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Tome second. L - Z.
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54o SAN.

dès le ventre de sa mère. Les Itemr que Notre-Seigneur a sanctifiés par sa présence.

En parlant Des bons exemples qu’un Évê-que donne dans son Diocèse, on dit, qu *11sanctifie tous ses Diocésains par son exemple.pour dire j qu’Jl les met dans la voie du ^alutetde la sanctification.

Nous disons à Dieu dans l’Oraison. Domi-nicale, Votre Nom soit sanctifié, pour dire,.Que voire Nom soit loué , soit honoré di-gnement.

On (dit, Sanctifer le jour dû Dimanche.pour dire, Le célébrer suivant la Loi, suivantl’intention de l’Église. Oii dit dans le mêmesens, que Darts Vancienne Loi les Juifs sanctifiaient le Sabbat■ Sanctifié, ée. participe.

SANCTION, s. f. Acte solennel du Sôuverain, par lequel il donne à une chose un carac-tère d’autorité. Cette Loi n’a pas encore reçu lasimclion , attend encore la sanction. Il se ditpar extension, Du Public, de Dusage. Le Publicn’a pas donné sa sanction « cet établissement.Ce mot na pas reçu sa sanction de l'usage.

Il signifie aussi, Constitution , Ordonnancesur .les matières ecclésiastiques. Il ne se diiguère qu’avec le mot de Pragmatique . Ainsi enparlant de l’Ordonnance de Saint Louis sur ccsujet, on l’appelle La Pragmatique Sanctionde Saint Louis; et en parlant de celle qui a étéabolie par le Concordat entre Léon X et François I, on l'appelle absolument La Pragma-tique Sanction.

SANCTIONNER, y. a. Donner la sanction.Le Prince a saiiclionné la promesse faite parses représentons. Sanctionner un règlement.

Sanctionné , ée. participe.

SANCTUAIRE, s. m. On appcloit ainsi chezles Juifs, Le lieu le plus saint du Temple , oùreposoit l'Arche, et qu’on nommoit autrementLe Saint des Saints. Le Grand Prêti'e seulpouvoit entrer dans le Sanctuaire.

Parmi les Chrétiens, on appelle communé-ment Sanctuaire, L’endroit de l’Eglise où estJe Maître-Autel, et qui est ordinairement en-fermé d'une balustrade.

En parlant Du Conseil secret des Rois et desSouverains, on dit figurément, qui II ne fautpas vouloir pénétrer dans le Sanctuaire, pourdire, qu’il v faut pas vouloir pénétrer dans lessecrets des Princes.

On dit figurément, Peser au poids du sanc-tuaire , pour dire, Peser quelque chose exacte-ment et mûrement, et avec une extrême cir-conspection.

SANDAL . s. m. Bois des Indes, dont on sesert pour faire une couleur, une teinture, rou-geâtre, qui porte le même nom- Bois de son-dai. Couleur de sandal.

SANDALE. snLst. f. Espèce particulière dechaussure qui ne couvre qu’en partie le dessusdu pied, et dont se servent les Religieux quivont pieds nus.

SàNDALIER. s. m.^Celui qui fait les san-dales.

SANDARAQUE. s. f. Gonfmc qui coule du

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grand genévrier par les incisions que l’on y faiten été. On l’emploie dans la composition duvernis, e't pour frotter le papier, ce qui 1 em-pêche de boire l’encre.

U y en a qui donnent le nom de Sanda-raque à l’orpiment rouge.

SANG. s. m. Liqueur rouge qui coule dansles veines et dans’ les artères de l’animal. Sangartériel. Sang veineux. Sang bilieux, mélan-colique y etc. Sang aqueux. Sang brûle. Sangsubtil y grossier. Sang échauffé , pétillant. Sangextravasé. Sang caillé. Le sang coule , circuledans les veines. La circulation du sang. Lamasse du sang. Apoplexie de sang. Flux desang. Cette viande , cet aliment fait beaucoupde sang. Cette herbe purife le sang, épaissit lesang. Quand les vaisseaux sont trop pleins desang. Le bouillonnement du sang. Le sang ensortit, en jaillit avec impétuosité. On lui a tirétant d’onces de sang, tant de palettes de sang:Ce sang est beau, est mauvais, est gâté, estcorrompu, est trop épais , manque de sérosité.Son sang couloit, ruisselait de tous côtés. Ilest tout en sang. Il crache du sang , le sang. Ilrend le sang tout clair. On le trouva baignédans son sang , qui perdoit tout son sang, quinageoit dans son sang. Elle a eu une grandeperte de sang. Une poudj'e qui arrête le sang.Une grande effusion de sang. Ce fut uneqrandc bataille, il y eut bien du sang répandu.Des j'uisseaux de sang , La teire ctoit toutebaignée, toute trempée, tout abreuvée de sang.Le sang des Martyrs. L’Eglise abhorre le sang.Le sang de l’Agneau . Il a donné son sang pournous racheter. Le sang pr'éâieux de Notrc-Seigneur Jésus-Christ. Le corps et le sang deNotre-Seigneur Jésus-Christ dans le Mystèrede l’Eucharistie .

