Pater.Dire son Rosaire. La Confrérie du Rosaire.
On appelle Rosaire , Un vaisseau dont onlsc servoit autrefois pour la distillât/m de l’eaurose.
ROSAT, adj. des 2 genr. Il se dit De quel-ques compositions clans lesquelles il entre dosroses. Onguent rosat. Vinaigre rosat. Siroprosai. De l’huile rosat.
ROSBIF. s. m. Mot anglois qui a passé clansnotre langue , et qui signifie ordinairementBœuf rôti. Les Cuisiniers le disent aussi De lapartie de derrière d’un agneau, d’un mouton,d’un chevreuil,-etc. qu’on sert rôtie. Un rosbifde chevreuil.
ROSE, subst. f. Fleur odoriférante, qui estordinairement d’un rouge un peu pâle, et quicroit sur un arbrisseau plein de petites épines.Rose simple, ou ro.se d’églantiar. Rose double .Il.se à cent fcuilics. Rose de Hollande. Rosepanachée. Rose veloutée. Rose blanche. Rosejaune. Rose pâle. Rcse rouge. Rose de Provins.Ilose muscade. Bouton de rose. Rose épanouie,/.ose fanée. Rose qui s'effeuille. La saison desroses. Cueillir des roses. Une couronne deroses. Un chapeau de roses. Un bouquet deroses. Une guirlande de roses. Un berceau deroses. De la teinture de roses. De la conservéde roses. Essence de roses. Un sachet de roses.Couleur de rose. Couleur de rose sèche.
On v appelle Eau de rose, et plus conim«P e 'ment, Eau rose , L’eau qu’on tire des roses p afl’alambic ; et, Lit de roses , Une couche d flfeuilles de roses qu’on étend pour en tirer d el’essence.
On dit d’Une belle personne’ qui a le tciïRdélicat, blanc et vermeil, qu’iLKe a un teint de