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réussir uae affaire. Donnez ordre à tout , tré-moussez-vous un peu. Il se trémousse fort.L’affaire étoit importante , il s’est bien tré-mousse.
On le fait neutre en parlant De quelquesir.ouvemens d’oiseaux. Ces oiseaux trémoussentde l’aile.
TRÉMOUSSOIR. s. m. Machine propre à $<*donner du mouvement et de l’exercice sanssortir de la chambre.
TREMPE, s. fém. Action de tremper le fer.Cet homme entend bien la trempe du fer. Il aune trempe y une trempe excellente. Donna' latrempe.
Il signifia aussi La qualité que le fer con-tracte quand on le trempe. Cette épée est d’unebonne trempe. La trempe de ce coutelas est fortbonne. La trempe de cet acier est excellente.
On dit figurera. Un esprit de bonne trempe ,d’une bonne trempe, pour, Un esprit ferme etsolide.
On dit d’Un homme robuste et bien consti-tué, que C’est un corps d’une bonne trempe.
TREMPER, v. a. Mouiller une chose en lamettant dans quelque liqueur. Tremper un lingedans de Veau . Tremper du pain, une rôtie , dubiscuit dans du vin.
Cn dit, Tremper la soupe y pour, Verser lebouillon sur les tranches de pain.
Tremper, en parlant Du fer, de l’acier, si-gnifie , Le plonger tout rouge dans de l’eau pré*parée pour le durcir.
Ou dit, que La pluie a trempé la tare ,pour, qu’il a plu abondamment, et que laterre en est pénétrée.
On dit figurément, Tremper ses mains dansJe sang , pour dire, Commettre un meurtre, ou■seulement le conseiller, y consentir.
On dit aussi figurément, Tremper son vin,pour, Y mettre de l’eau cn assez grande quan-tité.
Tremper, est aussi neutre, et signifie, De-meurer quelque temps dans l’eau, ou dans uneautre liqueur. Il y a déjà deux jours gus celinge trempe. Laissez tremper ce cuir dansVeau . Faire tremper de la morue pour la dessa-ler. Il faut mettre tremper ces pois , ces pru-neaux ,, pour les amollir. La viande gui trempetrop long-temps perd tout son suc.
On dit figurément, qu’l/ne personne trempeù«ns un crime , dans une conspiration , pour,qu Elle en est complice. Il n’a point trempédans ce crime-là.
Trempé , ée. participe.
On dit, qu’t/n homme est tout trempé, ason habit tout trempé, pour dire, qu’il a étéextrêmement mouillé.
On dit aussi d Un homme qui a beaucoupsué, qu ’Il est trempé de sueur.
TREMPLIN, s. m. Planche inclinée et très-e hastique , sur laquelle les sauteurs courentpour s’élancer et faire des sauts périlleux. Le3 ra nd saut du tremplin.
TRENTAIN. Terme dont on se sert à laPaume, pour marquer que les joueurs ont cha-5u U trente. Nous sommes trentain. Quand les
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Joueurs ont trente de part et d'autre, le Mar-queur crie, Trentain.
TRENTAINE, s. f. coll. Nombre de trente.Une trentaine de pistoles , de chevaux, etc.
TRENTE, adj. des 2 genres. Nombre conte-nant trois fois dix. Trente hommes. Trente de-niers. Trente lieues. Trente et un, trente-deux.
Trente est pris quelquefois pour Tren-tième. Le trente du mois.
Au jeu de la Paume, on appelle Trente , Lamoitié d’un jeu qui est de quatre points, dontchacun vaut quinze.
Trente et quarante. Jeu de pur hasard,qui se joue avec des cartes. Jouer au trente etquarante.
TRENTIÈME, adject. Nombre d’ordre desdeux genres. Vous n’etes que le trentième. Danssa trentième année.
Il est aussi substantif, et signifie, La tren-tième partie. Il est intéressé duns cette affairepour un trentième.
TRÉPAN, s. masc. Instrument de Chirurgieavec lequel on cerne en rond, et. on enlève unmorceau du crâne. Le C/iirur^ien apporta sontrépan , et fit l’opération.
Il signifie aussi L’opération qui se fait aveccet instrument. Ce blessé est trop foible, il nepourra jamais souffrir le trépan. Le trépan estplus dangereux dans certains Pays que dansd'autres.
TRÉPANER, v. a. Faire l'opération du tré-pan à quelqu’un. On la trépané. Trépaner unhomme.
Trépané , ée. participe.
TREPAS, s. m. Décès , la mort de l’homme.
