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Tome second. L - Z.
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TET

Têt, en Conchyliologie. La substance lu plusdure qui forme le corps dune^oquille.

On appelle Têt ou Taie d oreiller, L enve-loppe où on met un oreiller. Voyez Taie. On(Jevroit écrire Têt , à cause de 1 étymologie la-tine Tccjere.

On dit, Un têt à cochons, au lieu de Toit ,pour signifier, Le lieu ou on resserre ces ani-maux.

TÉTANOS , s. m. Mot emprunté du Grec, etdont les Médecins se servent pour désigner uneconvulsion dans laquelle la roideur du corpsest telle, qu’il ne peut se pencher ni d’un côtéui de l’autre.

TÊTARD, s. m. C’est le nom qu’on donneau petit de la .grenouille, qui, peu de joursaprès qu’il est éclos, paroît sous la forme d’unpoisson ayant la tète très-grosse et une queuemince. On se sert des têtards, pour faire voirau microscope la circulation du sa?ïg.

TÉTASSES, s. fém. Terme de dénigrement.Mamelles flasques et pendantes. Il est familier.

TÊTE. s. f. Chef, fa partie de l’animal quiest le siège .de la cervelle et des organes dessens, et qui ordinairement tient au reste ducorps par le cou. Le devant , le derrière de latête. Le sommet de la tête. Le haut de la tête.La fontaine de la tête. Avoir 1. tête ronde, laMe pinte, la tête pointue. Avoir la tête enfoncéedans les épaules, c’est-à-dire, Avoir les épaulesun peu trop élevées, ce qui est une difformité.Avoir les yeux à fleur de tête , c’esl-à-dire,Avoir les yeux un peu plus saillans qu’ils ne 1 qsont ordinairement. Lever la tête. Baisser latête. Tourner la tête. Branler la tête. Fairesigne de la tête. Examiner quelqu'un de la tête*ux pieds , depuis les pieds jusqu à la tête. Latête lui branle. Branlement de tête. Couper latête. Trancher la tête à un criminel.On le con-damna à avoir la tête tranchée, à perdrela têtesur un échafaud. La tête d’un mort. Une têtede mort. La tête d’un lion, La tête d’un cheval.Ce cheval porte bien sa tête , place bien sa tête,ramènebien sa tête. La tête d’un oiseau. La têtedes poisons et des serpens tient immédiatementau reste du corps.

On dit, Tomber la tête la première, tombercul par-dessus tête » Le dernier est du style fa-milier.

On dit proverb. Il est accoutumé à cela,comme un chien à aller nu-tête.

On se sert souvent du mot Tête, pour signi-fier seulement, Le crâne, la partie de la têtequi comprend le cerveau et le cervelet ; et c estdans cette acception qu’on dit, qu’l/n hommes’est casse la tête, qu’il s’est donné un coup ùla tête , qu’il s’est fait un trou à la tête. Lescoups à la tête sont dangereux. On dit dans lemême sens, T été pelée, tête chauve , en parlan td’Une personne qui n’a point du tout de che-veux, ou qui n’en a point sur une partie de lalète.

On dit, Avoir la tête pesante , la tête embar-rassée. On dit aussi, Mal de tête y douleur detête; et dans ces phrases, Téie signifie Le de-dans de la tète.

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Ou dit proverbialement, Grosse tête peu desens , pour dire , que La grosseur de la têten’augmente pas la capacité de l’esprit.

On dit de même, T été de fou ne blanchitjamais, soit parce que la folie abrège commu-nément les jours, soit parce que les fous u’outguère.l'habitude des.chagrins et des tristes pré-voyances qui font blanchir avant le temps.

On dit proverbialement et populairement,d’Un homme léger, vain, étourdi, extravagant,qu’il a bien des chambres à louer dans sa tête.On dit familièrement dans le meme sens, Avoirla tête mal timbrée, la tête fêlée. A-.-oir un coupde hache à la tête

Ou dit aussi proverbialement d’Un hommeprompt, colère, et qui se fâche aisément, qu’ila la tête près du bonnet . Et on dit De deux per-sonnes qui sont toujours de même sentiment,que Ce sont deux têtes dans un bonnet.

On dit communément, qu 'Un homme a cin-quante ans, soixante ans, etc. sur la tête , pourdire, qu’il est âgé de cinquante ans, de soixanteans, etc. qu’il a des affaires par-dessus la tête,pour, qu’il a beaucoup d’affaires ; quTÏ a desdettes par-dessus la tête, pour, qù’Ilest accabléde dettes; et, qu Tl.ne sait où donner de la tête,pour, qu’il ne sait que devenir.

On dit d’Une entreprise où il est impossiblede réussir, que C’est vouloir donner de la télécontre les murs.

