Ion enferme ces animaux; et on dit figurémentd’Une chambre malpropre, que C'est un toit àcochons.
Dans les mines, on appelle T oit, La partiede la roche qui couvre la mine ou le filon,
TO L
TOLE. s. fém. Plaque de fer battu, dont onfuit des poêles et d’autres ouvrages. Son poêlen'est pas de fonte , il est de tôle. Cheminée gar-nie de tôle .
TOLÉRABLE, adj. des 2 genr. Qu'on peuttolérer. Pensez-vous que cela soit tolérable?Cette douleur n'est pas tolérable. Si c’est un dé-faut. il est bien tolérable.
TOLÉRANCE, s. f. Condescendance, indul-gence pour ce qu’on ne peut empêcher, ouqu’on croit ne devoir pas empêcher. Longue to-lérance. Ce n'est pas un droit, c'est une tolé-rance. Il ne jouit de cela que par tolérance. Iln'en jouit que par la tolérance de ceux qui lepourvoient empêcher.
Tolérance, se dit en matière de Religion,pour dire, La permission de professer une opi-nion, d’exercer un culte. Tolérance Ecclesias-tique. Tolérance Civile.
La Tolérance Ecclésiastique ou Religieuse consiste à ne point traiter d’erreur nuisible ausalut certaines opinions ou certains points depratique. La Tolérance Religieuse ne s’étendque sur ce qui n'est pas déclaré article de Foi.La Tolérance est prescrite aux Théologiens en-vers les opinions des, diverses Ecoles.
La Tolérance Civile c$t la permission que lePrince ou l’Etat donne de professer telle opi-nion, d’exercer tel culte, de n’en professer au-cun, sans aucune contrainte .à cet égard. LaTolérance Civile peut être restreinte à certainscultes. Tolérance civile générale pour toutes lesSectes Chrétiennes. Tolérance universelle detoutes* les opinions sur la Divinité.
TOLÉRANT, ANTE. adj. Qui tolère. Il nese dit guère qu’en matière de Religion, de ceuxqui pratiquent la tolérance. Un Prince tolé-rant.
On le dit aussi quelquefois d’Un caractèreindulgent dans le commerce de la vie. Il estfort tolérant de son naturel.
TOLÉRANTISME, s. m. Système de ceuxqui croient qu’on doit tolérer dans un Etattoutes sortes de Religions. Le tolérantisme abeu dans plusieurs Etats.
Tolérantisme, s. masc. se dit en ThéologieDu système de ceux qui étendent trop loin laTolérance Religieuse. Celte Tolérance dégénèreen Tolérantisme. U s’est dit aussi, mais à tort,Des Partisans de la Tolérance Civile. Celle-ciU est point un système, c’est un principe ét undroit.
TOLÉRER, v. a. Supporter, avoir de l’in-dulgcnce pour des abus, supporter des chosesqui d'elles-mêmes ne sont pas bien. On tolèretoutes sortes de Religions en ce Pays-là. Il y ades lieux où Ion permet Vexercice du Judaïsme,e t d’autres où l’on ne fait que le tolérer. Dieutoîei e les impies pour un temps . Il y a des abusTome I£.
qu'on ne doit jamais tolérer. Il faut tolérer lesdéfauts de son prochain. Tolérer quelqu'un.
Toléré, ée. participe.
TOLLÉ. Mot latin pris de l’Évangile, et qui! n’est d’usage que dans cette phrase. Crier tollésur quelqu'un , ou seulement Crier tollé , pourdire, Crier afin d'exciter de l’indignation contrequelqu’un. Il fait ci’ier tollé contre lui. Il estdu langage familier.
TOM
TOMAN. s. m. Somme de compte en usageen Perse . Le toman vaut quarante-six livres denotre monnoie.
TOMBAC , s. m. (On prononce le C. ) Sortede métal factice, composé de cuivre et de zinc.Le tombac est blanc quand le zinc domine , etjaune quand c’est le cuivre.
TOMBE, s. f. Grande table de pierre, *demarbre, de cuivre, etc. dont on couvre une sé-pulture. Tombe de marbre. Tombe de pierre.Tombe de cuivre. Ci git sous cette tombe....Lever une tombe. Mettre une épitaphe sur Unetombe.
On dit, Avoir droit de tombe dans une Eglise,pour dire, Avoir droit d’y être enterré. Il estvieux. On dit aujourd'hui ; Avoir droit de sé-pulture.
Tombe , se dit aussi pour Sépulcre. Il estdans la tombe. On dit poétiquement, Descen-dre dans la tombe, pour dire, Mourir.
TOMBEAU, s. masc. Sépulcre, monumentélevé à la mémoire d un mort dans l’endroitou il est inhume, où il est enterré. Tombeaumagnifique. iSupei'he tombeau. Les tombeauxdes Rois. Dresser, élever un tombeau.
