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Tome second. L - Z.
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TRI

TRIBULATION. s. f. Affliction, adversité.Dieu exerce , éprouve ses Elus par des tribula-tions. Il a passé par bien des tribulations, parles tiûbulations . Ce terme n’est guère usitéqu’en parlant Des adversités considérées dansdes vues religieuses.

TRIBULE. s. m. Plante qui croît aux Payschauds parmi les blés, et qui leur est nuisible.

TRIBUN, s. m. Terme d’Histoire et d’Ànti-quité. Nom que portoient a Rome certains Ma-gistrats chargés de défendre les droits et les in-terets du peuple. Les Tribuns du peuple éloientdes personnes sacrées.

On dit d’Un factieux qui tâche d’entraînerle peuple en feignaut le zèle du bien public : Ils 1 est'fait Tribun dupeuple.il se croit un Tribun.

On appeloit Tribuns militaires, Des Magis-trats qui, durant un temps, eurent dans Rome toute l’autorité des Consuls, et qui étaient enplus grand nombre.

On appeloit aussi Tribun s, Des Officiers quicommandoient en chef un corps de gens deGuerre. Tribun d’une légion.

TRIBUNAL, s. m. Siège du Juge, du Ma-gistrat Quand h Juge est dans son Tribunal ,assis sur son Tribunal.

U signifie aussi la Juridiction d’un Magistrat,ou de plusieurs qui jugent ensemble. Le Con-seil du Roi est le souverain Tribunal . Ce chi-caneur m’a traduit devant tous les Tribunauxdu Royaume.

Le Tribunal des Maréchaux de France estle Juge suprême du point d’honneur.

Cn dit figurément, Le Tribunal de Dieu. Ille cita en mourant au Tribunal de Dieu.

On dit aussi, Le Tribunal de la Pénitence,pour, Le lieu où l’on administre le Sacrementde Pénitence.

On appelle figurément, Tribunal de la con-science, La conscience même. Il n’y a point detribunal plus redoutable et plus rigoureux quecelui de la conscience. Dans ce sens-lh, on dit,qu 'Un homme est condamné à son propre tri-bunal.

TRÏBUNAT. s. masc. Charge de Tribun. Lapuissance du Tribunal ©toit fort grande. De-manda •, briguer le Tribunal.

U signifie aussi, Le temps de l’exercice decette charge. Durant son Tribunat.

TRIBUNE, s. fém. Lieu élevé, d'où les Ora-teurs Grecs et les Orateurs Romains- haran-guoient le peuple. La tribune aux harangues.Il monte à la tribune.il monta dans la tribune,et parla au.peuple.

En parlant de la Chaire où montent lesEcclésiastiques pour parler au peuple, on ait,La Tribune sacrée, Il n’est que du style sou-tenu.

U se dit aussi d’Un certain lieu élevé dansUne Église, où l’on place ordinairement lésMusiciens. Il se dit encore d’Un lieu particulieret élevé au-dessus du rez 'de chaussée , oùd’autres personnes se mettent pour entendre leService divin plus commodément. Il entenditla Messe dans la tribune. On est mal placé danscette tribune pour entendre le Sermon .

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TRIBUNITIEN, IENNE. adj. Terme dAn-tiquité. Qui appartient au Tribunat. La puis-sance Tribunitienne faisoit une partie essen-tielle du pouvoir des Empereurs Romains. Il nes’emploie guère qu’au féminin.

TRIBUT, s. masc. Ce qu’un État paye à unautre de temps cn temps, pour marque de dé-pendance. Les Vulaques, Us Moldaves payenttribut aux Turcs.

On appelle Enfant de tribut , Les enfansque le Turc lève en certains Pays par forme detribut, sur les Chrétiens qui sont ses Sujets.

Tiubut, se dit aussi Des impôts que lesPrinces lèvent dans leurs États. Ce Prince tirede grands tributs de ses Sujets. Lever un tribut.Imposer un tribut. Payer le tribut.

On dit figurément, que LUstime , le respectest un tribut aui est dit à la vertu , au mérité ,pour, que Tout le monde est obligé d’estimer,de respecter le mérite, la vertu. On dit aussi,que Les louanges sont un tribut gu'on payeau mérite.

On dit figurément d’Un homme qui s’estembarqué sur mer pour la première fois, et quis’y est trouvé mal, qu Tl a payé le tribut « lamer.

On dit aussi figurément, Payer le tribut àla nature , pour, Mourir.

TRIBUTAIRE, adj. des 2 genres. Qui payetribut à un Prince. Il se- dit principalementd’Un État qui paye tribut à un autre Prince,sous la domination ou sous la protection du-quel il est. LaMoldavic est tributaireduGranâSeigneur.

