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Tome second. L - Z.
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6 2 6 SUR

on ne s’atteudoit point. La pluie nous a sur-pris. La nuit les surprit en chemin. II se ditplus souvent Des choses désagréables, et quitraversent nos desseins.

On dit d’Un mal qui arrive subitement ,inopinément, qu’On en a été surpris. Il uété surpris d'une attaque de goutte. La mortle surprit au milieu de ses projets, de sesplaisirs. '

On dit De la viande ou de la pâtisseriequ’un feu trop vif a brûlée avant qu/elle fûtcuite, que Le feu Va swprise , qu’on Va laissésurprendre , quelle est sw'prise.

On dit, Se laisser surprendre à , et, 5e lais-ser surprendre par. Il s’est laissé surprendre àcet air de candeur , par cet air de candeur , àces promesses y par ces promesses.

Sr rpris, ise. participe.

SURPRISE. s. fém. Action par laquelle onstu prend. Jl s'est rendu maître de cette Placepar surprise. Il sest servi de surprise autantque de force. C'est une étrange .surprise. Il fautse garder des surprises des chicaneurs.

Surprise, se preud aussi pour,Etonnement,trouble. Cet accident a causé une grande sur-prise. Tout le monde fut dans une surprise in-concevable. Je ne reviens pas de ma surprise.

SURSAUT, s. m. Surprise. ïl ne se dit guèreque dans cette phrase, S'éveiller en sursaut,pour dire, Être éveillé subitement par quelquegrand bruit ou par quelque violente agita-tion.

SURSÉÀNCE. s. fém. Délai, suspension,temps pendant lequel une affaire est sursise. Ily u eu un Arrêt , des Lettres de surséance.Surséance de tant de jours , de semaines , demois.

SURSEMER, v. act. Semer une nouvellegraine dans une terre déjà ensemencée.

SuRSEMÉ, ée. participe.

SURSEOIR, v. a .Je sursois, tu sursois, ilsursoit; nous sursoyons, vous sursoyez, ilssursoient. Je sursoyois. Je sursis. Je surseoirai.Je surseoirais. Que je sursisse. Les autres tempsne sont d’aucun usage. Suspendre, remettre,différer. ïl ne se dit guère que Des affaires, desprocédures. On a sursis toutes les affaires. Sur-seoir une délibération. Il vouloit faire surseoirle jugement du Procès, les poursuites, Vexécu-tion d’un Arrêt.

On dit dans le même sens en termes de Pa-lais, Surseoir au jugement d'une alfaire.il serasursis à l'exécution de l'Arrêt. Alors il es!neutre; et le participe actif Sursoyant , estaussi usité en termes de Palais.

Sursis, ise. participe.

Sursis , se prend quelquefois substantive-ment en termes de Palais, et signifie Délai. Ora ordonne un sursis. Il a obtenu.un su,] sis.

SURSOLIDE, subst. et adjeef. des 2 genres.Terme d’Algèbrc. Il se dit De la quatrièmepuissance d’une grandeur. que l’on nomni'ainsi, par la supposition ou la fiction quelle aune dimension de plus que le solide.

SURTAUX, s. ni. Toux excessif pour l’ïm jpût. Ai n'est guère d'usage qu’en cette phrase {

SUR

Plaider en surtaux , qui signifie, Porter saplainte en Justice, d’avoir été taxé trop haut.

SURTAXE, s. f. Taxe ajoutée à d’autres. Ilnous a fallu payer taxe et surtaxe.

SURTAXER, v. a. Taxer trop haut. Il seplaint quon l'a *111 taxe.

Surtaxé , ée. participe.

SURTOUT, adv. Principalement, plus quetoute autre chose. Il lui recommanda surtoutde bien servir Dieu . Faites telle et telle chose,mais surtout n'oubliez pas .

SURTOUT, s. m. Il se dit d’Une sorte dejustaucorps fort large, que l’on met sur tous lesautres habits. Il a un surtout sur son habit. Ilavoit deux beaux surtouts.

On appelle aussi Surtout, Une espèce depetite charrette fort légère, faite en forme degrande manne, et qui sert à porter du ba-gage-

On appelle encore Surtout, Une grandepièce de vaisselle d’argent, de cuivre doré, etc.qu’on place au milieu des grandes tables, etsur laquelle il y a des vases de fleurs, defruits, etc.

SURVEILLANCE, subst. f. Action de sur-veiller. Lu bonne éducation des filles dépendsurtout de la surveillance de leur mère.

SURVEILLANT, ANTE. s. Celui ou cellequi surveille. C'est un surveillant soigneux,habile, éclairé. Il faut leur donner une bonnesurveillante. Il ne sait pas que je lui ai donnéun surveillant.

