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Tome second. L - Z.
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le talon bas y qu’il est relevé de talon , basde talon .

La 'distance du talon du pied du cerf aux osou ergots, sert à connoîlre son âge. Dans lesjeunes cerfs, cette distance est de quatre doigts :dans les vieux, le talon joint presque les os;plus il en approche, plus le cerf est vieux.

On appelle aussi Talon , La partie d’un sou-Ker ou d’une hotte, sur laquelle pose le der-rière du pied. Souliers à talon de bois. Souliersà talon de cuir. Le talon d’une botic. Talonbas, talon hc.ut. Talon rouge.

,Ou appelle Talon rouge y Un jeune hommede la Cour qui a des tuions ronges à ses souliers.Les talons rouges de Versailles . C’est un talonrouge-.

On dit figurément et familièrement d’Unhomme qui en suit toujours un autre, qu’ilest toujours à ses talons y sur ses tâtons.

On dit figurément et familièrement, Mar-cher sur les talons de queiquwi, pour dire, Lesuivre de près en richesses, en dignité, en ré-putation, jusqu’à lui pouvoir donner de là ja-lousie , lui faire de- la peine, lui porter om-bijage.

On dit encore figurément et familièrement,qu’Une fille ou un garçon marchent sur les ta-lons de leur père ou de leur mère , pour dire,qu’ils sont déjà grands et eu âge de les rem-placer.

Oa dit figurément, d’Un homme qu’on afait fuir, qu’il a montré les talons. On lui afait montrer les talons. U est familier.

On dit proverbialement et populairementd’Un homme qui manque d’esprit en quelqueoccasion, quTl a l’esprit aux talons.

On dit proverbialement et populairement,Se donner des talons dans le cul, pour dire,Donner de grandes marques de joie, se moquerde tout ce qui peut arriver-; et encore, Vivreen toute liberté.

Talon, se dit aussi Du fer Uont est garniela partie inférieure d’une hallebarde, d’unepique, d’un esponion, etc.

On appelle Le talon d’une pipe, Une petiteéminence qu’on laisse au bas du godet, qui n‘ad’autre usage qiv de servir, en le frappant, àdétacher, ce qui-s’est amassé contre les paroisdu godet.

On appelle Talon y à certains jeux*de cartes,Ce qui reste de cartes après qu'on a donné àchacun des Joueurs le nombre qu’il leur enfaut. Il manque une carte dans le talon, au ta-lon. Le talon est-faux. Compter le talon.

TALONNER, v. a. ( T aloner. ) Poursuivrede près. Les ennemis se retiraient, et on les ta-lonnoit de fort près. Il est du style familier.

Il signifie aussi,.Importuner, presser vive-ment, jusqu’à l’importunité. Je le. talonnei-aide si près, que je l’ohh^srai de. me payer. Il est.du style familier.

Talonné , ÉE. participe.

TÀLONNIÈRE. s. f. (Talonière.) On ap-pelle ainsi Les ailes que, selon les Poètes an*«iens, Mercure portoit aux talons. Les talon-nières de Mercure.

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TALUS, s. m. (On ne prononce point laconsonne finale. On a écrit autrefois par cor-ruption, Talud , et Talut.) Inclinaison que l’ondonne à la surface latérale et extérieure d’unmur, de telle sorte que de haut en bas il ailletoujours en s’épaississant. Il se dit aussi d’Uneterrasse sans murs, lorsque scs faces latéraless’élargissent de haut en bas. Il faut donna • dutalus, plus de talus à cette muraille, a cetteterrasse.

TALUTER'. v. a. (On a dit autrefois T.alu-der.) Mettre en talus. U faut taluter les bordsd’un étang. Taluter un fossé,

TALUTÉyÉE. participe.

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TAMARIN, subst. m. Arbre qui croit dansl’Égypte, l'Arabie, l’Ethiopie et le Sénégal . Ils’élève aussi haut que nos noyers. .Son fruit estune silique ou gousse grosse comme lé pouceet longue comme le doigt, qui renferme unepulpe dans laquelle se trouvent des noyaux ousemences approchant' des lupins. Ce fruit senomme aussi Tamarin. Sa pulpe est purgativeet astringente. On l’emploie dans plusieurs oc-casions, et singulièrement pour* corriger lespurgatifs trop violens, tels que le tithymale, lascammonée, etc.

TAMARIS, ou TAMARISC. s. m. Espècede plante ou de petit arbre, dont le fruit, lebois , l’écorce , sont employés en Médecinecomme atténuans et propres à dissiper les obs-tructions. Une tasse de bois de tamaris. Lescendres de tamaris servent à faire de la soude.

