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On dît familièrement, Avoir le cul sur laselle, pour dire, Être à cheval. C’est un Capi-taine fort actif j il a toujours le cul sur la selle.C'est le plus beau cavalier du monde , le cul surla selle.
On appelle «Selle à tous chevitux , Une sellefaîte de telle sorte qu’on la peut faire servir atoutes sortes de chevaux quand on court laposte. Et figurément et familièrement qh ap-pelle ainsi Une citation, une maxime, un lieucommun qu’une personne fait entrer en toutessortes de discours. Il n'a fait aucun discoursoù il n'ait employé ce lieu commun , c’est uneselle à tous chevaux. Il se dit aussi Ü’Un élogevague qui ne caractérise point celui 'dont onparle, d un remède qu’on applique à toutessortes de maladies, etc.
On dit, Courir la poste à toutes selles .pourdire, Courir la poste sans avoir une selle àsoi, mais en se servant indifféremment desselles que la poste fournit.
On appelle chez les Maîtres de poste, Lapremière selle, Le meilleur bidet de l’écurie.
Courir une ou deux selles , Courir une oudeux postes.
Selle , signifie aussi, L’évacuation qu'on faiten une fois quand on va à la garde-robe. Cemédicament lui a fait faire deux ou trois selles.Garder les selles d’un malade pour les faire voirau Médecin.
On dit aussi, Aller « la selle , pour dire,Aller à la garde-robe. Cette médecine l’a faitaller deux ou trois fois à la selle.
Selle, en Métallurgie, est le nom qu’ondonne à une espèce do matière ou de scorie quise forme au-dessus de la mine à mesure qu’elleentre en fusion, et qui prend la figure d’uneselle de cheval.
SELLER, v. a. Mettre et accommoder uneselle sur un cheval, sur une mule, etc. Vite,sellez mon cheval. Il fit promptement sellei' se.-;chevaux.
Se seller , en termes d’Àgriculturc, Se ser-rer, se tasser, s’endurcir. Ce terrain commenceà se seller.
Sellé, ée. participe. Sellé et bridé.
SELLERIE, s. f. Lieu où l’on serre les selleset les haruois des chevaux. La sellerie de Ver-sailles .
SELLETTE, s. fcm. Petit siège de bois forthas, sur lequel on oblige un accusé de s’asseoirquand on l’interroge pour le juger, et que lesconclusions du ministère public sont pour lapeine atïlictivc. Il fut bien effrayé quand il scvit sur la sellette. .Répondre sur la sellette.Mettre un accusé sur la sellette; le tenir long-temps sur la sellette .
On dit figurément et familièrement d’Unhomme à qui on a fait plusieurs‘questions pourl'obliger à déclarer quelque.chose qu’il vouloittenir secret,qu’Ou Va tenu trcs-long-tempssurla sellette.
Sellette. La partie de la charrue sur la-quelle pose le bout de la haie. Morceau detanche qui forme le fond des crochets du cro-c heteur. Morceau de planche soutenu par quatreTome II»
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bâtons, sur lequel le gagne-petit pose son seau.Sorte de boîte où le décrottcur met ses brosseset sa cire-, etc.
SELLIER, s. m. Ouvrier qui fait des selles,des carrosses, etc. Maître Sellier. Sellier-Car-rossier. •
SELON, prép. Suivant, eu égard à, confor-mément à, h-proportion de. Selon mon senti-ment. Selon ma pensée. Chacun sera récompenséselon ses œuvres. Cela n’est pas selon la raison.Cela n’est pas selon Dieu, selon l'Evangile ,selon la charité. On Va traité selon son mérite.Se gouveniev selon le temps et la saison. Selonles occurrences.Dépenser selon ses moyens, selonses forces, selon sa bourse. Agir selon sa con-science , selon ses caprices. Il sera paye selonqu’il travaillera. J'en userai avec ht i selon qu'ilen usera avec moi. Nous agirons selon ce qu'ildira.
On dît dans le discours ordinaire, Selon moi -pour dire, Selon ce que je pense, Selon monsentiment. On dit de même, Selon vous. Seloncet Auteur.
On dit, L’Evangile selon Saint Matthieu ,l’Evangile selon Saint Jean, etc. pour dire,l’Évangile écrit par Saint Matthieu, l’Evangile écrit par Saint Jean, etc.j Selon, dans le style de la conversation, semet quelquefois absolument sans régime, pourdire, Selon les occurrences, selon les différentesdispositions des choses , des personnes , etc. Etalors il ne s’emploie guère que pour marquerquelque doute, quelque incertitude, et par uneespèce de réponse qu’on fait à quelqu’un. Réus-sira-t-il dans cette entreprise? Pensez-vousqu’il gagne son procès? selon, c’est selon.
