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Tome second. L - Z.
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TIR

TIR

TIR. s. m. Terme d’Artillerie. Ce mot de-signe l’explosion de toute arme à feu, pointéedans une direction quelconque. La théorie dutir, La pratique du tir. Tir perpendiculaire,oblique, à ricochet Tir ras ait, plongeant, fi-chant. La justesse du tir.

On dit, Ce fusil tifa pas le tir juste , il di-verge , pour dire, qu’On n’est pas assuré del’effet de la direction.

TIRADE, subst. f. 11 se dit proprement Dequelques morceaux d’un ouvrage en prose ouen vers H’une certaine étendue, dans et sur lemême sujet. Il y a de belles tirades dans cePanégyrique. Il nous a dit une belle tirade deson Poème. Dans les pièces de théâtre les ti-rades nuisent souvent à la vérité du dialogue età la marche de Faction.

Dans ce sens-là, on appelle Tirades \ Leslieux communs qu’on emploie avec quelque dé-veloppement, et qui n’ont qu’un rapport éloignéà l’action et à la situation actuelle. Les Comé-dies modernes ne sont pleines que de tirades.T'envie de briller par des tirades est la maniedes jeunes gens. Il ne lui répondit que par unetirade d’injures, par une tirade de sottises.

En Musique on appelle Tirade, Le passageque fait la voix ou l'instrument dans l’inter-valle d’une note à une autre par les notes dia-toniques de cet intervalle distinctement articu-lées. Une tirade brillante.

On dit adverbialement, Tout d'une tirade,pour dire, Tout de suite, sans s'arrêter. Il nousa dit une centaine de vers tout d’une tirade. 11est du style familier.

TIRAGE, s. m. Action de tirer. On a payétant pour la toise de moellon , et tant pour letirage. Il a fallu attacher des chevaux au ba-teau, et il en a tant coûté pour le tirage.

On appelle Tirage, en Imprimerie,L ’actionde mettre les feuilles sous la presse et d’y im-primer les caractères. Il en a coûté tant pourle tirage de ces feuilles. On le dit aussi des es-tampes.

Le tirage de? métaux, e st L’action de lesfaire passer par la filière. Le tirage, de l’or, del'argent. L’or est celui de tous les métaux quis'étend le plus au tirage.

Le tirage de la soie, est L’action d’en fairepasser le fil du cocon sur le dévidoir.

On dit, Le tirage d'une Loterie , pour ex-primer L’action d’en tirer les billets ; et dans lemême sens, on dit, Le tirage de la milice.

On appelle aussi Tirage , sur le bord des ri-vières , L’espace qu’on laisse libre pour le pas-sage des clievaux qui tirent les bateaux. Il fautlaisser tant de pieds de tirage sur le bord decette rivièi'e.

TIRAILLEMENT, s. m. Action de tirailler,ou l’effet de cette action ; et dans ce derniersens-là, on appelle ainsi une sorte de malaise

de sensation importune, excitée dans cer-tainesparties intérieures du corps, par quelqueMouvement irrégulier qui s’y passe, et qui les

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fait sentir comme tiraillées. Tiraillement d'es-tomac. Tiraillement d'entrailles. *

On dit fignrément, Tiraillement d'esprit,pour exprimer Incertitude , partagé entre lesaffections, perplexité continuelle. J’éprouvoisune sorte d'inquiétude et de tiraillementd'esprit.

TIRAILLER, v. acl. et fréquentatif. Tirerune personne à diverses reprises, avec impor-tunité, ou avec violence. Il y a une heurequ’ils ne font que me tiraille}'. Les Serqens letiraillèrent long-temps.

Il se dit figurcment, pour marquer seule-ment Des instances répétées. Il s’est bien faittirailler pour consentir à ce qu’on vouloit delui.

Il est aussi neutre, et signifie, Tirer d’unearme à feu mal et souvent. Il y a long-tempsqu’ils ne font que tirailler. Il est du style fa-milier.

TinAuxÉ, ÉE. participe.

TIRAILLERIE, s. f. L’action de tirailler. Il.:e dit à la guerre, dans le sens de Tirer sansordre et sans but.Cette tiradleriem'importune.On fit cesser cette tiraillerie.

TIRAILLEUR, s. m. Celui qui tiraille. Unese dit que des Chasseurs qui tirent mal, ou desSoldats qui tirent en désordre.

TIRANT, s. m. Cordon servant à ouvrir ouà fertnei une bourse. Les tir ans d’une bourse.

Tirant, singul., ou Tirans , pluriel. Mor-ceaux de cuir placés des deux côtés du soulier,

<ui servent, à l’aide de boucles, de cordons oi:d'agrafes, à l'attacher sur le coude-pied, demanière que le pied soit ferme cl le talon bienemboité.

