soc
SLO
SLOOP ? ou SLOUPE. subst. ni. Terme deMarine pris de l’Anglois. Il se dit des cha-loupes, corvettes, de tout ce qui esrau-dessousde vingt canon».
SMI
SWILLE. s. féin. Terme de Maçon. Mar-teau avec lequel on pique le moellon ou le grès.* SMILLER. v. a. Piquer du moellon ou dugros avec la smille.
Smillé , ée. participe.
S O B
SOBRE, adj. des 2 genres. Tempérant dansle boire et dans le manger. U est opposé à Gour-mand et à Ivrogne. C’est un homme fort sobre5obre dans ses repas. Quoiqu'il se dise parti-culièrement des personnes, on dit. que Quel-qu’un a fait un repas sobre, pour dire, qu’il afait un repas où il a peu bu et peu mangé.
On dit figurément, qvCUn homme est sobreen paroles, sobre à parler, pour dire, qu’ilparle peu, qu’il parle avec retenue.
On le dit par extension, pour Les ornemens.soit d’Architecture, soit du style. En fait d’or-yiemens, il faut être sobre,
SOBREMENT, adv. D’une manière sobre. Ilvit sobrement. Il mange sobrement.
On dit figurément, Parler sobrement , pourdire , Parler peu, parler avec circonspection,avec retenue. Il faut toujours parler sobrementdes objets de la Foi. Il en parle sobrement
On. dit aussi figurément, qu’27 faut user so-brement de quelque chose , pour dire, En useravec discrétion, avec retenue. Ce mot est bon ,cette phrase est reçue, mais il faut l'employersobrement Ce remède est bon, tuais il faut enuser sobrement. Usez sobrement du pouvoirqu’on vous a confié.
SOBRIÉTÉ, s. f. Tempérance dans le boireet dans le manger. Grande sobriété. La sobriétéest utile à la santé.
On dit figurément d’après Saint Paul , qu'ilfaut être sage avec sobriété, pour dire-, qu’Jlfaut garder une certaine modération, mêmedans les meilleures choses, dei peur de lesoutrer.
SOBRIQUET, s. m. Sorte de surnom, qui leplus souvent se donne à une personne par dé-rision , et qui est fondé sur quelque défaut per-sonnel, ou sur quelque singularité. Sobriquetoffensant f injurieux, plaisant, ridicule ; Don-ner un sobriquet II y a des sobriquets qui sontdevenus les surnoms de. certaines familles il-lustres.
SOC
SOC. s. m. Instrument de fer, qui fait partie*fune charrue, et qui sert à fendre et-à renver-&ç r la terre. Le bec d'un soe. L’oreille du soc.Ce soc est use. Il faut reforger le contre et les °c. Ces terres étoient en friche , c'étoient deslandes:, jamais le soe n’y avoit passé t jv'y étoitCri tré.
SOC
SOCIABILITÉ, s. f. Aptitude à vivre ensociété. La sociabilité est un caractèi'e propre àVespèce humaine, mais non pas ù elle seule. Onremarque dans certaines espèces d’animaux unesorte de sociabilité.'
SOCIABLE, adj. dès 2 genres. Qui est na-turellement porté à chercher la société, qui estué propre à vivre en société. L'homme est unanimal sociable. Il y à des Nations plus socia-bles les unes que les autres.
Il signifie aussi, Aveu qui il est aisé de vivre,qui est d’un bon commerce. C’est un hommesociable. Je le verrois quelquefois , s’il étoit so-ciable. Une humeur, un esprit' sociable. C’estun boun'u, un fantasque, il n’y a pas d'hommemoins sociable. Un caractère sociable. Desmœurs , des manières sociables.
SOCIARLEMENT. adv. D’une manière so-ciable. Il s'est conduit mssez sociablcment, Cemot est plutôt admissible qu’usité.
SOCIAL, ALE. adj. Qui concerne l'a société.Les vertus, Us qualités sociales, \
On désigne dans l’Histoire Romaine par lenom de Guerre sociale , La guerre que les peu-. pies de l’Italie alliés de Rome firent à la Répu-blique du temps de Marins et de Sylla.
SOCIÉTÉ, s. f. Assemblage d’hommes quisont unis par la nature ou par des lois ; com-merce que les hommes ont naturellement lesuns avec les autres. L'homme est né pour la so-ciété. Les hommes se défendent, se maintiennentpar la société. La société naturelle. La sociétécivile. Troubler la société. Il mérite d'être ban-ni de la société civile.
