SIF
Il signifie aussi Résider d’habitude. Allezdans telle maison, c'est là qu’il-siège tous lesaprès-midi. Il est familier. Ce n’est pas là quesiège le mal , Ce n’est pas là qu il est établi. Cen’est pas là le*$iêge de la question. Expressionfigurée et familière qui équivaut à celle-ci, : Cen'est pas là que gît la question, la difficulté, enquoi elle consiste.
SIEN, IENNE. adject. possessif et relatif.Quand vous aurez dit votre avis , il dira lesien. Ce n’est pas mon avantage, c’est le sien.Mes intérêts et les siens sont les mêmes. Ce sontvos affaires comme les siennes. Quand on voitle feu dans la maison de ses voisins, on peutcraind/’e pour la sienne. Quiconque se chargedes affaires d'autrui, est souvent obligé de né-gliger Us siennes. Il croyoit ne ü'availler quepour son profit , mais chacun y trouvera lesien.
Sien, est quelquefois substantif, et signifie,Son bien. Il rte demande que le sien.
On dit proverbialement, Chacun le sienn’est pas trop.
Siens , au pluriel, se prend? substantivementpour, Les pareils, les héritiers, les descendans,les domestiques, les soldats de quelqu’un, eteü général pour tous ceux qui appartiennent àquelqu’un, en quelque manière que ee puisseêtre. C’est un bon parent, il a soin des siens.ila stipulé pour lui et pour les siens. Ce généra■fut abandonné par les siens.
On dit dans le langage de fEcriture, queDieu connoît les siens , que Dieu protégé le :Siens , eprouv?. les siens , pour dire, Ceux qui seconsacrent, qui se dévouent à lui.
On dit familièrement, Faire des siennes ,pour dire, Faire des folies, des fredaines, destours, soit de jeunesse, soit de friponnerie.
SIESTE, s. f. Mot emprunte de l’EspagnolRepos que l’on prend après le dîner, pendant lachaleur du jour. Faire la sieste. Ma sieste a étéinterrompue. Vous avez fait une longue sieste.
SIEUR, s. m. (Il n’est que d'une syllabe.)Espèce do litre d’honneur, dont l’usage ordi-naire est renfermé dar.s les Plaidoyers, dans lesActes publics, et autres écritures de la mêmesorte. Je plaide pour le sieur Marquis de....pour les sieurs Je..-
C’est aussi un titre qui se donne dans leslettres missives et autres écritures particu-lières , par un supérieur à un inferieur. Vousdirez au sieur tel qu'il fasse....
C’est aussi un terme qui marque Seigneurie.Un tel , sieur d’un lel lieu .
SIF,
"SIFFLANT, ÀNTE. adj. Qui siffle, qui fait,qui produit un sifflement. Il ne se dit guèrequ’au féminin et en Grammaire, en parlant dequelques consonnes. J, CH., S, Z, sont desconsonnes sifflantes,
SIFFLEMENT, s. m. Le bruit qu’ OH f a h ensifflant. Le sifflement et un cocher. Les siffle-mens d’un laquais. Les sifflemens d’un per-roquet. .
Il se dit aussi Du bruit que quelques ani-Tome II.
SIF
maux font en sifflant. Le sifflement des serpens.Le sifflement des oies.
Il se dit de même Du bruit aigu que fait levent, une flèche, une balle de mousquet, unepierre poussée avec force. Le sifflement duvent , d’une flèche , etc. Le sifflement d’uneballe.
On le dit encore d’Un certain bruit quel’homme et quelques animaux malades du pou-mon font en respirant. Quand il dort , sa res-piration est accompagnée d’un sifflement quimarque que sa poitrine souffle .
SIFFLER, v. n. Former un son aigu, soiten serrant les lèvres en rond, et en poussantson haleine, soit de quelque autre manière. Ilsiffle bien fort. Il siffle bien. Je l'ai entendusiffler. Sifflet' pour avertir quelqu'un, pour ap-peler quelqu’un.
On dit De certains peuples, qu 'Ils sifflenten parlant, pour, qu’ils font entendre beau-coup de lettres sifflantes dans leur pronon-ciation.
On dit figurément, Il n’a qu’à siffler , pourdire, Il n’a qu’à faire connoître sa volonté pourêtre obéi. U est du style familier.
Siffler , se dit aussi Du son aigu que for-ment quelques animaux, comme les serpens.les cygnes, les oies, etc. quand ils sont en co-lère. On entendoit siffler les serpens.
Il se dit encore Du bruit aigu que fait levent, une flèche, une balle de mousquet, unepierre poussée avec force, etc. Ecoutez le ventcomme il siffle. Il entendoit tes balles de mous-quet qui lui sifflaient aux oreilles.
