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SXYGMÀTISE , ÉE. adj. Qui porte des styg-mates.
STYLE, s. m. C’étoit, parmi les Anciens.Une sorte de poinçon ou grosse aiguille, avecla pointe de laquelle on écrivoit sur des tablet-tes enduites de cire.
Style, se dît aussi De l’aiguille d’un ca-dran solaire. Poser un style. Ce style est malposé.
Style , signifie figurément et par extension.La manière de composer, décrire. Style su-blime, noble, grand , pompeux , haut, élevé.Style enflé , ampoulé. Style languissant , ram-pant, bas. Style médiocre. Style sec et dé-charné. Style châtié. Style incorrect. Styleplein et nourri, périodique et nombreux. Stylesoutenu. Style mâle , nerveux. Style diffus.Siyîe asiatique. Style oriental. Style décousu.Style dur. Style fleuri. 5fyïe serré. Style laco-nique ou concis. Style égal, inégal. Style his-torique. Style épistolaire. Style dogmatique.Style didactique. Style simple. Style familier.Style badin. Style burlesque. Style marotique.Style poétique. Style oratoire. Style lapidaire.Style affecté ou pi'étieux. Style obscur , embar-rassé. Style pathétique. Mauvais style. Je con-nois -son style. Gâter son style. Former sonstyle sur tel ou tel Auteur.
On dit d'Un Écrivain, qu’Jl n’a point destyle, pour dire, qu’il n’a point une manièred’écrire qui soit à lui ; et qu’/l a un style de fer ,pour, qu’il a un style dur, pénible, sans facilitéet sans harmonie.
On dit, Style barbare , Oiurage écrit d'unstyle barbare , pour signifier, Un langage rude,incorrect et confus.
On dit, Les finesses du style. Cet Auteurpossède toutes les finesses du style, en parlantDe certains arrangemens plus \oisius de la per-fection du langage.
On dit, Style de l'Ecriture , pour dire, Lesexpressions usitées dans l’Écriture-Sahite.
On dit, 5fy/e du Parlement , style du Pa-lais, pour dire, Les formules selon lesquelleson # dresse les actes judiciaires. On appelleaussi Style , Le livre qui contient ces Ibr-mules.
On dit, Style de Pratique , pour dire, Lestermes dont on ne se sert que dans la Pra-tique.
. U signifie aussi , La manière de procéder enJustice. Le style du Châtelet. Le style du Par-lement. Le style du Conseil. Le style de laChancellerie. Le style des Finances. Style dela'Cour de Rome.
On appelle Vieux style, La manière donton comptoit dans le Calendrier, avant sa réfor-mation par Grégoire XIII ; et, Nouveau style ,La manière dont on compte depuis cette refor--mation. C’est aujourd’hui le quinze de Janvierselon le vieux style , ou bien simplement,vieux style ' et le v./igt-sîjç deJanvier nouveaustyle.
Style , signifie figurément et familièrement.La manière d’agir, de parler. Il peut bien avoirparlé de la sorte, avoir fait telle chose, c'est
SÜB
bien là son style. Voilà bien son style. Nousconnoissons son style ; nous avons vu de sonstyle. Il faudra bien qu'il change de style.pour dire, U faudra bien qu’il change de con-duite . Sde manières.
Dans la Peinture, la Sculpture et l’Archi-tecture, on appelle par extension, Style , Lamanière de composer et d exécuter, particulièreà l’Artiste.
Dans les mêmes Arts, on applique aussi lemot de Style au caractère de la composition.Celte Peinture est de bon style. Cet édifice estdu plus grand style.
On l’applique aussi a la Musique.
STYLET, s. m. Sorte de poignard, dont lalame est très-menue et ordinairement triangu-laire. Il fut assassiné à coups de stylet.
STYLER. v. a. Former, dresser, habituer. Ilest fort stylé dans les affaires. On l’a stylé àcela. Il est du style familier.
STYLOBATE. s. m. Terme d’Architecture.Piédestal d’une colonne, ou soubassement del’avant-corps d’un e'difice.
STYPTIQUE. adject. des 2 genres. Ternie deMédecine. Qui a la vertu de ressem er. Il se prendaussi substantivement. Un styptique.
STYTIÀX. Voyez Storàx.
SUA
SUAIRE, s. m. Linceul dans lequel on en-sevelit un mort. Un mort enveloppé de sonsuaire.
On appelle Saint-Suaire , les linges queTon croit avoir servi à ensevelir Noire-Sei-gneur.