Société. Compagnie, union de plusieurspersonnes jointes pour quelque intérêt, ou potfrquelque affaire, et à certaines conditions. Unesociété de Traitans , de Marchands . Cette so-ciété est riche et puissante. Entrer en société.Contrat de société. La société est rompue dedroit par la mort de l'un des associés. L’acte desociété. Faire société, se mettre en société , êtreen société au jeu. Un billet de société dans uneLoterie .
On appelle 5ociéfé littéraire, L’associationde plusieurs personnes qui se réunissant pourcultiver les Lettres. Il est de plusieurs Sociétéslittéraires de l'Europe
Iî se dit d’Une association passagèr-c. Ouvrageexécuté'par une Société de Gens de Lettres.
Oit dit d’Une société où tous les avantagessont pour un seul aux dépens des- attires asso-is; que C'est une'Société léonins.
Société, se dit aussi d’Une compagnie degens qui s’assemblent pour‘vivre selon lesrègles d’un Institut religieux, ou pour conférerensemble sur certaines sciences. La Société desJésuites. La Société royale de Montpellier, deLondres , de Médecine .
Il se prend encore pour Une compagnie degens-qui s’assemblent ordinairement pour desparties de plaisir. Société- agréuble , choisie.C’est un homme de bonne compagnie, il fautl'admettre dans notre société. Il le faut bannirde noire société; Vivre dans plusieurs sociétés ,idans les'soeiétês- choisies-, .
SOE 583
Il se dit Des personnes arec qui I on vit,Cette personne est de ma société. Je ne voudroispas faire ma société de cette personne,.
SOCINIANISME, s. m. Hérésie des Parti-sans de Socin, qui rejettent tous les mystère*de la Religion, et singulièrement la Divinité'de Jésus-Christ . On les appelle Sociniens.
SOCLE, s. m. Terme d’Architecture. Mexn->bre carre' plus large que haut, et qui ser* debase à toutes décorations d’Architecture et d’É-difices;
Il se dit d’Une sorte de petit piédestal, surlequel on pose des bustes, des vases. Socle debois. Socle de marbre.
SOCQUE, s. m. Chaussure de Lois, hautede trois ou quatre pouces, que portent certainsReligieux .
On appelle aussi Socque , Une chaussurebasse, dont les anciens Comédiens so servoientdans les pièces comiques ; et il est opposé à Co-thurne, qui étoit une chaussure haute, dontces Acteurs se servoient dans les Tragédies. Au-jourd'hui on le dit au figuré, pour opposer laComédie à la Tragédie.
SO D
SODOMIE, s; f. Péché contre nature.
SODOMITE, s, m. Celui qui est coupablé dé
sodomie*
SOEU
SŒUR. 5. fém. Terme relatif. Fille née demôme père et de même mère que la personnede qui elle est sœur, ou née de l’un Hes deuxseulement. Sœw' atnée. Sœur cadette. Elles sontsœurs. Le frère et la sœur.
On appelle Sœurs jumelles, Celles qui sontnées d’un même accouchement.
On’ appelle Sœut's de père et'de mère, ouSœurs germaines, Celles qui sont nées demême père et de même mère ; Sœurs de père,ou Sœurs consanguines, Celles qui ne sontsœurs que du coté paternel; Sœurs dè mère ,ou Sœurs utérines, Celles qui ne sont sœursque du coté maternel. Soeur germaine , sœurconsanguine, et sœur utérine, se disent plusordinairement en Jurisprudence. -
Dans le style familier, on appelle Demi-sœurs, Celles qui ne sont sœius que de père oude mère.
On appelle Sœur naturelle , sœiw bâtarde ;Celle qui est née de même père ou de menumère, mais hors du mariage.
On appelle Sœur de lait , La fille de la nour-rice, par rapport au nourrisson qui a sucé lemême lait. Et il se dit par extension Des autresfilles que la nourricea nourries. Elles sont sœurs 'de lait C’est ma 'sœur de lait.
Les Rois et les Reines de la Chrétienté se'traitent de Frères etde Sœurs, en s écrivant lesuns aux autres.
On dit figurém. que LaPoésie et la Peinturesont sœurs:
Les Poètes appellent Les Muses, Tes neufScsurs.
' dàktfR , est aussi Un nom que toute RolU