OJO S E R
* 01*3 'vous ferez quelque ennemi sérieux. Le jeudevient sérieux, cela ne tardera pas à s échauf-fer et à tourner en dispute.
Il se prend encore peur Sincère, vrai. Ceque je -vous dis là est sérieux. Les protestationsu'amitié qu’il vous fait sont sérieuses.
On dit eu termes de Pratique, qu’Un coïi-iratj qjiun traité est sérieux, pour dire, qu’Hn’est pas simulé. On dit de même d’Une dette,qu\El/e est sérieuse , pour dire, gu’Eile n’estpoint feinte, qu’elle n’est point simulée; et,qu’Une mte/veufion est sérieuse, pour, qu’EIien’est point mendiée.
Sérieux, est aussi substantif, et signifie,Gravité dans l’air, dans les manières. Il affectaurt grand sérieux. Prendre son sérieux. Il a unsérieux qui glace. Il est tombé tout d'un coupdans le sérieux. Il y a un certain sérieux con-venable qu’il faut toujours garder dans lesaffaires.
On dit d’Un Acteur, d’un Comédien, qu’l!n’est bon gue pour le sérieux , qu’il n'est pasbon pour le sérieux, qu’il joue bien dans le séyvieux , pour dire, Dans les rôles sérieux.
On dit, Prendre une chose dans le sérieux ,pour dire, La prendre pour vraie, quoiqu’ellen’ait été dite que par plaisanterie et par jeu;et, Prendre une chose au seVieux, pour dire,Se formaliser d’une chose qui a été dite en ba-dinant , et sans aucun dessein d’ofïènscr.
SERIN, INE. s. Petit oiseau dont le chantest fort agréable, et auquel on apprend à sifofier, à chanter des airs. Nerm de Canarie.SerinCommun, Serin jaune. Serin bhme. Serin pa-naché. La senne ne chante pas.
SERINETTE, s. f. Instrument enfermé dansune boîte, duquel on joue par le moyen d’unemanivelle, et dont le premier usage ctoit d’ins-truire des serins.
SEIliNGAT. s. m. Arbrisseau qui porte desfieurs blanches; elles viennent au printemps,et Rôdeur en est très-forte.
SERINGUE, s. f. Petite pompe qui sert àattirer et à repousser l*air ou les liqueurs. Se-ringue d'étain. Seringue de fer-blanc. Seringued’argent. Seringue à clystère, à lavement, à in-jection. Seringue à ballon. Seringue ànetîoyei'dea plaies. Grande seringue. Petite seringue.Le canon d’une seringue. Le piston , le bâtond'une seringue.
SERIN GCER. v. a. Pousser une liqueur avecune seringue. Seritiquer de Veau-de-vie, deVes-prit-de-vin. Seringucr de beau sur quelquechose. Seringuer de l’eau à quelqu'un.
On dit, Seiûnguer une plaie , pour dire, Je-ter avec une seringue quelque liqueur dans uneplaie pour la nettoyer.
Seringue , ée. participe.
SERMENT, s. m. Affirmation d’une choseen prenant à témoin Dieu , ou ce que l’on re-garde comme saint, comme divin. Serment so-lennel. Serment en Justice. Faux serment. Ser-ment captieux. Faire serment sur des reliques ,sur les ÊvangAes, etc. Affirmer par serment,avec serment Prêter serment. La prestation deserment. Avoir serment en Justice . Je m enrap-
SER
porte à son serment. Il en sera cru à son ser-ment. Vous m'avez déféré le serment , je vousle réfère. Je demande son serment. Je vousprends à foi et à serment. Rompre , violer Lserment, son serment. Se purger par serment.Prêtev serment de fidélité pour une Charge,pour un Évêché. Prêter serment entre les mainsdu Roi, entre les mains du Chancelier. Faiteenregistrer le serment de fidélité.
On dit proverbialement, Serment de joueur ,serment d’amant, pour, Des sermens sur Les-quels il ne faut pas compter.
U se prend aussi pour Jurement. Il fait dessermens exécrables pour la moindre chose. Ila fait un serment horrible.
Serment, signifie aussi, Promesse solennellede remplir tel engagement, et d’encourir lespeines qu’entraîne son infraction. Tout homme« qui des fonctions publiques sont confiées , doitpi'êtcr, avant de les exercer, serment de le•>remplir avec fidélité.
SERMENTÉ, ÉE. participe. Quia prêté leserment requis pour l’exercice d’une Charge,d’une Place, etc. Le verbe segmenter n’est pointen usage.
SERMENTAIRE. s. f. Voyez Livèche .
