6yo TIR
tirais, ou së tenir en arrière ; et Tirer au large ,pour, S’enfuir. Il est familier.
Tirez, tirez. Termes dont on se sert ordi-nairement pour chasser un chien.
Tirer, s’emploie aussi au neutre avec lapréposition Sur; et alors il signifie, Avoirquelque rapport, quelque ressemblance. Il sedit principalement Du rapport que les cou-leurs ont ensemble. Cette pierre tire sur le vert.Le plumage de cet oiseau tire sur le violet .
Tiré, ée. participe
On dit, Un visage tiré . pour dire, Un vi-sage abattu, maigri.
On dit proverbialement, Ils en sont auxcouteaux tirés , à couteaux tirés , pour dire, Ils ,sont ennemis déclarés.
Tiré se prend substantivement pour Unechasse au fusil. Le Roi fit hier un beau tiré.
TIRET, s. m. Petit morceau de parchemincoupé en long et tortillé , servant à enfil< r et àattacher des papiers ensemble. Attacher despièces d’écriture avec des tirets.
On appelle aussi Tirets Un petit trait hori-zontal qu’on fait au bout de la ligne,quand unmot n’est pas fini, ou dont on se sert pourjoindre certains mots, qui proprement sontcensés n’en faire quun ; comme dans tout-puis-sant , Belles-Lettres, Les Imprimeurs l’appellentV vision.
TIRETAlNE. s. f. Sorte de droguet, draptissu grossièrement, moitié' laine, rgoitie' fil. Unhabit de tiretaine .
TIRE-TÊTE. s. masc. Instrument qui sert à*îir-'r la tête d’un enfant mort dans l’accouche-ment, et resté engagé dans le passage, ou latète séparée du corps et restée dans la matrice,
II y a plusieurs sortes de tire-têtes. ^
TIREUR, s. m. Celui qui tire. Il s’emploieavec plusieurs mpts. Ainsi on appelle Tireurd'or, Un ouvrier dont le métier est de tirer del’or en fils déliés; et Tireur d’armes , Celuidont la profession est de montrer à faire desarmes. Le dernier est vieux.
On appelloit autrefois Tireur de laine, Unfilou qui voloit les manteaux la nuit.
Tireur, se dit absolument d’Un chasseurqu’on entretient pour tuer du gibier. Il a deuxtireurs qui le fournissent de gibier.
On dit d’Un Chasseur au fusil, que C'est unbon tireur , un mauvais tireur. Il se dit aussiabsolument Des soldats chargés de faire uneDécharge d’armes à feu. On disposa des tireurssur plusieurs points. Nos tireurs eurent l’avan-tage et firent taire le feu des ennemis.
Tireur, se dit aussi en termes de Commerce«t de Banque, pour, Celui qui tire une lettre dechange sur quelqu’un. On a condamné le tireurà payer la somme portée par la lettre pro-testée.
TIROIR, g. masc. Espèce de petite caisse ouLayette emboîtée dans une armoire, dans une.table, dans un comptoir', et qui se tire par lemoyen d’un boulon ou d’un anneau. Mettredes papiers dans un tiroir. Il faut chercherdans les tiroirs de cette armoire.
On appelle Pièces à tiroir, Les pièces do j
TIS
théâtre dont les scènes, sans être liées les unesavec les autres, tiennent à une idée commune,et n’ont nulle relation entre elles.
TIRONIEN, IENNE. adj. Il sc dit Des carac-tères d’abréviation, ‘dont Tiron , affranchi deCicéron , est l’inventeur.
TIS
TISANE, s. f. Eau où Ton a fait bouillir del’orge, de la réglisse, du chiendent ou autrechose, soit grain, soit racine ou herbe, pour encomposer un breuvage. Tisane rafraîchissante.Un veire de tisane. Il ne boit que de lu tisane.Tisane purgative , C’est celle où l’on a mêléquelque purgatif.
TISON, s. m. Reste d’une bûche, d’un mor-ceau de bois, dont une partie a été brûlée. Ti-son allumé. Tison ardent. Tison éteint. Rap-procher les tisons , etc.
On dit d’Un homme qui est ordinairementauprès du feu, qu'il garde les tisons , qu’il esttoujours sur les tisons , qu’il a toujours le nezsur les tisonsj
On dit figurément et familièrem. Des vieillesgens qui sont toujours au coin du feu, cpillr.crachent sur les tisons.
On appelle populairement, Tison d’enferUn méchant homme, une méchante femme-,qui excite au mal par ses discours, par sesexemples; et figurément, Tison de la discorde ,tison de discorde , pour dire, Un caractère sé-ditieux et funeste au repos de la société.
