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SABORD, s. m. Tenue de Marine.' Ouver-ture et embrasure faite & un vaisseau, et paroù le canon tire. Oum’r les sabords. Il y avoitdeux rangs de sabords. Sur un vaisseau à troisponts , il y a trois rangs de sabords.
SABOT, s. m. Chaussure de bois faite toutd’une pièce, et creusée en sorte qu’on y puissemettre le pied. Les paysans et les pauvres genss’en -servent au lieu de souliers. Sabot de boisd’aune, dehétre, denoyer , etc. Porter des sabots.
On dit-figurément, On Va vu venir à Paris avec des sabots, en .parlant d’Un homme qui,d’une origine obscure ou d’une extrême pau-vreté', est parvenu’^ uiïe fortune considérable.Il est du style familier.
On dit proverbialement d’Un. paysan richequ’/l Vf du foin dans ses sabots, qu’il a garnises sabots dans telle Ferme.
On dit populairement et fïgurtraent, cfUnefille dont la conduite a donné quelque atteinteà son honneur, qu’Elîe a cassé son sabot.
Cn appelle aussi Sabots, Ces orneiriens decuivre qui sont au bas des pieds d’un bureau,d’une commode, etc.
Sabot, se dit aussi De la corne du pied ducheval. Le sabot de ce cheval est'bon. Il fautgue ce cheval fasse sabot neuf.
Sabot, se dit aussi d’Un certain jouet d’en-fans, qui est de figure ronde, qui finit en pointepar le bas, et que l’on fait pirouetter avec unfouet, avec une lanière. Sabot de bois, de buis,de corne. Faire aller un sabot. Fouetter un sabot .
Ou dit, qu 'Un sabot dort, Quand à forced’avoir été fouetté, il tourne si vite sur unmeme point, qu’on diroit qu’il est immobile.Et on dit proverbialement et populairement,Dormir comme un sabot, pour dire, Dormirprofondément.
On dit aussi proverbialement et populaire-ment d Un enfant qu’on fouette souvent , qu’Owle fouette ç-on.\ne un sabot.
Sabot, est aussi Une espèce de coquille.
On appelle encore Sabot, Une demi-bai-gnoire , faite en forme de sabot.
SABOTER, v. n. Jouer au sabot, faire allerun sabot. Des enfans' gui sabotent dans unesalle.
SABOTIER, s. masc. Ouvrier qui fait dessabots.
Il se dit aussi quelquefois De ceux qui por-tent des sabots; et c’est dans ce sens qu’Unsoulèvement de paysans a été appelé, La ré-colte des Sabotiers. On dit encore, Une danse.de Sabotiers.
SABOULER. v. act. Tourmenter, tirailler,renverser, houspiller une personne de côté etd’autre plusieurs fois. S abouter quelqu'un.Comme vous le saboulez ! U est populaire.Saboulé, ée. participe.
SABRE, s. m. Cimeterre, espèce de coutelasrecourbé, et qui ne tranche que d’un côté. Unbeau sabre. Sabre de Damas. On lui donna ungrand coup de sabre.
On appelle aussi Sabre , Toute sorte d’épéeextrêmement large. U alla à lui le sabre haut.
On appelle, Cf>ups de plat de sabre , Des
SAC
coups appliqués avec le plat de la lame, paropposition à ceux qui sont donnés avec le tran-chant. Ces seconds seuls s’appellent, Coups desabre. Les premiers sont une punition militairenon infamante.
SABREJNA.S. s. masc. Artisan qui travaillem alproprement, grossièrement.
SABRENAUDER et SAJÏRENASSER. v. a.Travailler mal quelque ouvrage que ce soit. Ilest populaire.
Sabrexauiæ et Sabre-nasse, ée. participe-Comme cela e;t sabrcnau'dé !
SABRER, v. a. Donner des cours de sabre.On Vàvoit sabré. '
On dit' figurément et familièrement, Sabrerune affaire , pour dire, L’expédier un peu pré-cipitamment. On a sabré son affaire. ?l fautsabrer tous ces abus, toutes ces prétentions,/en débarrasser sur-le-champ.
SAC
SAC. s. in. Sorte de poche faite d’une espècede cuir, de toile, ou d’autre étoffe, que l’oncoud par le bas et par les'côtés, laissant seule-ment le haut ouvert pou- mettre dedans cequ’un veut. Grand sac. Petit sac. Un sac toutneuf. Un vieux sac. Un sac rapetassé. Un sactroué. Sac de toile, de treillis. Dans le fond dusac. À la gueule du sac. À l’entrée, à l’ouver-ture du sac. Vider/remplir un sac. Lier , délierun sac. Il gagne sa vie à louer des sacs sur lesports. Un sac à mettre de l’argent. Un sac depeau d’ours. Sac de papier gris à mettre desépiceries et des drogues. Sac de velours.