À l’heure de son trépas. Aller de vie à trépas ,Espèce de formule. Ce mot n’est guère d’usagedans le discours ordinaire, mais on l’emploiefort bien dans la Poésie et dans le style sou-tenu. Les horreurs du trépas. Affronter le tré-pas. Mépriser le trépas. Un glorieux trépas. *
TREPASSEMENT. s. m. Trépas. Vieux mot. ,
TRÉPASSER, v. n. Mourir, décéder, rendrel’ûme. Il ne se dît que Des personnes qui meu-rent de leur mort naturelle, et n’est guère d’u-sage. Il trépassa sur le minuit. Il y a deuxheures qu'il est trépassé. Il a trépassé d telleheure.
Trépassé, ée. participe.
Il est aussi substantif, fl est pule comne untrépassé. Priez Dieu pour les trépassés. Le jourdes trépassés.
TRÉPIDATION, s. f. Il est employé en Mé-decine pour exprimer Le tremblement dos mem-bres, des nerfs, des fibres, etc. Il eut aussiterme d’Astronomie , et signifie Le balance-ment que d’anciens Astronomes attribuoîent aufirmament, du Septentrion au Midi, et duMidi au Septentrion.
TRÉPIED, s. ni. Ustensile de cuisine, qui atrois pieds, et qui sert à divers usages, commeà soutenir sur le feu un poêlon, un chau-dron, etc.
Parmi les anciens Païens, on appeloil Letrépied de Delphes, le trépied d’Apollon , Uneespèce de siège à trois pieds, sur lequel la pré-
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tresse de Delphes s'asseoit pour rendre lesoracles. De là on dit figurément d’Un hommequi parle avec enthousiasme, qu Tl est sur letrépied.
TRÉPIGNEMENT, s. ra. L’action de trépi-gner. Le trépignement des pieds.
TRÉPIGNER, v. n. Frapper des pieds con-tre terre cn les remuant d'un mouvementprompt et fréquent. Il trépigne de colère.Voyez-vous comme il trépigne des pieds? Il nefait que trépigner en dansant.
TRÈS. Particule qui marque un haut degrédans la qualité énoncée par l’adjectif ou l’ad-verbe auquel elle est jointe. Bon, ti-ès-bon.Mauvais., très-mauvais. Très-connu. Très-es-time. Vaillant , très-vaillant. Très-bien. Très-fort. Très-sagement. Cet homme-là est très-sa-vant, mais celui-là est plus savant encore. Vousavez fait très-sagement.
TRE-SEPT. s. m. Sorte de jm de cartes.Jouer au Tré-sept. Partie de Tré-sept.
TRÉSOR, s. m. Amas d’or, d’argent, oud’autres choses précieuses mises en réserve.Riche trésor. Ttésor inestimable. Trésor iné-puisable. Enfouir des trésors. Trouver un tré-sor caché. Le trésor de Saint-Denis. Le trésorde Notre-Dame de Lorette.
Dans la plupart des Églises, on appelleTrésor. Le lieu où l’on garde les Reliques etles Oniemcns.. Il se dit aussi De ces Reliqueset de ces Ornemens.
Gn appelle aussi Trésor, Une grande ri-chesse disponible, soit dans les mains de l'Etat,soit dans les mains d’un particulier. La guerr ea épuisé le trésor de l'État. Il a trouvé un tré-sor dans l’héritage de son père. Dans ce sens oadit, Le trésor royal , le trésor public.
On appelle aussi Trésor, Le lieu où la ri-chesse est déposée. La clef de son trésor ne lequitte jamais. Se pr ésenter uu trésor royal. Letrésor public ne regorge pas d'argent.
On appelle Chambre du Trésor , Une Juri-diction établie à Paris pour juger des affaires duDomaine du Roi. La Chambre du Trésor esttenue par les Trésoriers de France .
On dit, Trésors au pluriel, «pour exprimerDe grandes richesses. Cet homme a des trésors.Les trésors de Crésus ont passé en proverbe. Ily a des trésors à gagner dans ce commerce.
Figurera. Trésor se dit De toutes les chosespour lesquelles on a tin grand attachement ; etc’est dans cette acception que l’Évangile dit, Làou est voire trésor , là est votre cceur.
C’est aussi dans un sens figuré, qu’il est ditailleurs dans l’Évangile, Amassez-vous des tré-sors que les vers et la rouille ne puissent pointgâter , et que les voleurs ne puissent point dé-rober.
Dans le langage de l’Ecrilure, Trésors, sedit figurément De diverses choses; et c’est dansce sens que Saint Paul dit, que Le riche amassesur sa tete des trésors de colère. Les Prophètesdisent * que Dieu tire de ses trésors les vents fla pluie. Et en parlant Des indulgences quel’Église accorde, on dit, que l'Eglise ouvretrésors.
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