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Tome second. L - Z.
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TON

lame. Il a fait imprimer un tome. ’J'ai lu sontome. Il sc dit dans un sens un peu ironique.

On dit d’Un homme, qu’/J fait le secondtome d'un autre, pour dire,qu'il lui ressembleen quelque chose. Il ne se prend guère qu’enmauvaise part.

TOMIE. s. f. Mot tiré du Grec, qui signifie,Action de couper. Il entre dans la compositionde plusieurs mots françois, tels que Lithoto-mie, Phlébotomie, etc. On les trouvera dans leDictionnaire à leur ordre alphabétique.

TON

TON. adj. possessif masculin, qui répondau pronom personnel, Tu, toi, te. Ton Dieu ,Ion Roi, ton ami. Il se joint aussi avec lessubstantifs et les adjectifs féminins qui com-mencent par une voyelle, ou par H sans aspi-ration. Aiusi l’on dit Ton épée. Ton âme. Tonaventure. Ton habileté.

11 fait au féminin Ta. Ta femme. Ta mère.Ta hallebarde.

Il fait Tes au pluriel du masculin et du fé-minin. Tes parens. Tes amis. Tes affaires.

TON. s. masc. Certain degré d élévation oud’abaissement de la voix, ou de quelque autreson. Ton de voix. Un ton aigre. Union doux. Ilaptusieurs tons dans la> voix. Un ton plus haut.Un ton plus bas. Il a haussé, il a, baissé le ton,d’un ton. Donner le ton. Prendre le ton. Il «de beaux tons dans la voix. On dit : Ton deeonversation. Ton de déclamaieur. Parler d un-ion de maître, d'un ton impérieux, hautain, fer,d'un fou moqueur, railleur. Ton lamentable.Ton plaintif. Ton absolu. Il me dit cela d'unton gui marguoit un peu de chaleur.

On dit, Parler à guelgu'un du bon ton , d*unbon ton, pour, Lui parler d’une manière propreà le persuader et à lui en imposer.

On dit figurément, Le prendre sur un ion,sur un certain ton, pour, Prendre de certainesmanières, avoir une certaine conduite, un cer-tain procédé. Si vous le prenez avec moi sur unton de ferté, vous ne réussirez pas. Le prenez-vous sur ce ton ? Sur guel ton le prenez-vous ?Il Va pris sur un ton fort haut, sur le hautton.

On dit , Etre au ton de guelgu'un , pour,Avoir de la conformité dans les idées, dans lesexpressions, darfs les goûts ; et de même, Scmettre au ton de guelgu'un. Je n'ai jamais pu-me mettre à son ton.

On dit, Prendre des tons , au même sensque Prendre des airs. Prendre le ton sur guel-gu'un, Affecter une sorte de supériorité.

On dit aussi figurément, Changer de ton,pour, Changer de conduite, de manières. Iltraitoit tout le monde avec hauteur, mais onlui a bien fait changer de ton.Je lui ferai bais-Se '’ h ton.

Figurément aussi et familièrement, pourdonner à entendre, qu’On obligera quelqu’una parler, à se conduire autrement qu’il n’a fait,0rî dit, qu’On le fera bien chanter sur unoutre ton.

Ton, dans ce même sens, sc jointà divers adjec-

TON

tifs. Ainsi l’on dit : Ton amical. Ton décidé.Ton tranchant. Pitre sur un ton badin, sur unton sérieux, pour, Parler d’une manière ba-dine, ou d’une manière sérieuse. On se sertaussi des phrases suivantes dans une acceptionpareille : Être toujours snr un ton doucereuxavec les femmes. Il est toujours sur le tonplaintif, sur un ton familier, sur un ton deréserve, le ton de la réserve. Un ton de supério-rité, le tou de la supériorité. Il rehat sans cesseles mêmes choses, il est toujours sur le mêmeton,

On appelle Le bon ton, Le caractère du lan-gage et des manières du monde cultivé, poli;et le contraire s’appelle Mauvais ton. Dans lemême sens, on dit : Le ton noble. Le ton fami-lier, bourgeois. Le ton grivois. Le ton de cetouvrage est soutenu. Ton pathétigue. Ton ora-toire.

Ton, se prend aussi pour, Un r des modessur lesquels on chante les Psaumes dans l’É-glise. Les huit tons de l'Église. Un telPsaumese chante sur le troisième, sur le quatrième ton.Le ton de l'Ëpitre , dé VEvangile, de laPréface:

Il se'dil aussi De l’intervalle entre deux no-tes consécutives <3e la gamme, excepté l’inter-valle du mi au fa, et celui du si à l’ut. De Puf au rè il y a un ton majeur. Du ré au mi, il y aun ton mineur.

