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Tome second. L - Z.
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raison, le jugement, l entendement, Iesprif, /amémoire. J, a peur lui trouble la raison.

On dit Troubler un homme , pour dire,Troubler sa mémoire, son jugement, etc.

Il signifie encore, Inquiéter quelquun dansla possession, dans la jouissance de quelquebien. /I a été troublé dans la possession de cetteTerre , dans la jouissance de ce Bénéfice.

Troubler , se prend pour Interrompre.Troubler un entretien. Troubler la conversa-tion. Il troubla leur tête-à-tête. J'écrivois ,il est venu me troubler. Un accident troubla lafête.

Troubler , avec le pronom personnel. Levin se trouble , pour, Il devient trouble.

On dit, que Le temps commence « se trou-bler , pour, quil commence à se charger denuages.

On dit aussi, quUn accusé s'est troublé dansson interrogatoire, pour, quil sest embar-rassé; et, qix'Un Orateur s'est troublé , pour,quil a perdu le fil de son discours.

Troublé , ée. participe.

TROUÉE, s. f. On appelle ainsi ordinaire-ment Un espace vide, ou un abatis fait à des-seiu, et qui perce tout au travers dun bois.Les troupes défilèrent par une trouée. Il est fa-cile de faire une trouée dans ce bois.

Il se dit aussi dUne ouverture faite danstoute la hauteur dune haie. Dans celte haie ily a une trouée par nous pourrons aisémentpasser.

R se dit aussi De leffet du canon qui éclair-cit les rangs dune troupe, et dune charge decavalerie qui la renverse. La cavalerie -u.enan'à charger , fit une trouée épouvantable.

On le dit aussi De louverture que se faitune troupe dans une ligne ennemie , en len-fonçant et pénétrant à travers.

TROUER, v. act. Percer, faire un trou. Lesvoleurs ont troué la muraille. Les vers onttroué cet habit.

Ta ouè , ée. participe. Baâ troué. Robe trouée.

TROU-MÀDAftIE. s. m. Espèce de jeu oulon joue avec de petites boules ordinairementcFivoire, quon tâche de pousser dans des ou-vertures en forme darcades, marquées de difrferens chiffres. Jouer au Trou-Madame.

On appelle du meme nom, Lespèce de ma-chine ouverte en forme darcades, dans les-quelles on pousse les boules. Placer un' Trou-Madame sur un Billard.

TROUPE, s. f. Multitude de gens assemblés.Troupe de paysans. Une troupe d'archers. Unetroupe de voleurs.

Cn appelle Troupe de Comédiens, Un nom-bre de Comédiens associés pour jouer la Comé-die en public. La troupe étoit passable.

On dit, Aller en troupe, marcher en troupe ,en parlant De gens qui vont ensemble en grandnombre. Les Pèlerins alloient autrefois entroupe. Il se dit aussi Des animaux. Les oiessauvages vont en troupe.

En style poétique , on dit, La troupe cé-leste y la troupe immortelle , pour, Lassembléedes Dieux du Paganisme.

TRO

En parlant de Gens de Guerre , Troupe, se.dit dUn corps ou de Cavalerie , ou dinfante-rie ; et dans ce sens on dit dUn Officier, qu Tlconduit bien sa ti'oupe, quil mène bien satroupe, quil tient sa troupe en bon état.

Dans ce sens-U, Troupes , signifie, Plu-sieurs corps militaires pris collectivement. CePrince a de belles troupes. Troupes délite, lé-lile des troupes.

On dit proverbialement et figurément, Re-tirer ses troupes , pour dire, Se désister duneinstance, dune prétention. Je retire mes troupes.Il est familier.

TROUPEAU, s. m. Troupe danimaux dememe espèce qui sont dans un meme lieu.Troupeau de moutons , de brebis. Troupeau devaches. Troupeau de cochons. Le Berger dutroupeau. Il avoit un beau troupeau. Les trou-peaux parguent. La maladie se mit dans sontroupeau. Quand on dit absolument Troupeau .on entend ordinairement, Un ti-oupeau d<moutons ou de brebis.

On dit par extension, Troupeau de dindons,troupeau d'oies.

On appelle figurément lÉglise , Le trou-peau de Jésus-Christ .

On appelle aussi figurément Le peuple dunDiocèse, dune Paroisse, Le troupeau de IE-vêgue, du Curé, qui cn sont appelés les Pasteurs.Le bon pasteur donne sa vie pour son troupeau .