On le dit Du bruit que font naturellementceux qui n’ont pas la respiration libre. On l’en-tend siffler quand .il dort, sa poitrine siffle.
Siffler, est aussi actif, et signifie, Chanterun air en sifflant. Il siffle toutes sortes d'airs.•Strier une gavotte. Ce merle , ce serin siffletous les airs qu’on lui apprend.
On dit, Siffler un oiseau , pour dire^ Sifflerprès de lui pour lui apprendre à sifflerdes airs,des chansons. Qui est-ce qui a sifflé votre li-notte, votre sei in?
On dit proverbialement et populairement,Siffler la linotte , pour dire, Boire plus que deraison, faire la débauche.
On dit figurément et familièrement, Sifflerquelqu’un y pofrr dire, L’instruire de ce qu’ilaura à dire ou à faire en certaines occasions.On Va bien sifflé, il ne manquera pas à lin-terrogatoire. Il répondit à meiveiîlc, on l'avoit :bien sifflé.
Siffler, se dit encore à l’actif pour, Dé&r-approuver avec dérision. On a sifflé sa pièce.Cette Comédie a été sifjlée. Si vous faites cetteproposition, on vous sifflera. Cet Acteur a étésifflé .
Stfflé , ée. participe.
SIFFLET, s. m. Petit instrument avec le-quel on siffle. Sifflet de bois, d'argent , deverre, etc. Porter un sifflet dans sa poche. Sif-flet de Chaudronnier. Sifflet de Berger. Siffletde Comité.
On dit figurément De plusieurs corps de
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troupes, de plusieurs personnes qui sont éloi-gnées les unes des autres, mais qui se peuventrassembler facilement et en peu de temps,qu’On les rassemblerait d'un coup de sifflet.
On dit figurément, Sifflet , pour, Improba-tion, censure accompagnée de mépris. Ceffepièce a essuyé les sifflets. Gare le sifflet. S'ex-poser aux sifflets. Risquer le sifflet.
On dit proverbialement d’Un homme, S'iln’a point d'autre sifflet , ses chiens sont perdus ,pour dire, que S’il n’a point d’autre moyen quecelui qu’il dit avoir pour faire réussir une af-faire, U y perdra sa peine.
Sifflet, signifie aussi, La trachée artère,ou le conduit par lequel on respire, On lui acoupé le sifflet • et ce u’est qu'eu ccttc phrasequ’il est d’usage. Il est du style familier.
On dit au^si figurément et familièrement,Couper le sifflet à quelqu’un s pour dire, Lerendre muet , le mettre hors d’état de ré-pondre.
SIFFLEUR , EUSE. s. Celui, celle qui siffle.Voilà un siffleur importun.
S I G
SIGILLÉ, ÉE. adj. 11 vient du Latia, etn’est d’usage qu’en cette phrase, Terre sigillée ,qui se dit d’Une sorte de terre glaise qui vientdes îles de l’Archipel, et qui ordinairement estmarquée d’un sceau.
SIGMOÏDE, adj. des 2 genres. Terme d’A-natomie. On appelle Cartilages sigmoïdes ,certains cartilages qui ont la forme de la lettregrecque appelée Sigma , tels que ceux de la tra-chée artère.
SIGNAL, s. m. Signe remarquable et con-venu entre deux ou plusieurs personnes, pourservir d’avertissement. Faire un signal Donnerle sianal. A ce signal , tout le monde se rangeaautour de lui. Ils tirèrent trois coups de canonpour signal. Au premier signal, l'armée se miten marche. On leur fit plusieurs signaux. Ilsétoient convenus des signaux. Ils firent les si-gnaux dont ils étoient convenus. On a intro-duit divers signaux dans la Marine. Signal dedétresse. Signal de départ, de ralliement Onchange quelquefois les signaux. Signal du com-bat. Signal de conseil , Le. signal n'est intelli-gible que pour ceux qui en sont prévenus.
On dit au figuré, en parlant d’Un hommequi tient des propos .séditieux, qu’il donne lesignal de la révolte.
SIGNALEMENT, s. m. Description que Tonfait de tout l’extérieur dune personne qu’oaveut faire recomioître, O» a envoyé les signa -lemens de ces déserteurs, de ces criminels.
SIGNALER, v. a. Faire par écrit une especede description de la figure d’un soldat qu’on en-rôle, marquant son âge, sa taille, son poil, etc-On a signalé les soldats de recrue •*
Il signifie aussi, Donner le signalementd'unepersonne qu’on veut faire connoître. Cet hommeest signalé à la Police.
Signaler , -signifie aussi, Rendre remar-quable. Il a signalé son courage , sa valeurdans cette occasion. Il a signale son zèle.