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Tome second. L - Z.
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seulement à I infinitif. C'est une affaire, uneentreprise dont on vit sourdre mille malheurs,mi/le inconvéniens , pour dire, Dont il arrivamille malheurs. Il est vieux, mais énergique.

SOURICEAU, s. m. Le petit d’une souris.27 n souriceau. 27» petit souriceau.

SOURICIÈRE, s. f. Piège, instrument pourprendre des souris. Souricière de bois. Souri-cière de fil d’archal. Tendre une souricière,

SOURIRE, v. n. (Il se conjugue commePire.) Rire sans éclater, et seulement par unléger mouvement de la bouche et des yeux.Sourire obligeamment^ malicieusement. Ilvinlau-devant de moi en souriant. Il ne j-épofiditnien , mais il se mit à sourire,

Sourire k quelqu’un , se prend toujours enbonne part, et marque de l’intelligence avecquelqu’un, de l’estime, de la complaisance, del'affection, etc. Cette Dame lui sourioit. Ellem'a souri.

Il se dit fréquemment dans une autre accep-tion, qui est, Présenter un aspect agréable, desidées riantes. Cette affaire lui soun’oit beau-coup. Ce heu me sourit, je suis tenté d'y bulir.Je ne sais quelle espérance lui sourit, mais ellele trompe.

SOURIRE, s. m. Action de sourire. Sourit eagréable, malin, moqueur. Faire un sourire.Elle a le sourire gracieux, Sourire fin, spi-rituel.

SOURIS, s. m. U signifie la même chose queSourire, substantif. Souris agréable. Un douxsouris. Un petit souris. Souris malicieux , mo-queur.

SOURIS, s. f.*Petit animal à quatre pieds,plus petit que le rat, qui se retire dans les■trous des maisons, et qui ronge les grains, lapaille, les meubles, etc. Petite souris. Giossesouris. Lcssoui’isroTiqent les papiers. Léchât apris la soiQ'is. Guetter comme le chat fait lasouris.

On 'dit proverbialem. il’Uue jeune personnevive et sémillante, quelle est éveillée commeune potée de souris.

On dit proverbialement et figurément, queLa montagne a enfanté une souris , pour dire.qu’Gn s'attendait à quelque chose de grand eld’extraordinaire, et que le succès n’a pas ré-pondu à çette attente.

On dit proverbialement, que La souris quin’a qu’un trou est bientôt prise, pour dire, queQuand on n’a qu’une ressource, on tombebientôt dans l'inconvénient que l’on craint.

Cn dit aussi d’Un homme qui a peur, ou quiest embarrasse, qu’On le feroit cacher dans letrou d'une souris , dans un trou de soui'is,* etpour exprimer un grand silence, qu’On enten -droit trotter une souris.

On appelle dans un gigot de mouton, Lasouris, Certain muscle charnu qui tient à l’osdn manche, près de la jointure.

Cn appelle Couleur qris de soun’s, Un grisargenté ; et Un cheval de cette couleur, Chevalsouris, poil souris,

Souris, en termes de Maréchaîerie, est Uncartilage des naseaux du cheval.

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Souris, se dit aussi d’Un clignotement fréI quent de la paupière. Avoir la souris.

\ SOURNOIS, OISE . adj. Morne, pensif, ca! ché, et qui cache ce qu’il pense. U se prendd’ordinaire en mauvaise part. Cet enfant estbien sournois. Humeur sournoise.

Il est aussi substantif. C’est un sournois .une sournoise,

SOUS. Prépo.dtion qui sort 3 marquer la si -tuation d’une chose à l’égard d’une autre quiest au-dessus. Sous 1e Ciel. Les peuples quisont sous la Ligne. Sous le toit. Sous la chemi-née. Sous la couverture. Fouir sous terne, centpieds sous terre. On a lâché les écluses , et on amis toute la campagne sous Veau . S 'asseoir sousun aibrc , sous un dais. Porter sous le bras ,sous le manteau. Avoir un carreau sous les genoux, sous les pieds, Mettre un oreiller sous satête. Mettre une lettre sous Venveloppe de quel-qu’un. îS'avoir pas de quoi mettre sous la dent.Recorinoître une femme sous le masque.

On dit figurément d’Un Arrêt donné parsurprise et sans garder les formes ordinaires,que C’est un arrêt donné sous la cheminee, et.qn’27n mariage a été fait sous la cheminée ,pour dire, qu’il a été fait clandestinement.

On dit aussi familièrement, Regarder quel-qu’un sous le nez, pour dire, Le regarder en-ùeusemeiit et de près, avec quelque marque demépris, ou un manque de respect; et, Riresous cape , pour dire, Rire de quelque chose,de manière que personne ne s’en aperçoive.

On dit par forme de menace, qu’On feramourir quelqu’un sous le bâton , pour dire,qu’On l'assommern h coups de bâton.