Il est quelquefois adjectif. Cet homme esttrop surveillant, cet autre ne l’est pas assez.

SURVEILLE, s. f. Avant-veille, le jour quiprécédé immédiatement la veille. La surveillede Noël . La surveille de son départ, de sa mortLa surveille du combat.

SURVEILLER, v. n. Veiller particulière- -meut et avec autorité sur quelque chose. Cen'est pas assez que tels et tels prennent le soinde cette affaire, il faut encore quelqu'un poury surveiller. Un Général d'armée doit surveillerà tout ce qui se passe.

On dit aussi activement, Suiveiller quel-qu'un, pour dire, Être attentif à sa conduite.

Surveillé , ée. participe.

SURVENANCE, s. f. Terme de Jurispru-dence . Arrivée que fou n’a point prévue. Unedonation est révocable par survenance d'en-fans.

SURVENANT, ANTE. adj. Qui survient.Son plus grand usage est au substantif. Il y a,place pour les survenans.

SURVENDRE, v. a. (Use conjugue commeVendre.) Vendre trop cher, vendre plus que leuchoses ne valent. Il ne faut pas survendre . hn'est pas juste que vous me survendiez. Tout uété survendu ù cet inventaire.

Slrvendu, ue. participe.

SURVENIR, v. n. ( Il se conjugue commeVenir.) Arriver inopinément. Comme ilsctOienlensemble, il swvint du monde. S’il me survientdes affaires. Comme nous étions prêts à partir,il survint un orage.

Il signifie aussi, Arriver de surcroît. Si lu

SUS

fievre sui venoit la-dessus , s'il survient le nioin—dre accident, c’est un homme mort.

Survenu, ue. participe.

SURVENTE, s. f. Vente à un pr i x excessif.C'est une survente trop visible.

SUR VIDER, v. a. Ôter une partie de ce quiest dans un vaisseau, dans un sac trop plein.Il faut survider ce sac , ce vaisseau.

Survidé , ée. participe.

SURVIE, s. f. Terme de Pratique. Etat decelui qui survit à un autre. Et en cas de survie ,l'un des contractons s'oblige.... ■

SURVIVANCE. ». f. Droit, faculté de suc-céder à un homme dans sa charge après samort. Il a un Gouvernement, et le Roi lui aaccordé la survivance pour son fils. Il a étéreçu en survivance.Lettres, Brevet de survivance.

SURVIVANCIER. s. m. Celui qui a la sur-vivance d’une charge. Souvent le survivancierexerce du vivant du titulaire, et de son con-sentement.

SURVIVANT, ANTE. adj. Qui survit àun autre. On l’emploie toujours substantive-ment. Le survivant, la survivante aura tout lebien.

SURVIVRE, v. n. (Il se conjugue commeVivre.) Demeurer en vie après une autre per-sonne. Selon Vordre de la nature, les en fansdoivent survivi '6 au père. Il survécut à ses en-fans. On ne peut vivre long-temps, 'qu'on uesurvive à plusieurs de ses amis.

Il s’emploie aussi avec le régime simple,mais plus rarement. Il a survécu son pis, safemme.

On dit figurément, Survivre à son honneur,à sa réputation, à sa fortune,. pour dire, Vivretncore après la perte de son honneur, de sa ré-putation, de sa fortune. Au figuré, il est tou-jours suivi de la préposition à.

On dit aussi ^ Survivj’e à soi-même , se sur-vivre à soi-même, pour dire, Perdre avant lamort l’usage des facultés naturelles; comme lamémoire, l’ouïe, la vue, Ja raison. Il sc ditparticulièrement De ceux qui tombent en en-fance.

SUS

SUS. préposition. Sur. Il n’est plus guèred’usage que dans cette phrase, Courir sus àquelqu’un. G.’est un terme de Déclarations ,cfOrdonnances, etc.

En sus. Façon Je parler adverbiale, qui si-gnifie Par-delà. Il a touché des gratificationsc u sus de sou revenu.

Dans l’usage ordinaire. La moitié , le tiers ,le quart en sus, est l’addition qu’on fait à unesomme de la moitié, du tiers, du quart de cettesomme. Quah e francs cl le quart en sus., fontcinq livres,. Mais en termes de Finance, Le tiers,le quart en sus, veut dire, Une quantité qui,■tant ajoutée à une somme, donne une sommetotale dont cette quantité est le tiers, ou Je quart.Le quart en sus de douze mille francs , est quatremille francs. Le tiers en sus de six mille francs ,est trois mille francs. Quinze mille francs et hquart en sus, font vingt mille francs .