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Tome second. L - Z.
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tence. Signifier une vente de meubles, une ad-judication. Signifier un exploit. Elle a fait si-gnifier qu’elle renonçoit à la communauté ,qu’elle acceptoit la communauté. Signifier auProcureur. Signifier à domicile. Sigjiifier enparlant à la personne. Signifier qu'on a portéson argent chez le Notaire ,

Signifié, ée, participe.

SIGUETTE. s. f- Terme de Maréchalerie.Nom qu’on.donnoit anciennement à une sorted’embouchure. Mors à lu siguette.

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SIL'. s. m. Terre minérale, dont les Anciensfaisoient des couleurs rouges et jaunes.

SILENCE, s. m. Ce terme ne se dit propre-ment que De l'homme, et sert à marquer l’étatoù est une personne qui se tait, qui s’abstientde parler. Garder le silence. Observer le silence.Paire silence. Faire faire silence. Rompre le si-lence. Puisque vous le voulez , je me tiendrai,je demeurerai dans le si7ence.il/on silence vousen dira plus que mon -discours. Le silence estquelquefois éloquent. Il ne répond rien à toutesces accusations „, son silence le condamne. Im-poser silence. Dans les Monastères , il y aVheure du silence. Silence perpétuel. Un mornesilence. Un long silence. Un profond silence.

On s’en sert aussi, soit pour marquer Cessa-tion dé commerce de lettres entre personnes quiont accoutumé de s écrire, soit pour faire con-noitre qu’un Auteur n’a rien dit de la matièredont on parle. Il y a long-temps que je n’aireçu de vos nouvelles , quelle est la cause dei votre silence , de ce long silence? Après avoirété long-temps sans vous écrire , je romps enfinle silence, Il n’y a rien de cela dans les Au-teurs contemporains 9 leur silence est une preuvepour la négative.

En termes de Chancellerie et en matière -cri-minelle, on dit, que Le Roi impose silence «ses Procureurs Généraux , pour dire, qu’il leurdéfend de poursuivre davantage 1’affaire crimi-nelle pour laquelle il a accordé ses Lettresd’abolition.

On dit, Passer une chose sous silence , pourdire, N’en parler point. Passez cela sous si-lence. Ainsi les Orateurs disent : Je passe soussilence ses attentats , ses infidélités. Je passesous silence les belles actions de ses ancêtres,

On dit tout court, S ilence, pour dire, F ailessilence, faisons silence.

Silence , se dit aussi figurément, pour ,Le calme, la cessation de toute sorte de bruit.Grand silence. Profond silence. Le silence dela nuit. Te silence des bois. Le silence desvents. On dit de meme, Le silence des pas-sions.

SILENCIEUX, EUSE. adj. Taciturne, qui■ •ne parle guère. C’est un homme fort silen-cieux.

SILIQUE. s. f. Ternie de Botanique . C’estl-'enveloppe d’un fruit, formée de deux pan-neaux qui s’ouvrent de la base vers la pointe,

qui sont, séparés par un diaphragme ou unefoison 3 laquelle les semences sont ordinaire-

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nient attachées. Les siliques des plantes légu-mineuses se nomment Gousses.

SILLAGE, s. m. Terme de Marine. Traceque fait le vaisseau eu naviguant .Les vaguesétoient si hautes , qu’oii ne pouvoit remarquerle sillage. On dit, Faire bon sillage , pourdire, Naviguer heureusement. Pendant quel-ques jours nous fîmes bon sillage. Et on dit,qu 'Un vaisseau double le sillage d'un autre ,pour dire, qu’il va une fois plus vite. On dit,Mesurer le sillage d'un vaisseau , pour dire*Mesurer la vitesse dè sa marche.

SLLLE. s. m. (On prononce Sile.) Poëmemordant en usage chez les Grecs. Le sille desGrecs répond à la satire des Romains.

SILLER. v. n. Terme de Marine. Il se ditd’Un Vaisseau qui coupe, qui fend les flots enavançant. Ce vaisseau silloit à l'Ouest , auNord.

Su, leu, est aussi un terme de Fauconnerie ,qui signifie, Coudre les paupières d’un oiseaude proie, afin qu’il ne se débatte point. En cesens il est actif.

SILLET, s. m. Petit morceau d’ivoire ap-pliqué au haut du manche d’un violon, d’unluth, ou autre instrument à cordes, et sur le-quel portent les cordes. La longueur des corde. ise mesure du sillet au chevalet. •

SILLON, s. m. Longue trace que le soc , lecoutre de la charrue fait dans la terre qu'onlaboure. Ces sillons ne sont pas assez profonds.Des sillons bien droits, bien espacés. La pluieavoil rempli les sillons.