TAMBOUR, s. m. Caisse de forme cylin-drique, dont les deux fonds sont de peauxtendues, sur l’une desquelles on frappe avecdes baguettes, et au son de laquelle on assemblel’Infanterie et - les Dragons, on les fait marcher,on les anime au combat, etc. Battre le tam-bour. Au premier coup de tambour. La garnisonsortit tambour battant-, .mèche-allumée.

On dit également bien, Battre du tambour,et Battre le tambour, mais dans des sens diffé-rons. Battre du tambour, signifie, Tirer dessons du tambour, jouer du tambour : Il a ap-pris ci battre du tambour. Battre le tambour ,signifie, Donner une annonce, un signal sur leambouF : On battit le tambour pour assemblerla troupe.

On dit aussi simplement, Battre. Battre-auxchamps- on ordonna■ de battre, pour dire,Battre le tambour.

On dit, que Le tambour appelle , pour dire,que Le tambour bat pour assembler les soldats,et leur faire prendre les armes.

On dit figurément st familièrement d Unhomme sur qui on a remporté plusieurs avan-tages consécutifs dans le jeu, dans la dispute,dans un procès -, dans un© affaire,. qu’Ürt l’amené tambour battant ,

On dit proverbialement d’Un homme enflé,ou par maladie, ou pour, avoir- trop mangé,qu’il a le ventre tendu comme un tambour.

On. dit proverbialement, en pariant d’Unoentreprise qui a, besoin de secret pour réussir,

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et que l’on divulgue mal a propos avant del'avoir exécutée , que C’est vouloir prendre de*lièvres au son du tambour.

On appelle Tambour de basque , Une sortede petit tambour, qui n’a qu’un fond de peautendue sur un cercle de bois, autour duquelil y a des plaques de cuivre et des grelots, etdont on joue avec le Bout des doigts. Jouer dufamhouj* de basque. Danser au son du tambour:de basque. Danser avec un tambour de basqueà la main.

On dit proverbialement, Ce qui vient de laflûte s’en retourn'e au tambour, pour dire, queDes biens acquis trop facilement, ou par desvoies peu honnêtes, se dépensent aussi aisé-ment qu’ils ont été amassés.

Tambour, se dit aussi De celui dont la fonc-tion est de battre le tambour, et qui lé porteordinairement pendu à son côté. Il est Tambourd’une telle compagnie. On envoya un Tamboursommer la Place, demander rechange des pri-sonniers, etc. Le Tambour Major d’un Régi-jnent. Les Tambours dè la Ville.

Tambour, est encore Une avance de menui-serie avec une porte au devant dè feutrée d’unechambre, pour empêcher le vent;

On appelle Tambour , dans certains jeux dePaume, Une avance ou saillie de maçonneriefaite en biais, qui est du côté de la grille, clqui, en détournant le cours de la balle, la rend'plus difficile à jouer. La balle donna dans letambour. Le tambour renvoya (a balle del'autre coté.

On appelle Tambour , dans une montre,dans une horloge, Un cylindre sur lequel est'roulée la corde ou la chaîne qui sert à lesmonter.

On appelle aussi Tambour, Chacune des as-sises de pierres cylindriques qui composent lefût d’une colonne.

Tambour , terme de Fortification. Traversedont on se sert pour empêcher les communica-tions des chemins couverts aux redoutes et lu-nettes d’être enfilées.

Tambour , en Mécanique. Espèce de roueplacée autour d’un axe, et au sommet de la-quelle sont enfoncés deux leviers pour pou-voir plus-facilement tourner Taxe et souleverles poids-.

Tambouk, terme d’Arts. Instrument d’uneforme circulaire sur lequel est tendu© une toileou étoffe de soie pour y exécuter à l’aiguilledifférons dessins de broderie.

Tambour , terme d’Ànatomie . On appelleMembrane du tambour , Une pellicule mince,étendue, qui fait partie de l’organe de l’ouïe-On l’appelle aussi Tympan de l'oreille , ousimplement, Tympan . Y T oyez- Tympan.

TAMBOURIN , s. masc. Espèce de- tambourmoins lôrge et plus long que le tambour ordi-naire, sur lequel on bat d’une seule main, et'qu’on accompagna ordinairement avec une pe-tite flûte pour danser. Jouer du tambourin..

On le dit aussi d’Un air qui se joue sur letambourin. Il y a dans cet Opéra un joli.tam-bourin,.