On dit, Camper sous une Ville, sous le ca-non d’une Ville, pour dire, Camper auprèsd’une Ville dont on est le maître, et qui peuttirer sur ceux qui viendroient attaquer le camp.Les ennemis se retirèrent sous Bruxelles , sousle canon de Bruxelles.

On dit aussi, Être sous le feu d'un bataillon,d’un bastion, etc. pour dire, Être expose aufeu d’un bataillon, d’un bastion, etc.

On dit d’Une chose dont on a été témoinoculaire, Cela s’est passé sous mes yeux.

En parlant d’Un cheval de carrosse qui esth la droite du timon, on dit, qu7/ est sous lamain du cocher , ou simplement sous la main.

On dit figurément, quT 7 n Régiment , quedes soldats sont sous les armes, Quand ils sontrangés en haie ou en bataille avec leurs armes.

A son arrivée, le Régiment se mit sous lesarmes. El on dit figurément et familièrement .d’Une femme, d’une fille, qu’Elle est sous les :armes, pour dire, qu’Elle est parée à son ;avantage.

On dit, en parlant Du poil d’un cheval, Uncheval sous poil noir, sous poil gris, etc. pourdire, Un cheval de poil noir, de poil gris, etc.

On dit, qn’Une chose est sous ht clef , sousclef, pour, qu’Ellc est dans un lieu fermé àclef; qu’27» papier est sous le scellé, pour,qu’il est renferme dans une armoire, dans unechambre où l’on a mis le scellé; et qu’f/nepièce est inventoriée sous la cote A, sous la

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cote B, etc. pour, qu’Eilc est marquée de hlettre A, de la lettre B, et qu’elle est énoncéeainsi dans l'inventaire.

Sous, sert aussi figurément à marquer Lasubordination et la dépendance. Il a tantd’hommes sous lui , sous son commandement ,sous son autorité. Les peuples qui sont sousVobéissance de ce Prince, sous set domination.Combattre sous les drapeaux , sous les en-seignes, sous les auspices d'un Prince. Ceuxqui ont vécu sous la Loi de Moïse. Ces Reli-gieux vivent sous la Règle de Saint Benoit.Cela est compris sous la même règle. Il est en-core sous l’aile de sa mère. Un mineur qui estsous la tutelle de son oncle.

Ou dit figurément,qu’Un homme est sous lamain d’un autre, pour, qu’il est dans la dé-pendance d’un autre : cela se dit arussi pour si-gnifier, que Celui de qui il dépend, peut endisposer à toute sorte d’heure. On dit à peuprès dans le même sens, Êti'C sous la férule dequelqu’un.

Cn dit, Avoir quelque chose sous la main,pour, L’avoir h sa portée.

Cette préposition Sous, se joint h beaucoupde mots de la Langue, pour signifier Cc qui estsous quelque chose, sous quelqu’un, soit parla position, soit par la qualité. Ainsi on dit,Sous-Aide, Sous-Doyen, Sous-Doyenne ,Sous-Chantre , Sous-Gouverneur, Sous-Gou-vernante, Sous-Lieutenant, Sous-Lieutenance ,Sous-Précepteur, Sous-Prieur , Sous-Prieurc ,Sous-Sacristain, Sous-Fennier , etc.

Sous, sert quelquefois à marquer Le temps,comme dans ces phrases : Il vivoit sons un telRoi , sous le règne d'un tel Roi. Sous le Ponti-ficat de Benoit , de Clément. Sous un tel Con-sul. Sous le Consulat de tels et tels. Sous leministère , sous l’administration d’un tel. Êtrené sous une malhcw'cusc planète.

On dit, Je ferai telle chose sous peu, souspeu de temps, sous quinze jours, sous quin-\ zaine, etc. pour dire, Dans peu de temps,dans quinze jours, etc.

Sous, sert encore à marquer La situation dedeux lieux,donll’un est plus élevé que l’autre-La Ferlé sous Jouarre. Soisy sous Êtiolle .

Sous , s’emploie en plusieurs phrases figu-rées : Sous prétexte de charité. Sous le voile dela dévotion. Sous apparence de dévotion. Sous

ombre, sous couleur de lui rendre service .

pour dire, En se servant du prétexte de la dé-votion et du voile de la charité, en feignant delui vouloir rendre service.

On dit, Plaider sous le nom de quelqu'un*

. pour dire, Se servir du nom de quelqu’un P° rf’ plaider; Faire une promesse sous seing pr lVC >

; pour ‘dire, En se contentant de signer, sû - 5l’intervention des Notaires ; Passer quclq 11 * *chose sous silence, pour dire, N’en point pa.1er; Faire quelque chose sous main, pour dm. :Secrètement; et, Dire une chose sous le sceaude la confession , pour dire, E n grande conndence, et en exigeant le secret de celui à qui oia dit la chose.

Sous, s’emploie quelquefois pour dire,