SiLLOR, se dit encore Des rides qui se trou-vent au palais des chevaux.

SILLONNER, v. a. Faire des sillons. Il n’es!guère en usage au propre que dans le parti-cipe. Un champ bien sillonné.

On dit figurément et poétiquement, Sil-lonner les mers } les plaines humides, la plaineliquide, pour dire, Naviguer.

On dit aussi figurément, L'âge lui a sil-lonné le front. Son front est tout sillonné derides.

Sillonné, ée. participe.

SILVES. s. fém. pl. Quelques Auteurs ontdonné le nom de Silves â des recueils ou col-lections de pièces détachées, et qui n’ont aucunrapport entre elles. Les Silves'de Stace . Celane se dit que pour des poésies latines. On diten françois, Mélanges.

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SIMÀGRÉE. s. f. Terme familier, qui sedit De certaines façons de faire affectées, decertaines minauderies. Celte femme fait bien dessimagrées. Prenez ce qu’on vous donne, nefaites point tant de simagrées. Voilà bien dessimagrées. Tout son fait n’est que pure si-magrée.

Il se prend aussi pour , Faux-semblant.Il a fait la simayrée de refuser cette place 9 ,mais sa résistance n'a pas été longue.

SIMÀISE. s. f. Voyez Cymaise.

SIMAROUBÀ. s. m. Arbre qui croît dan?plusieurs endroits de l’Amérique méridionale,

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et surtout à la Jamaïque et à Caîenne. Onnous apporte son écorce, qui est d'un grandusage dans la dyssenterie.

SIMÀRRE. subst. f. Habillement long ettraînant, dont les femmes se servoient autre-fois. Une simarre magnifique.

Il se dit encore présentement d’Une espècede robe que les Présidens, les Prélats, etc.mettent quelquefois quand ils sont chez eux.Simarre de velours. Simarre violette. Le Chan-celier et le Garde des Sceaux sont habituelle-ment en simarre.

SIMILAIRE, adj. des 2 genr. Il se dit d'Untout qui est de la même nature que chacune deses parties, ou de parties qui sont chacune dela même nature que leur tout. Une masse d'erest un tout similaive , parce que chacune de sesparties est or. Ses parties sont similaires.

SIMILITUDE, s. f. Figure de Rhétorique.Comparaison par laquelle on fait voir quelquerapport entre deux choses de différentes espèces.Il nous fit comprendi'e cette véi'itépar une bellesimilitude. Les similitudes sont souvent em-ployées dans l’Évangile. Le prophète Nathanfit connoitre à David son péché par une simili-tude. Les similitudes de VÉvangile.

SIMILOR. s. m. Composition métallique quiest un mélange de cuivre et de zinc.

SIMONIAQUE. adj. des 2 genres. U se -ditDes personnes et des choses. En parlant deschoses, il se dii Dè celles où il entre, où il y ade la simonie. Contrat simomaque. Truité si-moniaque. Ordination simoniaque. En parlantDes personnes, il signifie, Qui commet simonie.Dans ce siècle-là il y avoit beaucoup d'Eccle-siastiques simoniaques.

Il s’emploie substantivement en parlant De*personnes. C ; e$t un simoniaque. C’est un francsimoniaque.

SIMONIE, s. f. Convention illicite, par la-quelle on donne ou on reçoit une récompenseTemporelle pour un Bénéfice, ou pour quelquechose de saint et de spirituel Le imité dontvous parlez est une franche simonie, pure si-monie. Commettre simonie. Il y a de la simoniedans ce contrat. La simonie y est visible, y esttoute claire. Prendre ou donner de l’argentpour un Bénéfice, c'est'une simonie. La confi-dence en matière de Bénéfices est une simonie.Simonie expresse. Simoniç tacite.

SIMPLE, adj. des 2 genres. Qui n’est pointcomposé. Dieu , l’âme, sont des êtres simples.Les èlémens sont des corps simples. Les machinesles plus simples sont les meilleures. Én Gram-maire , il y a des noms et des verbes simples, efdes noms et des verbes composés. Saison est unnom simple, et Arrière-saison est un nom com-posé.

Simple, signifie aussi, Seul, unique, dégagéde tout accessoire. Il n’a qu’im simple valetpour le servir. Il n'a qu’une simple couverturesur lui. Des souliers à simple semelle. Un simpleplacct.a fait son affaire. Après une simple Re-quête. Après une simple sommation, un simpleexploit. Ce simple exposé de la chose le justifie.On Va cru suTj sa simple parole. Il ne se.rf

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