.On appelle aussi Saint-Suaire , Une petiterepresentat/on en peinture du Saint-Suaire. Ilm’a apporté de Turin, de Besançon , un Saint-Suaire.
SUANT, ANTE. adj. Qui sue. Il est venutout suant. Il a la peau suante , les mainssuantes.
SUAVE, adject. des 2 genres. Qui est d’unedouceur agréable. Un mets d'un goût suave.Une mélodie suave. Ce Peintre a une manièresuave.
U se dit principalement Des odeurs. Uneodeur suave. Un parfum suave.
SUAVITÉ, s. f. Qualité de ce qui est suave.Dans hs ouvrages de ce Peintre , de ce Musi-cien, il y a une suavité qu’on ne trouve pointailleurs. La suavité de cette mélodie. La suavitéde son pinceau. La suavité de celte odeur , deces parfums.
Il signifie en tenues de Spiritualité. Certainedouceur qui se fait sentir à Pâme, quand Dieu la favorise. Durant l’oraison , elle sent des sua-vités merveilleuses.
SUE
SUBALTERNE, adj. des a genres'. Qui estsubordonné à quelqu’un, qui est sous quel-qu’un : et c’est dans cette acception qu’on ditdans l'ordre de la Justice, Juac subalterne, Ju-ridiction, Siège, Justice subalterne, peur dire,
SUB
Un Juge, un Siège, une Juridiction qui est au-dessous d’une autre.
En termes de Guerre, on appelle Officiersubalterne, Un Officier qui est sous un autreOfficier, comme un Lieutenant sous un Capi-taine.
Il se dit aussi en parlant Des arts, des scien-ces et Rcs professions qui dépendent de quelqueantre art et de quelque autre science.
On dit quelquefois absolument, Les subal-ternes : ; et alors on sous-entend le mot de Juge:;ou d’Cfficiers. Il est alors substantif, commedans ces autres phrases : Ce n’est qu’un subal-terne, un simple subalterne.
SUBDÉLÉGATIOX s. f. Commission parlaquelle un Officier supérieur commet un par-ticulier pour agir sous ses ordres et en son ab-sence. Il se dit principalement en parlant DesOfficiers députés pour agir en certaines occa-sions sous les Intendans des Provinces.
Il sc dit aussi Du district assigné à ccs Offi-ciers , et dans lequel se renferme leur autorité.Cela ne se pratique que dans cette Subdéléga-tion , et lion pas dans le reste de l'Inten-dance.
SUBDÉLÉGUER, v. act. Commettre avecpouvoir d’agir,,de négocier. Il se dit, lorsqu’unhomme ayant autorité de son Prince, commetquelqu’un pour agir en sa place. L'Intendant dela Province a subdélégué un tel Officier pourinformer. Un Légat en France ne peut suide «légua' pour l’exercice de sa légation, sans l’ex-près consentement du Roi.
Subdélégué, ée. participe.
Subdélégué, est aussi substantif masculin.Les Intendans des Provinces ont des Subdélé-gués dans les principales Villes de leur Inten-dance.
SUBDIVISER, v. act. Diviser en plusieursparties, la partie d’un tout déjà divisé. Il a di-visé son sermon en trois points , ef a subdiviséchaque point en plusieurs autre' parties.
Subdivisé, ée. participe.
SUBDIVISION, s. f. Division d’une des par-ties d’un tout déjà divisé. Tant de divisions clde subdivisions embrouillent un discours plu-tôt qu’elles ne Véclaircisscnt.
SUBITASTATION. s. f. Terme de Coutume.Vente publique au plus offrant et dernier en-chérisseur, soit de meubles, soit d’immeubles.
SUBINTR ANTE. adj. f. Il ne se dit que danscette phrase, Fièvre subintrante , pour signifiéeUue fièvre dont un accès commence avant q« tfle précédent soit fini.
SUBIR, v. a. Être assujetti à ce qui est or-donné, prescrit, imposé. Subir.la loi du va lTl ~queur. Subir la peine à laquelle on est condam-né. Subir son sort. Subir le joug. Quelque chostque vous ordonniez, je subirai votre jugement.En cette phrase, Subirai, signifie principale-ment, Je me soumettrai. ,
On dit, Subir la question, p our ' tre
mis à la question; et, Subir l examen , pour.Être mis à l’examen, suivant les ormalités ordinaires.
On dît. en termes de Palais, Subir l interre-