Tison de discorde , se dit aussi d’Unë chosequi est une matière continuelle de discorde, unsujet de querelles qui ne s’éteignent point.
On 'dit proverhialem. Noël à son pignon , etPâques à son tison , pour marquer Le dérange-ment des saisons.
TISONNÉ, adj. m. (Tisonè. ) U ne se ditque dans cette phrase, Gris tisonné ou char-bomié , pour désigner Le poil d’un cheval surlequel on observe des taches irrégulièrementéparses de coté et d’autre, comme si le poil eûtété noirci dans ces endroits avec un tison. Uncheval gris tisonné.
TISONNER, v. n. ( Tisoncr .) Remuer lestisons. Quand il est auprès du feu , il ne favque tisonner. Il s'amuse ioujours à tisonner. ■
TISONNEUR, EUSE. s. ( Tisoneur. ) Celui,celle qui aime à tisonner. Ç’estt un grand tison-iieur.
TISSERAND, s. m. Ouvrier qui fait de latoile. La navette d'un Tisserand . Le métierd'un Tisserand . Le métier de Tisserand .
On le dit aussi Des ouvriers qui font desétoffes de laine ou de soie ; et alors on dit, Tis-serand en drapy Tisserand en soie.
TISSER, v. a. Faire un tissu. Tisser du lin ,de la laine, du coton, etc.
Tissu , ue. participe emprunté de l’ancienmot Tistre.
TISSERÀNDERIE. s. f. Profession de ceuxqui tissent ou qui vendent les . ouvrages faitspar les Tisserands. Exercer la lisseranderie etla draperie ,
TISSURE, s. f. Liaison de ce qui est tissu.
tit
Tissure ferme , serrée. Tissure lâche. La tissurede cette toile est inégale.
On dit figurément, La tissure d'un discours 4d’un poème, etc. pour, La disposition, Tordre,l’économie des parties U’un discours , d’unpoème. Il y a d’assez belles choses dans ce dis-cours , mais la tissure n’en vaut rien.
TISSUTIER. s. m. Rubanier, ouvrier quifait toute sorte de tissus, ’de rubans, de gan-ses , etc.
TISTRE. v. act. Faire de la toile ou desétoffes, en entrelaçant les fils dont on les doitcomposer. Il n’est plus en usage, hors destemps formés 'de Tissu 9 qui est son participe.Il a tissu cette toile.
On dit figurent. qu 'Un homme a tissu uneintrigue y pour dire, que C’est lui qui l’a con-duite , qui Ta menée.
Tissu , ue. participe. On dit poétiquement,Des jours tissus d’or et de soie.
Il est aussi substantif, et se dit particulière-ment De certains petits ouvrages tissus au mé-tier. Voilà un beau tissu de soie. Un tissu d’oret d’arqent. Un tissu de cheveux.
On dit figurément, Le tissu d'un discours ,pour, Ce qui fait principalement l’ordre et l’é-conomie 'd’un discours. Le tissu de son discow'sètoit fort bon.
On dit à peu près dans le même sens, Untissu de grandes actions , pour, Une longuesuite de grandes actions. Sa vie est un tissu cegrandes et belles actions. Un tissu de mer-veilles.
Tl T
TITHYMALE. s. m. Plante à fleur en formede cloche, et dont la tige a un suc laiteux etcorrosif. Tous les Tithymalessant hydragogues.
TITILLANT, ÀNTE. adj. Qui éprouve unmouvement de titillation. Un vin de Champa-gne frais et titillant.
Il signifie aussi, Qui chatouille.TITILLATION, s. fém. (On prononce lesL, mais sans mouiller.) Sorte de mouvementsautillant et doux qui se remarque dans eer-tains corps. Un mouvement de titillation,, Latitillation "du vin de Champagne .
Il signifie aussi, en termes de Médecine, unesensation de chatouillement; et on dit égale-ment, Une titillation agréable , une titillationincommode .
TITILLER, v. n. Éprottver un mouvementde titillation. Il signifie aussi Chatouiller. Cevin titille dans le verre. Il titille le palais. LesMédecins disent de certains remèdes, qn’U stitillent les nerfs. U est actif dans ces deuxphrases.
TITRE, s. m. Inscription qui fait connoîtreU matière d’un livre ou d’un chapitre, et quel-quefois le nom de l’Auteur qui l’a compose? etc.
Le titre d’un livre. Il a donné un beau titre ason livre. Il n’y a rien dans ce chapitre de ceque le titre annonce.
Titre. Petit, trait que l’on met sur une îet^tre, pour suppléer à quelque autre lettre quin’est pas marquée,-et pour écrire en abrège*