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Tome second. L - Z.
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55(J S E O

Du lieu où on étend les toiles, et de la macliineoù on les suspend pour les faire sécher.

SECOND, ONDE. adj. num. ord. Deuxième,qui est immédiatement après le premier. (Danste mol et dans ses dérives, le C se prou, commenu G, surtout dans la conversation. ) J l n'estpris le premier, il n’est ijue le setond. Le secondlivre. Le second Président. Le second Capi-taine. Lu seconde place. Une seconde fois. Enpremier lieu , en second lieu. Premières noces,secondes noces. Premier appareil, second ap-pareil. Le second service d’un repas. U ne femmequi est accouchée de son second enfant. Tousles seconds jours du mois.

On appelle en Chimie, Eaii seconde, Uneeau-forte affoiblie.

On dit, Second ordre; cela n’est que dusecond ordre, par opposition à ce qui excelle.Voyez .Oudïœ.

Sans seconde. Façon de parler, qui n’étoitguère d’usage qu’en Poésie, pour dire , Sanspareille, sans égale. Une beauté sans seconde.Sa valeur est sans seconde. On disoit aussi poéliquement, À nulle autre seconde, pour, Qujti nt le premier rang. Mais ces phrases ontvieilli.

On appelle au théâtre, Seconds râles, Ceuxqui sont subordonnés aux rôles principaux. CetActeur ne joue que les seconds rôles.

Second , est aussi substantif, et il se dit endiverses occasions.

On appelle Second , dans une partie dePaume, Celai qui tient le second lieu d’uncôté. C'est un second. Il ne prime pas bien,mais il est bon second. Jouer en second.

On appelle aussi Second, dans un jeu dePaume, L’ouverture de la galerie qui est entrele dernier et la porte. La chasse est au second.

En parlant De logement, on appelle Unsecond substantivement, Le second étage. Iloccupe le second.

il se disoit aussi De celui qui en sfrvoit unautre dans un duel. Il servait de second. Ccluiqu’il avait pris pour second, pour son second.Les seconds de côté et d’autre se sont tués. Ilètoit son second.

On dit, qu’Un Notaire signe en second,pour dire, qu’il signe avec celui qui a reçu,qui a dressé l’acte.

Second, se dit encore d’Un homme qui soitsous un autre. Il ne tietit pas la première place ,il n’est qu’en second. Il n’est pas bon pour te-nir la première place dans les affaires , il n’estbon qu’en second.

On appelle Capitaine en second, Le Capi-taine qui doit commander au défaut du Capi-taine en pied. On dit dans le meme sens, Co-lonel en second % Lieutenant en second , En-seigne en second.

il sé dit figurément De ceux qui aidentquelqu’un dans une aiVaire, dans un emploi.Vous pourrez bien réussir dans celle entre-prise, vous avez un bon second.

SECONDAIRE. ^ S* Accessoire,qui nn vient qu’en second. Motifs secondaires.Preuves secondaires. Raisons secondaire*.

SEC

On appelle Planètes secondaires, Les pîn-nètes qui tournent autour d’une autre planète.La lune est une planète secondaire. Les satel-lites de Jupiter sont des planètes secondai] es.

SECONDAIRE, s. m. En quelques Églises,Un vicaire.

SECONDE, s. fém. se dit De la classe d’unCollege, et c’est celle qui précède la Rhéto-rique. Un écoliei * qui est en seconde. Le RégentJe seconde. Régenter la seconde. Monter detroisième en seconde.

Seconde, sc dit aussi De la soixantièmepartie d’une minute d’heure ou de degré. Pen-dule à secondes. Tant d’heures , tant de mi-nutes, tant de secondes. Leurs calculs sont con-formes à une seconde près. Celte planète estélevée sur l’horizon de tant de degrés, tant deminutes et tant de secondes.

On appelle en Musique, Intervalle de se-conde, L’intervalle d’un ton ou de deux demi-tons. L’intervalle d’ut èi ré, celui de ré « mi,sont des intervalles de seconde.

SECONDEMENT, adv. En second lieu. Je

vous dirai premièrement que .. secondement

que...:

SECONDER, v. a. Aider, favoriser, servirquelqu'un dans un travail, dans une affaire.Seconder les vœux, les désirs, les bonnes inten-tions de quelqu’un. Si vous entreprenez cela,je vous seconderai. Il a été bien secondé. Il afait de grands efforts, mais on ne l’a pas se-condé.

Seconder , dans une acception moins éten-due, signifie , Tenir lieu de second dans unepartie de Paume. Prenez cet homme-là pour-second, il vous secondera bien. Il se dit aussiabsolument. Il n’est pas bon pour primer, mai:,il seconde bien.