On dit, Donner le ton, pour, Marquer enchantant, ou en touchant un instrument, leton sur lequel une chose doit être chantée oujouée. Et figurément on dit, qu'£/n hommedonne le ton à la conversation , pour, qu’ils’en rend le maître, et que par autorité ou parinsinuation, ii oblige les autres à parler deschoses qui lui conviennent, et à en parlercomme il lui convient.

Ton , se dit aussi Du degré d élévation duson des instrumens. Ces instrumens sont sur leton de l'Opéra, au ton de la Chapelle. Sun luthéloit monté sur ce tonrlà.

Il se dit aussi Du mode dans lequel unepièce de musique est composée. Jouer plusieurspièces sur un même ton. Ce Musicien sort duton.

Demi-ton ou Semi-ton. s. m. Terme de Mu-sique. La moitié d'un ton. Il faut chanter cetair d'un demi-ton plus haut. Il faut hausser ceclavecin d 7 un semi-ton. Cette basse va d undemi-ton plus bas gue Vautre. Il y a dans lagamme un demi-ton du mi au la, et un autredu si à lut.

Ton de couleur , se dit Du degré de force,de vigueur, d’intensité du coloris. Voilà uneassez bonne copie de Rubens ; mais quelle diffé-rence dans le ton de couleur, entre Voriginal etla copie ?

Use dit encore De l’harmonie, ou de l’ac-cord général des couleurs d’un tableau. Beauton de couleur. Mauvais ton de couleur.

U se dit aussi Des parties d’un tableau.Cette architecture, ce paysage est d’un beauton de couleur.

Ton de couleur, signifie aussi, L'espèce de

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couleur qnf domine dans un tableau. Le ton decouleur de ce tableau tire sur le rouge t sur lejaune, etc.

TONALCTTILE. s. masc. Une des quatre es-pèces de poivre qu’on tire de Guinée .

TONDAISON. Voyez Tonte.

TONDEUR, s. m. Qui tond. Prendre des, fondeurs à la journée pour tondre des trou-peaux. Tondeur de draps. PcH'tcr des draps autondeur. Tondeur de buis. Tondeur de palis-sades.

1 TONDRE, v. a. Je tonds, tu tonds, U tond;nous tondons, etc. Je tondois. J'ai tondu. Jetondis. Je tondrai. Tonds , tondez, etc. Couperla laine ou le poil aux bêtes. Tondre les brebis ,les troupeaux. Tondre un barbet.

On dit, Tondre les draps, les feutres, etc.pour dire, En couper les poils de manière à lesrendre plus unis et plus ras.

On dit aussi, Tondre une palissade, pour,La rendre unie en coupant les feuilles et lesbranches qui débordent. Vous ferez épaissircette palissade en la tondant.

On dit a peu près dans le même sens, Ton-dre les buis , le gazon, etc.

Tondre, sc dit aussi Des personnes, et si-gnifie, Couper les cheveux de prés avec desciseaux. Il est nouvellement tondu. 11 se prendaussi pour (Rasé. Il est tondu de frais, pourdire, II est rasé de frais. Dans ce sens-là, on ditfigurément et familièrement, Tondre la brebisde trop près , Mettre des impôts trop forts surle peuple.

On disoit autrefois, Tondre un Komme ,pour, Le faire Moine.

On dit dans le style familier, par forme deserment, Je veux être tondu, je veux gu'onme tonde, si je fais telle chose.

On dit figurément et familièrement d’Unhomme, qu’il a été tondu sur le peigne, etplus ordinairement, qu’il a été tondu, Lorsqueson avis n’a pas été suivi, ou lorsqu’il a plei-nement cclioué dans ses prétentions et dans se*démarches.

On dit aussi figurément et proverbialementd’Un homme avare, qui veut épargner surtout, même sur les plus petites choses, qu’iltondroit sur un oeuf.

Tondu , ue. participe.

Figurëmeut et proverbialement au substan-tif. Il ny avoit gue trois tondus et un pelé,pour, Un petit nombre de gens de peu de consi-dération.

À brebis tondue Dieu mesure le vent.V oyeeBrebis.

TONIQUE. adject.Terme do Médecine. Il sedit Du mouvement de contraction insensibledes libres du corps vivant, qui leur donne su#-cessivement différens degrés de tension, if se ditaussi Des remèdes qui augmentent l’activité etla tension des fibres, ou plutôt qui établissentle ton naturel de ces fibres.

U se prend aussi substantivement. On a or-donné à ce malade les toniques, l'usage des to-niques.

Tonique , est aussi un terme de Musique. M

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