Il se prend aussi substantivement. Il est sontributaire. Les tributaires du Turc.

TRICHER, v. act. Tromper au jeu. Prenezgarde, il vous triche. Ne trichons point, je vouscn prie. Il aime à tricher. Il ne joue pas fran-chement, il triche. U est du style familier.

Il signifie figurément, Tromper en quelquechose que ce soit, et principalement cn de pe-tites cli oses, et par des voies petites et basses.Ne vous fez pas à cet hoinmeJà , il triche, ilcherche « tricher. Il est du style familier.

Triché, ée. participe.

TRICHERIE, s. f. Tromperie au jeu. 71 agagné par tricherie. Il y a de la tricherie. 11 sedit aussi au figuré. Il m'a fait une tricheiùe. Uest du style familier.

On dit proverbialement d’Un trompeur quia été dupe de ses propres inventions, Tricherierevient « son maître.

TRICHEUR^ EUSE. sub'st. Celui, celle quitriche, qui trompe au jeu. Ne vous fez pas àcet homme , c'est un tricheur. Il est du style fa-milier.

TRICOISES. s. f. pL Tenailles dont se ser-vent les Maréchaux.

TRICOLOR. s. m. Plante à grandes feuilles,qui d’aboîd ne sont que vertes, et qui ensuitedeviennent raclées He jaune, de vert et de rouge.Mettre des tricolors dans des vases.

TRICOLORE, adject. des 2 genres. De troiscouleurs. Fleur tricolore. Damas tricolore.

TRICON, si m. Terme du. jeu de Brelan et

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de quelques autres, et qui se dit Du jeu de ce-lui qui a trois cartes semblables à celle qui re-tourne.

TRICOT , s. m. Bâton gros et court. II n’estd’usage que dans le discours familier, et lors -qu’on parle de battre quelqu’un. Si je prend*un tricot. Il le menaça de coups de tricot. Illui donna du tricot.

TRICOT , s. m.Sorte de tissu fait en mailles,soit au métier, soit à la.main, avec de longuesaiguilles émoussées.

TRICOTAGE, subst. m. Il se dît Du travaild’une personne qui tricote, et de l’ouvragequ’elle fait. Apprendre le fricotage. 5e mettreau tricotage. Ce tricotage est Idche et mal fait.

TRICOTER, v. act. Former avec un fil desmailles à l’aide de certaines aiguilles longueset émoussées, pour faire des bas, des camisoleset autres ouvrages. Tricoter des bas. Il a apprisà tricoter. EUe tricote bien.

Il se dit aussi Des dentelles de fil ou de soie,qui se font sur un oreiller ave’c des épingles etdes fuseaux. Tricoter de la dentelle.

Tricoté, ée. participe. Habit ti'icotè. C< u-verture tricotée..

TRICOTETS. s. m. pi. Espèce particulièrede danse. Dansa' les tricotets ,

TRICOTEUR, EUSÉ. s. Celui, celle quitricote.

TRICTRÂC. s. masc. Espèce de jeu où Tonjoue avec deux dés et trente dames, qu’onnomme aussi Tables, dans un tablier qui con-siste en doux parties, chacune marquée par depetites flèches d’ivoire, qui sont alternative-ment de deux couleurs différentes, et sur les-quelles on place les dames conformément auxrègles du jeu. Jouer au trictrac: Il a gagnévingt louis au trictrac.

Il se prend aussi pour Le tablier même danslequel on joué. Grand trictrac. Trictrac d’é-' bèn'c et d'ivoire.

TRIDE. adj. des 2 g.Terme de Manège. Vif.prompt, serré. Ce cheval a des■ mouvemens tri -des. Son action est tride , vive et prompte.

TRIDENT, s. m. Fourche à trois dents onpointes , que les Poêles et les Peintres donnentpour sceptre à Neptune. Neptune avec son V. t-dent.

TRIENNAL, ALE. adj. f On fait sentir IVouvert et les deux N, Triennal.') Qui a durétrois ans. II. se dit , i° D’un Office qui duretrois ans, Ojfc.e triennal ; 2 0 De l’exerciced’un Office qui revient tous les trois ans, Exer-cice triennal. Dans les deux sens, on le dit De-là personne qui exerce cet Office. L’Abbé deSainte-Geneviève est iriennah La Prieure esttriennale. Il y a pour cette Administration.. trois Trésoriers triennaux ;

Triennal , se- dit au premier sens De quel-’ques Supérieurs de Monastères ou Généraux .d’Ordra, qui ne sont en place que durant troisans; et-De la Dignité même qu’ils remplissent.Ce Général d'Ordre est triennal La Prieurede ce Monastère est triennale. Ce Prieuré esttriennal

TRIENNÀL1TÉ. s. f..(Pron. Triènnalité.)