On appelle aussi Tombeau, Tout lieu où unhomme est enterré. Il nous faudra tous des-cendre au tombeau.
On dit, qiiUne famille a son tombeau en telendroit, pour dire, qu’On y enterre ordinaire-ment tous les morts de cette famille.
Cn dit, que Les tombeaux sont sacrés , pourdire, qu’il faut respecter le lieu où les mortssont enterrés.
On dit figurément, Fouiller dans le tom-beau de quelqu'un, pour dire, Rechercher savie après sa mort, pour noircir sa mémoire.
On dit poétiquement, L’horreur du tom-beau, la nuit du tombeau , pour, La mort; etfigurément, Jusqu’au tombeau, pour dire, Jus-qu’à la mort. Fidèle jusqu’au tombeau.
On dit figurément, Mettre au tombeau , me-ner au tombeau, pour, Causer la mort. Cettemaladie le mènera au tombeau. Et on dit, qu UnMédecin a tiré une personne du tombeau , pour,qu’il lui a sauvé la vie.
On dit proverbialement et figurément, Allerà tombeau ouvert, pour dire, Aller à cheval,en voiture avec une très-grande vitesse et aupéril de sa vie.
TOMBELIER. s. m. Charretier qui conduitun tombereau.
TOMBER, v. n. Être emporté, entraîné dehaut en bas par son propre poids. Tomber lour-dement. Tomber à plomb . Tomber, à la renverse.
Tomber de son haut , Tprnber sur les genoux.Tomber à terre. Tomber ’ dans Veau . Tomber àplate terre. Tomber tout à plat. Tomber d'unefenêtre. Tomber de cheval. Tomber dans unfossé. Tomber dans un précipice. Il a voulucourir, et il est tombé. Les Poète s disent queVulcain est tombé du ciel pendant un jour en-tier.
On dit, qu 'Un batiment tombe de vétusté,qu’il tombe en ruine; que la maladie a faittombe}' les cheveux à quelqu'un ,,que foutes lesdents lui sont tombées ; qu’une fluxion , qu’unrhume tombe sur la poitrine; que les larmestombent des yeux.
On dit, que La pluie tombe, que le brouil-lard tombe, que le serein tombe , que la neigetombe, que la grêle tombe quelque part , que letonnerre est tombé. On dit plus ordinairementà l’impersonnel, Il tombe de la pluie. Il esttombé ce matin beaucoup de pluie. Il est tombéde la neige pendant quatre jours de suite. Iltombe de la grêle. Il tombe de Veau .
On dit figurément, Tomber aux pieds, auxgenoux de quelqu’un, pour, S’y jeler, ous’abaisser devant lui aux plus humbles suppli-cations. -
On dit, Tomber sur quelqu’un , sur quelquechose , pour, Se jeter sur, etc. Tomber sur Ven •nemi. L'oiseau de proie est tombé sur une per-drix. On dit, Tomber sur un mets, sur un plat ,pour dire, En manger avec avidité. On dit,que Quelqu'un est tombé sur quelque chose,pour dire, qu'il l’a rencontrée : En ouvrant lelivre , je suis tombé sur le passage que je cher-chais; et dans le même sens, qu’/l est bientombé, pour, II a bien rencontré, le hasard l’abien servi. Sa femme étoit celle qui lui couve-noit ; il est bien tombé.
On dit figurément, qu’Un homme ne peuttomber que debout , que sur ses pieds, pourdire, que Quoi qu’il arrive, ses affaires seronttoujours en bon état.
On dit proverbialement et figurém. Tomberde fièvre en chaud mal , pour, Passer d’un étatfâcheux dans an pire.
On dit, Tomber malade , pour dire, Devenirmalade; Tomber roide mort , pour, Mourirtout d’un coup en tombant ; Tomber du hautmal, pour, Avoir le mal caduc; et Tomber'' defaiblesse , tomber d'inanition, pour, Être dansune extrême foiblessc, être près de se trouvermal, faute de nourriture.
On dit, Tomber dans une maladie , pourdire, Devenir malade; et dans un sens à peuprès pareil : Tomber en défaillance . Tomber endémence. Tomber cn dévotion ou dans la dévo-tion. Tomber en syncope. Tomber en pâmoi-son. Tomber en enfance. Tomber en délire.Tomber en apoplexie. On dit figurément,qu’Un enfant est tombé en chartre, pour dire,qu’il est devenu étique, qu’il ne profite pas.
On dit figurément, dans un sens appro-chant, Tomber dans la pauvreté, pour dire,Devenir pauvre : il est populaire; Tomber dansle mépris , pour, Devenir un objet de mépris;et Tomber en disgrâce , tomber dans la dis-
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