Secondé , ée. participe.

SECOUEMENT. Voyez Secoûment.

SECOUER, v. act. Remuer quelque chosefortement, en sorte que toutes les parties ensoient ébranlées. Secouer un arbre pour en fairetomber les fruits. Secouez cette branche. Cecheval a un trot qui secoue bien son homme. Jene veux point me servir de ces porteurs-U, ilssecouent trop. Secouer la tête en se moquant dequelqu’un. Secouer un manteau, un lapis, unerobe pour en ôter la poussière.

On dit, à peu près dans la même acception.Secouer la poussière de dessus un habit. Etdans PEcriture-Sainte, Jésus-Chrtst ordonneô ses Apôtres, De secouer la poussière de leurspieds contre ceux qui ne les voudront pas rece-voir.

On dit proverbialement et figurément, Secouer les oreilles, pour dire, Ne pas tenu'compte de quelque chose, s’en moquer. Quandon lui représente soit devoir , il secoue lesoreilles.

On le dit aussi d’Un homme en place quine veut point accorder quelque chose qu’on lui !demande, À cette proposition ilsecoita l’oreille ,les oreilles.

On dit aussi d’Un homme a qui il arrive unaccident fâcheux, qui reçoit quelque injure.

SEC

quelque affront, et qui témoigne n’y être passensible, qu’71 ne fait qu’en secouer les oreilles.

On dit figurément, qu’l/nc maladie a.biensecoué son homme, pour dire, qu’Elle l’a bientourmenté. La fièvre ne l’a guère tenu, maiselle Va bien secoué. Il est du style familier.

On dit proverbialement, d’Unc petite peinequ’on oublie bientôt, 71 n'y a qu’à secouer unpeu l'oreille, et cela est passé.

Se secouer. Se remuer fortement pour fairetomber quelque chose qui incommode. Leschiens se secouent quand ils sont mouillés. I noiseau se secoue. Les chevaux se secouent pourse défaire des mouches .

On dît à Un homme à qui l'exercice, lemouvement est nécessaire, Il faut se secouer.

Secouer , signifie aussi, Se défaire de quel-que chose par un mouvement violent : c’estdans ce sens qu’on dit, qu’Un taureau a secouéle joug. Et on dit figurément, Secouer le joug,pour dire, S’affranchir de la domination, semettre en liberté. Secouer le joug de la tyran-nie. Quand les Romains secouèrent le joug desTarquins. Ce jeune homme ne-veuf plus souf-frir de tuteur , il veut secouer le joug.

On dit aussi figurément, Secouer le jougdes passions, pour dire, S'affranchir de la ty-rannie des passions, dompter ses passions. Ondit dans le même sens, «Secouer les préjugés.

Secoué, ée. participe.

SECOÛMENT. s. m. Action de secouer. Ilrépondit par un secouaient de tête. Il est peuusité.

SECOURABLE. adj. des 2 genres. Qui aimeà secourir les autres, il les soulager dans leursbesoins. C’est un homme fort secoinable. Il ettsecourable aux pauvres. Être secourable à toutle monde. Mon Dieu ! soyez-moi secourable.Tendre une main secourable.

Secourable, sc dit aussi passivement d’UncPlace qui peut être secourue ; et en ce sens ilse dit plus ordinairement avec la négative. CettePlace est si bien assiéqée, queUe n'est plus sc-courable. Elle n’est secourable que par mer.

SECOURIR, v. act. ( Il se conjugue commeCourir. ) Aider, assister, donner aide, prêterassistance à qui en a besoin. «Secourir puissam-ment, foiblement, promptement, nu besoindans la nécessité. Secowir les pauvres,scs amis ,scs alliés, etc. Secourir ses amis de sa bourse.Venez me secourir. Il va périr, il va succom-ber, si vous ne le secourez. Il a été bien secourudans sa maladie, secouru bien à propos. «Se-courir une place qui est pressée par les ennemi?-Secourir un Etat, un Prince, le secourir d’h on 1 "mes, d’argent, de munitions, de vaisseaux •Celle Place ne se t peut secourir que par m er -On l’a secourue par un tel endroit, par un Mmoyen.

•Secouru, ue. participe.

SECOURS, s. m. Aide, assistance dans h*besoin. Grand secours . Secours considérable-Foible secours. Puissant secours. Prompt se-cow's. Secom's lent , tardif. Secours nécessaire-«Secours divin. Secours humain. Secours dmgenl , d’hommes, de vivres. Aller au secouis.