On dit proverbialcment«et figurément, A la~ver la tête d’un More, à laver la tête d’un âne ,on y perd sa lessive, pour, Inutilement on sedonne beaucoup de sem et de peine, pour fairecomprendre quelque chose à un homme quin’en est pas capable, ou pour corriger une per-sonne incorrigible.

On dit. aussi proverbialement et figurément,qu’On a bien lavé la tête à un homme , pour,On lui a fait une forte réprimande.

On dit proverbialement et figurément d’Unhomme à qui on ne peut faire aucun reprocheavec justice, qu’il peut aller partout la tête le-vée, qu’il va tête levée partout.

* On dit figurément d’Un homme qui se pré-cipite aveuglément dans le péril, qu’il y vatête baissée. On le dit aussi d’Un homme quientreprend avec chaleur une affaire qu’on luipropose; et l’on dit d’Un homme qui donne ai-sément dans un piège, qu'Ily donne tête baissée.

On dit proverbialement et populairement,d’Unhommc qui s’emploie avec ardeur et sansprécaution pour faire réussir quelque chose,qu71 y de cul et de tête, comme une cor-neille qui abat des noix.

On dit figurément d’Un homme qui s’engagefrusquement cl inconsidérément dans une af-faire périlleuse, qu’il s’y est jeté la tête la pre-mière.

On dit proverbialement d’Un homme qui setrémousse fort pour quelque chose, et qui faitbien des voyages inutiles, que Sa. têle donnebien de l'exercice à ses pieds.

On dit par exagération, La tête me fend,peur dire, J’ai un très-grand mal de tetç ; et,La tête me tourne, pour dire, Les objets me

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i pnroissont comme s’ils tournoient autour c!emoi; on le dit aussi dUn homme surcharged’occupations, d’afîaires.

On dit, La tête a tourné à un homme, pourdire, Il est devenu fou. Et figurément on dîtd’Un homme qui se trouble dans le péril, dansquelque occasion importante, où l’on a besoinde fermeté et de présence d’esprit, que La têului tourne. On dit aussi ^’Ua homme qui,étant élevé en dignité, en faveur, vient à scméconnoître et à abuser de sa fortune, que Latête lui a tourné.

On dit figurément et familièrement, Tournerla tête à quelqu'un , pour dire, Lui inspirerune sorte de folie, changer sa façon de penser.Celte femme lui a tourné la tête. Il en a la tétatournée. Une fortune trop subite tourne souventla tête à des hommes qui nètoieut pai faitspour y arriver.

On dit figurément et familièrement, Crier,a pleine tête , crier à tue tête, du haut de satête , pour dire, Crier de toute sa force ; Rom-pre la tête à quelqu’un de quelque chose } pour,L’cn importuner; et, Se rompre la tête , se cas-ser la tête à faire quelque chose , pour, S'y ap-pliquer avec une grande contention, un grandtravail d’esprit. Il est si sourd, que quand onlui parle, il faut crier à pleine tête, à tue tête.J'ai bien affaire qu’il me vienne rompre la têtede ses folies. Il se rompt la tête à faire des vers,à résoudre des problèmes.

On dit d’Un travail appliquant, d’un calcullong et embrouille , d'un jeu qui demandebeaucoup de combinaisons, comme les échecs ,d’un vin gros et fumeux, que C’est un casse-tête. Yoy. Casse-tête.

On dit d’Une odeur forte,qu’alla porte à latête : on le dit De la vapeur du charbon; onle dit De certains vins. On dit aussi, Ce vindonne dans la tête, monte à la tête , pour, Ilenvoie des fumées à la tète.

On dit d’Un homme qui boit beaucoup sanss’enivrer, qu’il a la tête bonne.

On dit proverbialement et figurément, qu’ Uiihomme a martel en tête , pour dire, qu’il estjaloux; ou pour dire en général, qu’il a dansl’espril des choses qui l’inquiètent. Et l’on dit,qn’Une chose met martel en tête, donne martelen tête, pour dire, qu’Ellc donne de l’inquié-m.Te, de la défiance, du chagrin.

On dit populairement, Jeter une marchan-dise à la tête, pour dire, L’offrir à vil prix. Ily avoît tant de gibier au marché, qu'on le j&,toit à la tête.

On dit, qu'il ne faut pas se jeter.à la têtedes gens, pour dire, qu’il ne faut pas fairetrop d'avances, qu'il est bon quelquefois de sefaire uu peu rccl.erolirr.

On dit proverbialement, Je parie ma tête,je parie ma tête à couper, je mets mu tête àcouper, qui est la gageure d’un fou, que celaest, pour dire, ,Te parie tout ce qu'on voudra,que cela est; je œe soumets à perdre tout cequ’on voudra, si cela n’est pas : et quelquefoisà la fin de l'affirmation, l’on ajoute, J y met-trais nia télé. Et proverbialement, à propos de

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