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Tome second. L - Z.
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SUR

Forges, Pailles ou défauts qui se trouventdansl’acier.

SURCOMPOSÉ, ÉE. adj. Terme de Gram-maire . Il se dit Des temps des verbes dans laconjugaison desquels on redouble l’auxiliaireAvoir. J'aurois eu fait, -nous auriez eu dit, sontdes temps surcomposés.

SURCOMPOSÉ, s. maso. Terme de Chimie .Corps qui résulte de la combinaison des corpsque l’on appelle Composés .

SURCROISSÀNCE. s. fém. Ce qui croit aucorps par-dessus la nature.

SURCROÎT, s. m. Augmentation, ce qui estajouté a quelque chose , et qui en accroît, bnombre, ou la quantité, ou la force. Grandsurcroît. Notable surcroît. Surcroît' de muni-tions, de provisions. Pour surcroît d’appointe-meut, on lui donna.... Ils n’étoientquequatre,il en arriva deux autres de surcroît. Par unsurcroît de malheur, de misère, il es* arrivéque.... Pour surcroît de bonheur, il lui est échuune succession à laquelle il nepensoit pas. C’estun grand surcroît d'affliction pour lui , que lamort de son fils. Quel surcroît de douleur!

SURCROÎTRE, v. n. Il ne se dit guère queDe la chair qui vient dans les plaies, et en plusgrande abondance qu’il ne faudroit. Il faut fairemanger la chair gui surcroît en cette plaie, quicommence à y surcroître.

On le fait actif au sens d’Accroître au-delàdes bornes. Il ne faut pas surcroître brusque-ment le prix des marchandises.

SURDEjNT. s. f. Dent qui vient hors de rangsur une autre, ou entre deux autres dents. Ilfui est venu une surdent quil faut arracher.

On dit aussi d'Un cheval qui a quelquesdents plus longues que les autres, quTf a lessurdents , des surdents. Oter les surdents à uncheval.

SURDITE , s. f. Perte ou diminution con-sidérable du sens de l'ouïe. Guérir la surdiléd’un homme. Guérir un homme de la surdité.

SURDORER, v. a. Dorer doublement, dover à fond, solidement. Surdorer un lingot d’ar-gent qui doit être mis à la filière.

SunvoRÉ , ée. participe.

’ SURDOS, s. m. Bande de cuir qui porte surle dos du cheval de carrosse, et qui sert à sou-tenir les traits et le reculement.

SUREAU , s. m. Arbre plein d’une substancemoelleuse, qui produit des fleurs blanches, etdes fruits rouges-noirâtres. Flair de sureau.Quenouille de sureau. Canonnière de sureau. Lesfeuilles et l'écorce moyenne du sureau appli-quées en topique, sont d’un grand usage pourfaire désenfler les jambes hydropiques. Ellesont encore, aussi-bien que les fleurs et lesfruits, quelques autres propriétés médicinales.

SUREMENT, adv. Avec sûreté, en sûreté,en assurance.'De l’argent placé sûrement. Vouspouvez marcher sûrement par-là,

il signifie aussi Certainement. Cela est sû-rement arrivé comme on le dit.

SURENCHÈRE, s. f. Enchère qu’on fait au-dessus d’une autre enchère. Il a fait une sur-enchère sur moi.

SUR

SURENCHÉRIR, v. neut. Faire uïïe suren-chère. Un tel «voit jiris cette ferme , un autreest venu surenchérir, et a fait un tiercement.

SunETSCHÉm, if. participe.

SURÉROGATION, subst. f. Il sc dit De ccqu’onfait de bien au-delà de ce qu'on est obligéde faire, de ce qui n’est pas précisément d’o-bligation. U se dit proprement De ce qui estau-delà des obligations ou du christianisme, oude la profession religieuse. Les préceptes sont d’o-bligation étroite , les autres choseà sont de sur-érogation. Tout ce qui n’est point d’obligation,est regardé comme œuvre de surérogation. Lesfaux dévots aiment mieux faire des œuvres dtsurérogation^ que de satisfaire à celles qui sontd'obligation .

Il se dit aussi dans la môme acception, eüparlant De celui qui fait plus qu’il ne promet.Non-seulement il a fait ce qu'il avoit promis ,mais par surérogation il a fait encore tellechose.

SURÉROGATOIRE. adj. des 2 genres. Quiest au-delà de ce qu’on est obligé de faire.Œuvre surèrogatoU'e. Cela est surérogaloire.

SURET, ËTE. adj. diminutif de Sur. Unpeu acide , un peu aigre. Ce fruit est suret, aun petit goût suret. Cette pomme est surète.