Tirant, est aussi, en ternies de Charpente-rie , Une pièce de bois qui tient en état les deuxjambes de force du comble d’une maison.

On appelle aussi Tirant, Une barre de ferattachée à une poutre, et dont l’extrémité porteun œil qui reçoit une ancre pour prévenir l’é-cartement du mur.

Tirant , se dit encore De certaines portionsde.nerfs de couleur jaunâtre, qui se trouventdans la viande de boucherie.

Tirant, en termes de Marine, signifie, Laquantité d'eau que tire un navire, la hauteurd’eau dont il a besoin pour être à flot. Le tirantd)e ces deux vaisseaux n’est pas égal.

TIRASSE, s. fém. Sorte de filet ou de rets,dont on se sert pour prendre des cailles, desalouettes, des perdrix, etc. Prendre des cailles,des perdrix à la tmasse.

TïRASSER. v. a. Chasser à la tirasse, pren-dre à la tirasse. Ils sont allés tirasser des cail-les, tirasser des alouettes. Il se dit aussi absolu-ment. Ils s'amusent à tirasser. Il s’emploie en-core au neutre. Tirasser aux cailles. %irasscraux alouettes.

Tirasse , ée. participe.

TIRE. s. f. U n’est d’usage .que dans cesphrases, Voler à tire-d'aile , pour dire , Voleraussi rapidement qu’il est possible ; et, Toutd'une tire, pour dire, Sans discontinuation, toutde suite. Ce dernier n’est que du style familier.

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TIRE-BALLE, s. masc. Instrument dont lesChirurgiens se servent pourretirer la balle res-tée dans une blessure faite par une arme à feu.Il y a plusieurs sortes de tire-balles.

On le dit de même d’Un instrument dont onse sert pour tirer d’un fusil ou d’une carabinela balle qui y est entrée de force.

TIRE-BOTTE, s. m. Tissu de fil ou de soiequ’on attache aux deux côtés d’une boue, pourla chausser plus aisément.

On appelle aussi Tire-botte , De gros galonsde fil, dont les Tapissiers se servent pour bor-der les étoffes qu’ils emploient en meubles.

TIRE-BOUCHON , s. masc. Vis de fer oud’acier, qui tient à un anneau, et dont ou se sertpour tirer les bouchons des bouteilles.

TIRE-BOURRE, s. m. Instrument composéde deux fils de fer roulés en spirale, dont lesextrémités forment deux crochets pointus, etqui, étant rais au bout de la baguette d’unearme à feu, sert à en tirer la bourre, afin qu’oneu puisse ôter la charge.

TIRE-D’AILE, s. m. Battement d’aile prçmptet vigoureux que fait un oiseau quand il volevite. Il ne s’emploie qu adverbialement. Volerà tire d’aile.

TIRE-FOND. s. m. Instrument avec lequelle Chirurgien enlève la pièce d’os qu’il a sciéeavec son trépan.

Tire-fond , est aussi Un anneau He fer, quiaboutit en vis, et qui sert aux Tonneliers pourélever la dernière douve du fond d’un tonneau,afin de la faire entrer dans la rainure. U soitaussi à divers autres usages, comme à suspen-dre un lustre ou un ciel de lit au plafond d’unechambre.

TIRE-LAISSE, s. m. Terme du style fami-lier, qui s'emploie lorsqu'un homme vient àêtre frustré tout d'un coup d’une chose qu’ilcroyoit ne lui pouvoir manquer. On lui avoitfait espérer un tel Emploi , on Va donné à unautre , voilà un fâcheux tire-laisse. C’est untire-laisse qu'on lui a donné.

TIRE-LARIGOT. Il n’est d’usage que danscette façon de parler adverbiale et proverbiale,Boire à tire-larigot , pour dire, Boire excessi-vement. Voy. Làiu&ot. II est populaire.

Quelques-uns disent qu’il faudroit écrireTire la rigaud , et que ce proverbe signifie,Boire comme les sonneurs qui tiroient unegrosse cloche connue à Rouen sous le nom deLa Rigaud, du nom du donateur.

TIRE-LIGNE, s. m. Petit instrument d’ar-gent , d’acier ou de cuivre, terminé par unepincette de fer en forme de lance, dont on sesert pour tirer des lignes plus ou moins grosses.Les deux lames de la pince d’un tire-ligne qu’onapproche ou qu’on éloigne à volonté, donnentle moyen de tirer des lignes de différentesgrosseurs.

Iire-ug-ne, est aussi Une sorte de sobriquetou d’injure, dont les Architectes se serventpour désigner ceux qui ne savent que tracerdes plans sans invention, sans génie. Ce n'estqu’un tire ligne. C’est un terme bas et de mépris.

TIRELIRE , s. f. Petit vaisseau de terre, ou

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