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Tome second. L - Z.
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ques instructions au;,Répondant. Soutenir unevespérie.

VespÉME, se prend quelquefois figurémentpour, Réprimande. Son père lui a fait unerude vespérie. Il est du style familier.

VESPÉRISER. v. act. Réprimander quel-qu’un. Il l'a terriblement vespérisé. S'il y re-tourne, il sera bien vespérisé. Il est du style fa-milier.

Vespérisé, ée. participe.

VESSE. s. f. Vent. qui sort par le derrière deranimai sans faire de bruit. Faire une vesse.Lâcher une vesse.

VESSE-DE-LOUP. s. f. Faux champignonqui n’cst plein que de vent et de poussière. Lapoussière qui sort de la vesse-de-loup est re-gardée comme astringente.

VESSER. v. n. Lâcher une vesse. Il vesse.Il a vessê. Il vesse comme un daim. On disoitautrefois Vessir.

YESSEUR, EUSE. s. Qui vesse.

VESSIE, s. f. Sac membraneux, servant àrecevoir et U contenir l'urine. La vessie est si-tuée dans le bassin entre le rectum et Vos pubis.L'urine descend des reins dans la vessie par lesuretères , et sort de la vessie par l’urètre. Le colde la vessie est charneux. Un ulcère à la vessie.Une pierre dans la vessie. On dit aussi, Vessiede cochon. Enfler une vessie. Nager avec desvessies , en parlant de cette partie tirée du corpsde l’animal et desséchée. .

On dit proverbialement et populairementd’Un homme qui débite des choses fausses etbizarres, qu Tl veut faire crotte que vessie :sont lanternes, que des vessies sont des lan-ternes. Et pour marquer qu’on méprise deslouanges fades, et des complaisances basses, ondît J’aimerois autant quon me donnât d’unevessie par le nez.

Vessie, signifie encore, Une petite ampoulesur la peau. La poudre de cantharides fait éle-ver des vessies.

VESSIGON. s. m. Tumeur molle, qui sur-vient au jarret du cheval.

VESTALE, s. fém. Les Romains donnoicntce nom à des Vierges consacrées h. la DéesseYesta; et parmi nous ce terme signifie, Unefemme, une fille dune chasteté exemplaire.C’est une vestale. Elle fait la vestale. Elle sedonne pour vestale.

VESTE, s. f. Vêlement qui se porte sous leJustaucorps, ayant quatre pans, dont les deuxde devant ont des poches. Veste de uit.n. Vestebrodée. Être en veste.

On le dit aussi d’Un habillement long queles Orientaux portent sous leur robe. Longu-veste. Veste à la Turque. Veste de drap d'or.

VESTIAIRE, s. m. On appelle ainsi en certains Couvens. Le lieu où l’on serre les habitadestinés aux Religieux ét aux Religieuses.

Vestiaire, se dit aussi De la dépense quel’on fait pour les habits des Religieux et desReligieuses, ou de l’argent qu’on leur donnepour s’habiller.

VESTIBULE, subst. masc. La pièce du bati-ment qui s’offre la première à ceux qui entrent,

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et qui sert de passage pour aller aux autrespièces. Un grand vestibule. Un beau vestibule.Il n entra pas dans la salle , il demeura dans levestibule.

VESTIGE, s. m. Empreinte du pied d’unhomme ou d’un animal, marquée dans l’en-droit où il a marché. Il n’y paroit aucun ves-tige. En ce sens, il n’est guère usité qu’au plu-riel. Je vois des vestiges d'homme. Son plusgrand usage est dans le style soutenu.

On dit figurément, Suivre les vestiges dequ'elquun, pour, L’imiter. Il a suivi les ves-tiges de ses aïeux.

Vestige, se dit aussi De certaines marquesqui restent sur la terre, et qui montrent qu’ily a eu dans ce Iieu-îû, des maisons, des fortifi-cations, des remparts, des retrauchemens, etc.Il y avoit là autrefois un Château , une Ville,on en voit encore les vestiges. J.'ai remarque ence Pays-là des vestiges de plusieurs camps desRomains , de vieux vestiges, d'anciens vestiges.Vous dites qu'il g a, eu là une Église, il nenparoît, il n’en reste aucun vestige , pas lemoindre vestige. Il n’en reste pas vestige. Enreste-t-il quelque vestige? Il n’y en a pas ves-tige.

On dit aussi, qu’Ou ne trouve aucun ves-tige d’une chose dans l’Histoire, pour, qu’Onn’y en trouve aucune trace, aucun témoi-gnage.

On dit de même, On trouve dans cePays-làdes vestiges de cette Religion, de cette coutume,de cette opinion , pour, Un reste de....

