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arrogant, qui s’estime trop, qui présume tropde lui. C s est un homme fort superbe. Les espritssuperbes. Turquin le superbe. Dieu résisté ausuperbe. Ii ne se dit guère au moral que dansces phrases.
On l’emploie aussi pour exprimer Les qua-lités physiques, la belle apparence, la graindeur. Une femme superbe , un superbe cavalier,en parlant De personnes de haute taille et debonne mine. Un cheval superbe. Un supesbecoursier. Un superbe chuteau. Une maison su-perbe. Un arbre superbe. Un parc , un potager,un canal superbe. Un superbe terrain. Unlocal superbe. Entrée superbe. Superbe appar-tement.
I ans 1rs ouvrages d’esprit, il indique l’élé-vation de» idées. Un superbe discours. Unpo.ime superbe. Une superbe pensée. Un verssupei'be.
II se dit au même sens Des ouvrages consi-dérables de l'art, et en même temps de la grandeordonnance. Une superbe arc! iteciure. Un su-perbe tableau. Une superbe disposition d’orne-mens.
Dans les ouvrages moins consid rab'es,il in.dique la richesse de la matière. Les bijoux t.npeibes. une superbe tabat ère.
Enfin , Supe be signifie aussi Somptueux,magnifique. Festin superbe. Dîner superbe . Ha-bit superbe. Meubles suj erbes. Train superbe.C’est un homme superbe en habits , en bùtimensen équipages, etc.
On le fa.t quelquefois substantif. Cet hommene veut, n ac/xie gîte au superbe.
SUPERBEMENT, adv. Orgueilleusement,d’une manière superbe. Plus on lui parle avecsoumission , plus il répond superbement.
Il signifie aussi Magnifiquement. Il étoit vêtu'.nperbemenî. Être superbement meublé.
SUPERCHERIE, s. f. Tromperie , fraudeavec finesse. Je me fois ù lui, ci d m’a fait unesu] ercherie.
SUPERFETATION, s. f. Conception d’unfœtus, lors ju’il y en a déjà un dans le ventre dila mère. Les uns admettent la superfetat.on , leautres la nient.
SUPERFICIE, s. f. Selon les Géomètres, c’esllongueur et largeur sans profondeur. La supei -ficie des corps. La sitperjicie de la terre. Et dansl’usage ordinaire, c’est La simple surface. Lasuperficie d’un c amp.
Ln tînmes de Droit, on dit, que La superfi-cie cède au /<■ nds. pour dire, que La surfacedu terrain. et on couM'.ptpncc tout ce qui es;bâti ou planté dessus, appartient au Proprié-taire du fonds.
Il sc dit ’i -ss: Te la surface des corps, considérée comme ayant quelque épaisseur, quel-que profondeur. En ever la superficie duri<*/ ps.
On dit Ciqnrèmcnt P'* ceux qui n’ont qu’unelégère connaissance des choses, qu’/ïs ne con-noisscui que la superficie des choses, qu'ils s’a-musent à l a super fie e. C'est un homme tjui ^ap-profondit rien, il s’arrête à la superficie.SUPERFICIEL, ELLE. adj. Qui n’est qu’à
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la superficie. Cette plaie n’est que superficielle.U est plus d’usage au figuré.
On dit figurément, Connoissance superfi-cielle, pour dire, Une connoissance légère, quine va qu’à effleurer les matières sans les appro-fondir; et Homme superficiel , pour dife, Unhomme qui n'a qu’une légère connoissance deschoses, et qui ne sa’t rien à fond.
SUPERFICIELLEMENT, adv. D une ma-nière superficielle. Ce coup ne Va touché quesuperficiellement
Il se dit plus souvent au figuré. Il ne sait leschoses que superficiellement. Les matières nesont traitées dan ; ce livre que superficiellement.
SUPERFIN, INE. adj. Ternie surtout em-ployé dans le commerce, pour signifier Un de-gré supérieur de finesse dans des choses dpmeme nature. Papier superflu. Liqueu super-fine. Teinture superfine. II se prend quelquefoissubstantivement. C’est du superfin, pour dire,Cela est trés-fin.
SUPERFLU UE. adj. Qui est de trop). Cesmeubles, ces ornemens sont superflus. Ces vian-des sont super t ues. Dépense superflue. Trainsuperflu.
Il signifie aussi Inutile. Des paroles super-lues. Des raisonnemens superflus, Regrets su-erflus.
Superflu, est quelquefois substantif, et si-gnifie, Ce qui est de trop, ce qui est au-delàdu nécessaire. Les-sSages ne désirent que le né-cessaire , ils méprisent le superflu. Le superflun’a point de bornes. On est obligé de donner lesuperflu de son bien aux j ouvres , de leur don-ner son superflu.