SERMON, s. m. Prédication, Discours chré-tien, qui ordinairement se prononce en chaire,dans une Église, pour instruire et pour exhor-ter le peuple. Beau sermon. Sermon pathétique,instructif , édifiant. Les Sermons du Carême ,de VAvent , de l'Octave du Saint Sacrement. Ily a Sermon tous les Dimanches dans cetteÉglise. Faire un Sermon. Composer un Ser-mon. Aller au Sermon. Prêcher un Sermon.Débiter, prononcer un Nermon. Voilà le Ser-mon qui sonne , qui tinte. Le Sermon com-mence, finit. Aller à la Messe et au Sermon .Imprimer des Sermons. Dormir au Sermon.Les Sermons de Bourduloue , de Massillon.
Il se dit quelquefois, dans le style familier,d’Une remontrance ennuyeuse et importune. Ilm'est venu faire un sermon, un grand sermon.Il fait des sermons à tout le monde.
SERMONNÂIRE. s. m. Recueil de Sermons.5e9'inonnaire pour VAvent, pour le Carême ,pour toute Vannée. Il vieillit dans ce sens ; eton appelle communément Sermonnâmes, LesPrédicateurs dont on a des recueils de Sermons.Il y a dans sa bibliothèque beaucoup de Ser-monnaîres.
On fait quelquefois Sermonnaire adjectif;et il signifie, Qui convient au Sermon . Cetteéloquence n’est pas dans le genre sermon-naire.
SERMONNER.-v. a. Il n’est guère d’usageque dans la conversation familière, pour dire,Faire des remontrances ennuyeuses et horsde propos. Il vient nous sermonner à touteheure. C'est un homme qui ne fait que ser-monner.
Sermonné , ée. participe,
SERMONNEUR, subst. nïasc. Il n’est guèred’usage que dans hi conversation familière, enparlant d’Un homme qui fait des remontranceshors de propos. C'est un sermonneur, un sei'-
SER
monneicr eternel. Il sc prend toujours en mau-vaise part.
SÉROSITÉ, s. f. Partie aqueuse du sang etdes autres humeurs , qui s \ n sépare lors-qu’elles son f sonies du corps. Un sang plein desérosités.
SERPE, subst. f. Instrument de fer, h rge et: plat, qui <sl recourbé vers la pointe, emman-ché de bois, et dont on se sert pour couper dubois, pour émonder des arbres, pour les tail-ler, etc. Une serpe bien emmanchée. Ëtéter,élaguer des arbres avec une serpe.
On dit proverbialement d’Un ouvrage de lamain, grossièrement fait, qu’/i est fait à hserpe, qu’on en feroit autant avec une serpe.Voilà des oUyrages de menuiserie faits « laserpe.
On dit figurément d’Un ouvrage d’esprit,mal fait, mal tourné, qu'il est fait à la serpe;et d’Un homme mal fait, malbîti. qu71 semblaqu'il ait été fait avec une serpe.
SERPENT, subst. m. Genre de Reptile , quicomprend le serpent proprement dit, la vipère,la couleuvre, l’aspic, etc. Gros serpent. Lape.iu d’un sei'pent. La dépouille d'un serpent.Serpent à sonnettes. La morsure d'un serpent.Le venin du serpent. Les siffemens d’un ser-pent. Marcher sur un serpent. Écraser un ser-pent. Notre-Seigneur a dit : Soyez prudenscomme les serpens , et simples comme les co-lombes.
On dit proverbialement d’Une personne mé-disante, que C’est un vrai serpent , une languide serpent.
On dit proverbialement et figurément, C’estun serpent que j’ai réchauffé dans mon sein ,pour dire, C’est un ingrat qui s’est servi dubien que je lui ai fait pour me faire du mal.
En parlant Des choses qui sont dangereuses,mais dont le danger est cache sous une belleapparence, on dit figurément, Le serpent estcaché sous les fleurs.
On appelle Œil de serpent , De petite*pierres dont on fait des bagues, et qui ressem-blent â un œil de serpent.
■ On appelle Serpent, Un instrument h vent,dont on se sert dans les chœurs de musiqued’Fgîise pour soutenir les voix, et qui est fait 1»peu près en forme d’un gros serpent. On ap-pelle aussi Serpent , Celui qui joue de cet ins-trument. Il y a dans cette Eglise un excellentSerpent.
SERPENTAIRE, s. f. Plante qui naît dansles haies à l’ombre, surtout dans les Payschauds. Ses feuilles sont vulnéraires. Sa racine?séchée h l’ombre et mise en poudre, s'emploieen Médecine.
SERPENTAIRE, subst. m. Constellation d£l’hémisphère boréal.
SERPENTEAU, s. m. Le petit d’un serpent.Une couvée de serpenteaux.
En parlant De feux d’artifice, on appel!*Serpenteaux, Les petites fusées renfermées dan>une grosse, dont elles sortent avec un mauvement tortueux comme celui d’un serpent. U y ^des fusées ù serpenteaux et ces fusees a ttoiles*