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VÊTEMENT, s. m. Habillement. Un vête-ment léger, chaud, commode. Un vêtementbien singuliet'. Changer de vêtement. Le GrandPrêtre déchira ses vétemens. Les vêtemens sa-cerdotaux.

VÉTÉRAN', sub. masc. Il se dit Des anciensOfficiers de Magistrature, qui, après avoir serviun certain temps, jouissent encore, en vertudes Lettres du Prince, d’une partie des préro-gatives de leurs Charges, quoiqu'ils ne les pos-sèdent plus. Il est vétéran. Il jouit des droitsde vétéran. Il a sa place comme vétéran. Let-tres de vétéran.

On donne le nom Je Vétérans en France ,aux Soldats, Cavaliers, Houssards et Dragons,qui ont vingt-quatre aimées de service consé-cutives.

On dit d’Un Ecolier, que C’est un vétérande Rhétorique , de Seconde, etc. pour, qu’ilétudie une seconde année en Rhétorique, enSeconde , etc.

On donne le nom de Vétérans, dans quel-ques Académies, à des membres qui renoncenth leur place d’Académicien, et en conserventles honneurs.

Les Romains npprloient Vétérans, Les Sol-dats qui, après avoir servi un certain temps,ohteuoient leur congé et les récompenses duesà leurs services. La République, dans un sipressant besoin, fit reprendre ies armes auxvétérans .

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Y ÊTÉRÂNCE. subst. fém. Qualité de vété-ran. La vétérance s’acquiert par un certainnombre d'années de service. Lettres de vété-rance.

VÉTÉRINAIRE, adj. des 2 genres. Il ne sedit qu’en parlant De la médecine des chevauxet des bestiaux. Médecine i-éténnarYe. Ai t ré-tèrinaire. Ecole vétérinaire.

VÉTÎLLARB, ÀRDE.s. Voy. "Vétilïeu.;.

VÉTILLE, s. f. Bagatelle, chose de rien oude peu de conséquence. Il ne s'amuse qu'à desvétilles. La moindre vétille Varrêie.

VÉTILLER. v. n. S’amuser à des vétilles. Ilne fait que vétiller. Il vétille toujours.

Il signifie aussi, Faire des difficultés sur depetites choses. On ne peut rien finir avec lui ,parce qu’j ne cesse de vétiller.

VÉTILLEUR, EUSE. subst. Celui, celle quis’amuse à des vétiiies ou à de petites difficultés.C’est un grand vétilleur. Ce n'est qu’un vé-tillcui'. C’est une petite vétilleuse.

VÉTILLEUX, EUSE. adj. Plein de petitesdifficultés. Ouvrages vétilleux.

Il se dit aussi Des personnes dans le sens tk*' VÉTÏLtEUB;

VÊTIR, v. a. Je vêts, tu vêts , il vêt ; nousvêlons, vous vêtez, ils vêlent. Je vétois. J’atvêtu , Je vêtis. Je vêtirai. Vêtant. Vêlu f Lesingulier du présent de l’indicatif et 1 impératifne sont guère usités. Habiller, donner des ha-bits à quelqu’un. C'est une des œuvres de misé-ricorde de vêtir les pauvres , de a'cti'r les nus. Ason enterrement, on a vêtu douze pauvres. Ilest obligé de nourrir et de vêtir cet enfant.-

On dit aussi, Vêtir un enfant, pour dire,Lui donner sa première rebe. Cet enfant devientfort , il est temps de le vêtir.

On dit, Vêtir une robe, une soutane unecamisole, etc. pour, Meute sur soi une robe,une soutane*-une camisole, etc.

Il s’emploie plus ordinairement avec les pro-noms personnels, et signifie, Mettre son habil-lement sur soi, s’habiller. Il est lonq-temps àse vêtir. Vêtez-vous promptement. Vous êtesvêtu trop légèrement pour la saison. Que nevous vêlez-vous mieux?

On dit, Se vêtir ù la Françoise , à lu Tur-que, pour, Suivre la mode des François, desTurcs, dans ses habillemens.

Y’êtu, ue. participe. Vous voilà bien vêtupour voire hiver. Vous voilà bien vêtu, malvêtu. Vous êtes richement vêtue, vêtue chau-dement.

Il se dit particulièrement Des habits de di-gnité. Le Roi éloit vêtu de ses habits royaux.

On dit Des enveloppes de l’ognon, qui sonttantôt plus, tantôt moins épaisses, L’ognon estfort velu cette année. C'est un proverbe de jar-dinier, que Quand lognon est fort vêtu c'estsigne de grand hiver.

On dit proverbialement d'Un homme qui aplusieurs vêtemens l’un sur l’autre, qu'il estvêtu comme un ognon.

En termes de Blason , Vêtu, se dit De l’écuchargé d’une losange qui en occupe le champ.

Y r STQ. Mot lalin, qui signifie, Je m'oppose.