SUPERFLUITÉ, s. f. Abondance vicieuse,ce qui est superflu. La superfluité est condam-nable en toutes choses. Evi er la superfluité de•paroles dans un discours. Super fuite en habits.À quoi bon cette superfluité ? On se fut bienpassé de toutes ces super fuites . il faut retran-cher toutes les superfluités.
SUPÉRIEUR, EURE . adj. Qui est au-des-us. Il est opposé ù Inférieur. La région s npé-v cuve de l’air. 1/orifice supérieur de l’estomac.
Il se dit aussi dans le moral. Génie supé-rieur. C'est un esprit supérieur à tous les autres.i n esprit d’un ordre supérieur.
Cn disoit, La partie supérieure de l'rfme , en; arlaDt De la raison, par opposition aux p.n,.sions appelées La part e inférieure. Cola ne s*dit pins guère qu’en langage 1 Ecologique.
Il signifie aussi, Qîui a .mlorilé, pouvoir sules autres. Puissance supérieure. O t prier supé-rieur.
Cn dit. Force supérieure, pour dire, Fotau dessus d’une autre.
En tern es de Géographie ancienne, on ditPannonie supérieure, Pannonie inferieure , ehCe qui est la même chose que Haute Pannonie.Basse jUnnome.
il signifie aussi, Qui est au-dessus d’anautre cn rang, en dignité, en mérite, en forces.Super.eur cn science. iSupér-’eur en doctrine,en mérite. Les ennemis nous étoient supérieursen nombre, en infanterie .
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Il J8 dit aussi absolument,’dans le mêmesens. Les ennemis étoient fort supérieurs. Notrecanon étoit supérieur.
On dit, Être supérieur aux événement, auxrevers , etc. pour dire, Avoir un courage à le-preuve des evénemens, des revers, etc.
On dit aussi, Etre supérieur à sa place,pour dire, Avoir plus de talens que n’en exige•^a place.
On appelle Cours su] èrieures , Les Coursqui jugent en dernier uessort, et qu’on appelleautrement, Coui's souveraines.
On appelle aussi dans le même sens, Cort-ieils supérieurs, Des Tribunaux qui jugent endernier ressort. Le Conseil supérieur d'Alsace .
SUP- RIEUR, l.URE. s. Qui a commande-ment, autorité sur un autre. Il fiut obéir à sessupérieurs , nous I.iisser condu re par nos supé-rieurs. Il est mon égal, non pas mon supérieur.Supérieur pour le temporel. Supérieur pour I*spirituel, etc.
On appelle ordinairement dans lesCouvens,LeSupérieur, le Père Supérieur, la Supérieure,la Mère Supérieure , Celui ou celle qui dirige,,qui gouverne le Monastère.
SUPÉRIEUREMENT, adv. D’une manièresupérieure. Ces deux Auteurs ont écrit sur lamême matière, ma s Vun bien supérieurementù Vautre,
Il s’emploie aussi absolument, et sans qu’ily ait de comparaison exprimée. Ainsi on dit ,qu 'Un homme écrit supérieurement, pour dire,qu’il écrit parfaitement. On dit de même, Pein-dre supérieurement.
On dit aussi, Jouer supérieurement du vio-lon, toucher supérieurement le clavecin , pourdire j Exceller dans ces inslrumens.
SUPÉRIORITÉ, s. f. Prééminence, auto-rité. Sa Charge lui donne une grande supério-rité, lui donne la supériorité sur beaucoup degens. ■
Il se dit De ce qui excelle au-dessus desautres. Supériorité de génie. Supériorité d’esprit .Supériorité de courage, de mérite, de forces.
Il se dit aussi De l’emploi, de la dignité deSupérieur dans un Couvent , dans une Commu-nauté. Il aspire « la Supériorité de celte Mai-on Rcli fieuse. Elle est parvenue à la Supêrio-ité de.,.
■ UPERLATIF IVE. adj. Terme de Gram-..oirc. ' ni exprime la supériorité, soit dans lepi»u> gvan j Je gré, soit clans un degrc très-L'iw.s le premier cas c’est un superlatifotati. ; ans le second c est un superlatif ab--olu. zVo'U siq. criai ■ Plusieurs Langues ont
- terminaisons superlatives. Ttès-sage, estUi. su ei Irtif absolu, ue plus >aqe est un super-' ;tiC relatif.
. Il est aussi substantif. La Langue Françoiseria point de véritublcr superlatifs. Il faut éviterdans le style Vabus des superlali.*-. Illustris-sime, Séiênisrime, ci c. sont des superlatifs em-runtés de l’Italien, qui les a pris du Latin. Al’imitation de ces mots , on fait quelquefois enplaisantant dos superlatifs termines de même6'apantissime, ignorantissime, fourbissime.
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