TROUSSE, s. f. Faisceau de plusieurs choseslices ensemble. Trousse de linge mouillé gu : onrapporte de Veau . Trousse d'herbes. Trousse defourrage. Trousse de chaume. Trousse de cor-dages. Il portoit une grosse trousse swr lacroupe de son cheval.

Trousse , se dit dUn carquois. Tirer des :f.èches d'une trousse . Une trousse divoire. Vi-der une trousse. Epuiser sa trousse.

Trousse, se dit d'Une sorte détui ksBarbiers mettent tout ce qui est nécessairepour faire la barbe et les cheveux. Et on ap-pelle Trousse à peignes, La partie dune toi-lette lon a coutume de serrer les peignes.

On appelle aussi Trousses , Les chausser,que portoient autrefois les pages. Il venoit deguilter les trousses. Les Chevaliers de FOrdicportent des trousses guand ils ont leurs habitsde novices.

Aux. trousses. Façon de parler du style fa-milier, pour, À la poursuite. Je mettrai unPrévôt à ses trousses < Il est aux trousses desennemis, il les poursuit de près.

On dit aussi, Être aux trousses de guebguun , pour, Être toujouis à sa suite, soitpour lespionner, soit pour quelque autre chosequi lincommode. Que voulez-vous faire de cithomme- , gui est toujours à vos trousses? Ilest familier.

En troussé. Façon de parler adverbiale,,qui se dit en parlant dUne pci sonne qui estsur la croupe dun cheval, derrière un cavalierqui est en selle. Mettre une femme en troussederrière soi. Il se dit aussi en parlant Des va-lises, des paquets quun cavalier porte derrièrelui sur son cheval

TRO

TROUSSEAU, s. m. Petite trousse. Il n'estguère en usage que dans ces phrases : Un trous-seau de clefs. Un trousseau de flèches.

Il se dit aussi Des hardes, des habits, dulinge, et de tout ce quon donne à une fillelorsquon la marie ou quelle se fait Religieuse.Cette mère songe de bonne heure à faire Utrousseau de sa fille. Son trousseau est toutprêt. Elle a un beau trousseau.

TROUSSE-GALANT, s. m. Sorte de mala-die violente qui fait mourir promptement, etquon appelle ordinairement, Colera* niorlus.U est vieux.

TROUSSE-PÈTE. subst. f. Terme badin demépris, en parlant dUne petite fiUe. Taisez-vous , trousse-pète. Il est populaire.

TROUSSE-QUEUE, s. m. On appelle ainsiCn morceau de cuir, de toile, etc. garni deboucles, avec lequel on enveloppe le haut de laqueue dun cheval, et on en retrousse le reste.Hct,tre un trousse-gueuc à un cheval.

TROUSSE-QUIN. s. m. Pièce de bois cin-trée qui sélève sur le derrière dune selle,comme les arçons sur le devant. Une selle àIrousse-guin est bietiplus commode gu une sellerase.

TROUSSER, v. a.. Replier, relever. Il se ditordinairement Des habits quon porte sur soi.Trousser une robe, un long manteau. Troussa jses jupes.

Il sexlit aussi Des personnes, Troussez-vousde peur de vous crottcr. Troussez cet enfant ,afin gu il marche mieux.

On dit familièrement, Trousser une femme,pour dire, Lui lever les jupes. 11 s'emploie fi-gurément et familièrement dans un sens obs-cène.

On dit figurément, Trousser bagage, pour,Partir brusquement, déloger brusquement dequelque endroit. Comme il apprit guon le c/.er-r.hoit, il troussa bien vite bagage. Il e.-.t du stylefamilier. On dit plus communément, Pliei' ba-gage.

On dit en termes de Cuisine, Trousser uneToluifie, pour, Rapprocher du corps les aileset les cuisses, afin de larrondir en la mettant àla broche.

On dit figurément et populairem. Trousserun homme en malle, pour dire, Lenlever. LePrévôt Va troussé en malle. Si une fois on letrouve, il sera troussé en malle.

Trousser, signifie figurém. et dans le stylefamilier, Expédier précipitamment. Les Jugesont troussé cette affaire dans une matinée. Ondit, qut/ne maladie violente a troussé nuhomme en deux jours. Si cette maladie l*prend , il sera bientôt troussé *.

Troussé , ée. participe.

Dans le style familier, en parlant dUn petithomme bien fait, bien proportionné, propre etjoli, on dit, que Cest un prtit homme bientroussé. On dit de môme, eu parlant d Un che-val bien fait, bien pris et un peu ramassé, queC'est un cheval bien troussé.

On dit aussi familièrement d Une jolie P elite maison, que Cest une petite maison bien