SÛRETÉ, s. f. Éloignement de tout péril,état de celui qui n’a rien à craindre. Grandesûreté. Pleine et ejitière sûreté. Pourvoir à sasurefé. Dormir en sûreté. Il n’y a pasJLe sûretéà demeurer là. Il n’y a pas d$ sûreté en ce lieu-là , La sûreté publique est bien établie. Violerla sûreté publique. Être en sûreté. Se rendre ,se mettre en lieu de sûreté.

On dit , Être en lieu de sûreté , pour dire,Être dans un lieu d’asile, dans un lieu où l’onn’a rien à craindre pour sa personne; et, Mettreun homme en lieu de sûreté, pour dire, Lemettre en prison, s’assurer de sa personne.

On ‘dit, qu’Unc chose ne sc peut faire en sû-reté de conscience, pour, qu’Elb ne peut scfaire sans blesser la conscience.

On dit proverbialement, La défiance cslmère de sûreté.

Sûreté, se dit aussi d’une sorte de caution,de garantie que l’on donne pour l’exécutiond’un traité. Quand il fait une affaire, il prendtoutes les sûretés possibles. Je veux avoir messûretés. Vous voulez que je vous donne monargent , où est ma sûreté?

On appelle Places de sûreté , Les Placesqu’un Prince donne ou retient pour la sûretéde l’exécution d’un traité.

SURFACE, s. f. Superficie, l’extérieur, ledehors d’un corps. Surface plate, unie, rabo-teuse. La surface dvla terre. La surface de l’eau. «Une surface plane. Une surface concave. Unesurface convexe.

On le préfère quelquefois à Superficie. Je 11em’en tiens pas à la surface. Il faut savoir alla'au-delà de la surface. Cela présente une bellesurface , et rien de plus. Une grande surface deterrain ;

SURFAIRE, v. act ( Il sc conjugue commeFaire.) Demander plus qu’il ne faut d’une

SUR

chose qui est a vendre. Surfaire sa rnarchart*dise. Les Marchands 'surfont ordinairementNe me surfaites pas.

Surfait, Aite. participe;

SURFAIX, s. m. Sangle de cheval qui scmet sur les autres sangles, et qui, passant sousla selle, embrasse le dos et ie ventre du cheval.

SURGEON, s. m. Rejeton qui sort du tronc,du pied d’un arbre. Cet arbre n a point pousséderameaux, il en est seulement sorti quelquessurgeons.

On le disoit autrefois figurément, pour dire.Issu, descendant d’une race. Surgeon de la racede Charlemagne .

On appelle Surgeon d’eau , Un petit jetd’eau qui sort naturellement de terre ou d’uneroche.

SURGIR, v. n. Arriver, aborder. Surgir auport. Surgir à bon port. Il n’est guère d’usagequ’à l’infinitif. •

SURHAUSSEMENT, s. m. Action de sur-hausser, état de ce qui est surhaussé. Le sur-haussement des espèces fut une des fautes de cePrince. Le surhaussement des marchandises.

SURHAUSSER, v. a. Terme d’Architec-ture. Élever plus haut. Il ne se dit guère qu’enparlant Des voûtes qu’on élève au-delà de leurplein cintre. Çelte voûte est surhaussée.

StiBHATJSSSit, signifie^ Mettre à plus hautprix ce qui éioit déjà assez cher. Surhausser leprix d'une chose , ou la surhausser. Il a sur-haussé sa marchandise, il l’a surhaussée de prise»

Surhaussé, ée. participe.

SURHUMAIN, AINE. ad). Qui est au-des-sus de l’humain, soit au Physique, soit auMoral . Une taille surhumaine. Un courage sur-humain.

SURINTENDANCE, s. f. Inspection et direc-tion générale au-dessus des autres. Il a la sur-ntendance des vivres des Hôpitaux.

Il sc dit aussi De la charge, de la commis-sion du Surintendant, de la Surintendantc.La Sur intendance des Finances. La Surinten-dance des Bdtimens. La Surintendance de taMaison de la Reine a été donnée à une telUPrincesse. On appelle encore dans les MaisonsRoyales, Surintendance, La demeure c(u Sur-intendant des Bùtiniens. Il est logé à la Surin-lendance.

SURINTENDANT, s. m. Qui a l’Intendancede quelque chose au-dessus des autres. Il se ch*principalement De ceux qui sont Ordonnateurs*Administrateurs en chef des Finances duUn tel a été Surintendant des Finances , oUsimplement, a été Surintendant. Cette Ordon-nance a été donnée par le Surintendant. Il n fa plus aujourd’hui de Surintendant des F 1 'nances.LeDirecteur général a succédé au S^intendant des Bdtimens.

SURINTENDANTE, s. f. La femme du Sur-intendant.

On

la Reine , La Dame qui a la première chargela Maison de la Reine.

SURJET, s. masc. Espèce de couture qu* %tfait en tenant les deux étoffes qui doivent èt&

appelle iSurbitendante de la Maison d e