On dit, Se battre au premier sang , pourdire, Se battre jusqu a ce qu’il y ait quelqu’undes deux combattans de blessé.

On dit, Mettre un pays à feu e\ à sang,pour dire, Y commettre toutes sortes de cruau-tés. Et l’on dit figurément De gens irrités lesuns contre les autres, et qui cherchent à senuire par toute sorte de voies, qu’ils se font laguerre à feu et « sang.

On dit aussi figurément et familièrement DeJeux personnes, qu'Elles sont brouillées à feuet d sang , pour dire, qu'Elles ont l’une contrel’autre une violente animosité.

On dit, Mettre quelqu’un en' sang, tout ensang, pour, dire, Blesser quelqu’un en sortequ’il soit tout couvert de sang.

On dit figurément et familièrement, Suersatiq et eau, pour dire, Faire de grands efiorts,se donner beaucoup de peines, souffrir beau-coup. J'ai sué sang et eau pour venir à bout decette affaire. Je suois sung et eau de voir l’em-barras où il éloit. Ce Prédicateur qui avoittant de peine à parler, me faisoit suer, sanget eau.

On dit figurément d’Un homme cruel, qu’ilaime le sang, qu’il est altéré de sang, que c'estun homme de sang, qu’il se plaît dans le sang,pour dire, qu’il aime à répandre le sang; dXx j

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’ homme qui a fait un meurtre, qu’il a trempéses mains dans le sung; et d’Un tyran qui afait mourir beaucoup de monde, qu 'Il s’estbaigné dans le sang.

On dit, Épargner le sang, pour dire, Épar-gner la vie des hommes.

On dit, par affection pour quelque chose,ou pour quelque personne, qu’Ou donnerontde son sang, qu’on répandroit tout son sang,jusqu'il la dernière goutte de son sang , pour....On dit aussi familièrement, Il vouât oit qu’illui eût coûté une pinte de son sang. Et on dit, quelquefois, pour assurer la vérité d’une chose,qu’On la signeroit de son sang.

En parlant De ce qui arrive d’agréable, ondit figurément, que Cela rafvalchit le sang ,que cela calme le sang ; et De ce qui arrive defâcheux, que Cela fait faire de mauvais sang,du mauvais sang.

En parlant De quelqu’un qui a été obligéde se défaire de la meilleure partie de son bien,on dit figurément, qu’il lui eu a coûté le pluspur de son sang, qu’il a donne le plus pur deson sang. Et Ton dit en ce sens, en parlantd’Un homme qui fait des vexations,qui pille lepeuple, qu’il suce le sang du peuple, qu ils’engraisse du sang du peuple.

En parlant Des remèdes qui contribuent aubon état du tempérament, de la santé, on dit,qu’ils purifent le sang, quils rafraîchissent lesang , qu’ils calment le sang, qu’ils adoucissentle sang.

En ternies de l’Ecriture-Sainte, les mots deC/iair et 'de Sang se prennent pour La naturecorrompue; et c’est dans cette acception quedans l’Évangile Jésus-Christ dit à Saint Pierre,,Ce n’est point la chair et le sang qui vous l’ontrévélé. Dans la même acception on dit, Lesaffections de la chair et du sang, pour dire,Les sentimens naturels.

On appelle Baptême de Sang, Le martyresouffert sans avoir reçu 3e Baptême ; et c’estdans celle acception qu’on dit, que Le Baptêmede sang suffit pour acquérir la gloire éter-nelle.

En termes de Cuisine, on appelle Des pi-geons au sang , un lièvre au sang, Des pi-geons ou un lièvre qu’on a fait cuire dans leursang.

Sang, signifie aussi, Race, extraction. Etrede noble sang , dhm sang vil , d’un sang abject.Être d’un sang illustre, de sang royal. Le sangde France . Ils sont tous deux de meme sang.Il se dit quelquefois, dans un sens moinsétendu, Des enfans par rapport J leur père.C’est votre fis, cest voire smg.

On se sert quelquefois du mot Sang, ailsens de Race, de famille. Le sang des Bcur~bons, des Monlmot cncis, etc .

On appelle en France , Princes du SaugiLes Princes qui sont de la Maison Royale.

On appelle Droit du sa’»g, Le droit nue I*naissance donne. Henri IV parvint à la Cou-ronne pur le droit du sang.

On appelle Lu force du sang, Les sentimenssecrets qu'on prétend que ia nature doim*