On dit, Sac « blé, sac à charbon , sac éavoine, sac à terre, pour dire, Sac h mettredu blé, du charbon, de l’avoine, de la terre;èt on dit, Sac de blé, de charbon, d'avoine, deplâtre , de farine, de 7ioix, de pommes, etc .pour dire, Sac plein de blé, de charbon, d’a-voine, de farine, de noix, de pommes, etcDans le même sens on dit, Un sac d'argent ,un sac de pistoles, un sac de sous, un sac demille francs. On dit pourtant également, Sucà poudre , pour dire, Un sac à mettre de lapoudre, et un sac plein de poudre.
Sac de blé , sac de farixe , se dit aussid’Une certaine mesure de blé, de farine. LesMunitionnaires doivent, fournir tant de sacs deblé, tant de sacs de farine.
On dit proverbialement et figurément, Tirerd’un sac deux moutures , pour dire, Prendredeux fois la récompense, le droit qu’il n’estpermis de prendre qu’une seule fois. C’est unemétaphore tirée des Meuniers, qui exigent sou-vent , pour la mouture d’un sac de blé, le doublede ce qui leur < st légitimement du.
On dit proverbialement, Autant pèche celuigui tient le sac gue celui gui met dedans, pourdire, que Le receleur n’est pas moins coupableque le voleur.
On dit proverbialement et figurément, Secouvrir d’un sac mouillé , pour dire, Apporterune méchante excuse, alléguer une mauvaisedéfense.
SAC
On dit d’Un scélérat, d’un filou, d’un mau-vais garnement, que C’e-t un homme de sac etde corde. Et on appelle figurément Un ivrogne,Sac à vin. Il est très-bas.
On dit d’Un homme pris sur le fait fourquelque infidélité, quelque vol, Il a été pi is In ‘main dans le sac.
On dit proverbialement, qu Tl ne sauroitsorlii‘ d'un sac gue ce gui y est, pour dire,qu’Un sot ne peut dire que des impcrtiner.cos,qu’un m'chant homme ne peut faire que deméchantes actions. Il est populaire.
On dit d Uu habit mal fait, mal taillé et troplarge, que, C’est un sac , qu’il ressemble à unsac, qu’on est dans cet habit comme dans unsac.
On appelle Sac de nuit, Un sac ou l’on met,en voyage, ses hardes de nuit; Sac d ouvrage,Un sac ou les femmes renferment l’ouvrage au-quel elles travaillent; et, lS«c d’Eg'ise, Le sacou elles mettent leurs livres de dévofioti et deprières pour aller à l’Église. La vanité avoit faitces sacs riches, et on avoit soin de les faire por-ter par des valets. Dévote à sac , qu’On voittoujours suivie d’un sac, en allant à l’Église.
On dit proverbialement, Trousser son sac tlses guilles, prendre son sac et ses guilles, pourdire, Prendre ses hardes et s’en aller. Il est dustyle familier.
En termes de Guerre, on appelle Sac « terre,•Un sac plein de terre, dont on se sert cn'faisantles tranchées, logeraens, batteries, etc. pourmettre 1rs soldats à couvert du feu des enne-mis. Chaque soldât portait un sac à terre. CMne put faire le logement de la contrescarpe»faute de sacs à terre.
On appelle Sac de procès, et absolumentSac, Un sac où l’on met les pièces d’un procès.Mettre le sac au Greffe. Porter le sac au Greffe,chez le Rapporteur. Retirer le sac du'Greffe .Charger un Avocat de son suc. L'Avocat a vu! e sac , il est prêt à plaider. LeRapporteur a vutous les sacs du procès. Ce contrat est la me il ~v lettre pièce de son sac. En ce sens on dit, Don-ner communication de son sac, pour dire, Com-muniquer les pièces du procès qui sont dans I e;ac.
On dit aussi figurément, en parlant d’Unhomme qui sollicite quelque grâce, qui entre-prend quelque affaire, q ix’Unc chose est h»meilleure pièce de son sac, pour dire, que C estla chose la plus avantageuse pour lui, celle quidoit le plus sûrement lui procurer le succèsqu’il désire; et on dit, qu’Un homme a perdula meilleure pièce de son sac, Lorsqu’il a peD lîun Projeteur dont le crédit lui étoit nécess lîirepour réussir. Ces deux phrases sont du st )familier.
On dit d’Un Juge qui aime à être Rappoileur en vue du profit qu’il en tire, q u ^ lll11l£le sac. Il est du sljle familier.
On dit proverbialement et figurément , t oile fond du sac , pour dire, Pénétrer dans cfiqu’une affaire a de pins secret, de plus caché.
On dit proverbialement, Juger sur VétifiUi*du sac , pour dire, Juger sur-le-champ ulî *