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SEMÀILLE. subst. f. Action de semer lesgrains. Ce mot ne s’emploie guère qu’au pluriel.Nous avons fait nos semailles. On est occupéprésentement aux semailles.
U signifie quelquefois Les grains seme's. Lesgrandes pluies ont gâté toutes les semailles. Lesoiseaux ont mangé les semailles.
Il signifie aussi La saison, le temps durantlequel on ensemence les terres. Les semaillesont été belles , ont été bonnes cette année. Pen-dant les semailles.
SEMAINE, s. f. Suite de sept jours, à com-mencer par le Dimanche jusqu’au Samedi in-clusivement. Une semaine entière. On y tra .vaillera la semaine prochaine. L'année estcomposée de cinquante-deux semaines et un oudeux jours. Au bout de la semaine. La semainede la Passion. La semaine sainte. L’Office dela semaine sainte. La semaine de Pâques .
Semaine sainte , se dit aussi d’Un Livre quicontient l’Office qu’on dit dans l’Église pendantla semaine sainte, la quinzaine de Pâques . Im-primer une Semaine sainte.
On dit dans les Chapitres, Etre de semaine,être en semaine, pour dire,. Être chargé d’offi-rier pendant la semaine. On dit aussi la mêmechose dans la plupart des Communautés reli-gieuses , en parlant de quelques autres fonc-
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lions. Il est de semaine pour servir au réfec-toire. Il entre en semaine. Il est sorti de se-maine. Il se dit aussi De plusieurs autres fonc-tions qui se font par semaine. Ceîfc Dame duPalais est allée à la Cour faire sa semaine.
On dit, Prêter à la petite semaine , pourdire, Tirer un intérêt exorbitant d’une petitesomme remboursable ù un terme très-court.
On dit proverbialement et populairement;,La semaine destrois Jeudis , pour dire, Jamais.Il le paiera la semaine des trois Jeudis.
Semaine , se prend aussi pour Une suite desept jours que l’on commence à compter parquelque jour que ce soit. J’aiété à la campagneune semaine entière. n y aura Jeudi trois se-maines qu'il est malade. Il arrivcj'a d’aujour-d’hui entrois semaines.
Semaine , se dit quelquefois Du travail quedes ouvriers font pendant une semaine. Ce quevous voulez faire est la semaine de quatrehommes.
Il se dit aussi Du payement que les ouvriersreçoivent du travail de leur semaine. Cet ou-vrier recevra demain sa semaine. Il a mangé sasemaine en un jour.
On appelle aussi Semaine , La petite sommeque l’on donne à un enfant pour ses menusplaisirs de la semaine.
SEMAINIER , 1ÈRE. subst. Celui, celle'quiest de semaine pour officier dans un Chapitré,ou dans une Communauté Religieuse .
Semainier, se dit aussi substantivement,pe ur signifier Un pâte très-garni qui peut ser-vir toute la semaine. Un gros, un large semai-nier. Il est familier.
SEMBLABLE, adj. des 2 genres. Pareil, quiressemble, qui est de même nature, de mêmequalité. Ces deux choses sont semblables, fout-à-fait semblables. Il me fit tels et tels discours,et autres semblables. Ma cause est bonne, j'aiplusieurs Arrêts en cas semblables. Il y a peu decas entièrement semblables. Il ne s’est jamaisrien vu de semblable. Semblable à un torrent,il entraîne.. ... Ce tour n’est que du style sou-tenu.
Il est aussi substantif, et il se joint toujoursavec le pronom possessif. C’esf un homme quin’a pas son semblable. L’humanité nous obligeà avoir pitié de notre semblable, de nos sem-blables.
On appelle Triangles semblables , Ceux quiont leurs angles égaux, chacun h chacun ; etFigures semblables , Celles qui ont leurs an-gles égaux, chacun à chacun, et dans lesquellesoutre cela les cotés qui forment ces angles sontproportionnels.
SEMBLABLEMENT, adverbe. Pareillement.aussi. Vous êtes de cet avis , et moi sembla-blement.
SEMBLANT, s. m. Apparence. Beau sem-blant. Faux semblant. Il m'a trahi sous unsemblant d'amitié, sous un faux semblant d’a-mitié. Cet homme là n’a pas un véritable, cou-rage, il n’en a que le semblant. S’il ne m aimepas, du moins il en fait le semblant, tous lessemblans.
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