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avec sa femme, avec sa famille, avec ses voi-sins. Quoique nous soyons en procès, nous vi-vons pourtant bien ensemble. Il vit bien avectoute sa parenté. Et on dit , Vivre mal avecquelqu'un, pour, Ne point observer avec luiles égards et les mesures necessaires. Il vit malavec sa femme, avec sa famille , avec scs'voi-sins.
@n dit encore, Vivre bien avec quelqu'un,pour, Être en bonne intelligence avec lui, Ilsvivent bien ensemble; et, Vivre mal avec quel-qu'un pour direÊtre en mauvaise intelli-gence, en parlant Des personnes qui sont obli-gées de vivre ensemble. Cette femme vit malavec son mari. Cet homme vit mal avec sesvoisins..
On-dit, qu’On ne sauroit vivre avec un tel,pour, qu’il est d’une humeur incompatible; et.qu 'Un homme est aisé à vivre , pour, qu’il estd'un'.commerce doux et facile, qu’il es$ aisé devivre avec lur
On dit,- qu’17/1 homme sait vivre', pour'dire, qu’il a l cs manières du monde, qu’il saitse conduire suivant les usages reçus parmi leshonnêtes gens. Il a de l’espritil a passé unepartie de sa vie à la. Cour, il sait vivre. Cethomme est fort incivil, il ne sait pas vivre.
On appelle Le savoir-vivre La connois- ,sance et la pratique des bienséances et des !usages reçus parmi les gens du monde. C’est unhomme qui a bien du savoir-vivre. Et on dit,Apprendre à vivre, pour, Acquérir cette con-noissance, s’instruire de ees usages-
On d’t familièrement qu’On apprendra biena vivre à quelqu'un , pour qu’On trouvera bienïmyen de le corriger, de le punir de quelquefaute qu’il a faite..
On dit, On. donne tant aux soldats pour hbien-vivre , pour, On leur donne une certainesomme dans les quartiers, dans les garnisons,pour les obliger à ne rien exiger de leurs botesau-delà de ce qui. est prescrit par les Ordon- !nances. Et dans ce sens-là, on dit, Un certifi-ent de bien-vivre..
Vivbe, se dit encore par rapport au Gou -vernement politique, aux Lois, aux usages dupays dans lequel on demeure. Vivre sous lesLois d'un Prince. Les Lois , les Coutumes sui- !vant lesquelles nous vivons. On vit ainsi en. ce ipays-là. j
On dit poétiquement en termes de galan- jterie, Vivre sous les lois d'une Beauté. j
Vive Dieu. Sorte d’affirmation tire'e de jl'Écriture-Sainte,. [
Vive le Roi. Acclamation pour témoigner !qu’on souhaite longue vie et prospérité au Roi. iLe Peuplecria, Vive le Roi. j
YiV-j:, est aussi un terme dont on se sert !pour marquer qu’Cn estime quelqu’un, qu’onfait grand cas-de quelque chose. Vive un tel ,c'est un (jalant homme. Vivent la Champagne et la Bourgogne pour les bons vins. VivcParhpour la bonne compagnie et la bonne chcre.Vive le vin r vive l'amour, viv& la joie. Il estfamilier.
On fait de Vive-la-joie un substantif. C’csi
voc
I im Vive-la-joie, qui n'engendre pas de mélan-colie, Un homme joyeux, qui écurie le cita-
i griii.
f Qui viVe? Terme dont les sentinelles ser servent dans les camps, et les patrouilles dans; les détachemens, pour demander à toute per-! sonne qui approche d'un poste, d’une garde,j d’une troupe, de quelle nation , de quelle ar-; mée et de quel parti clic est. On lui demanda,j Qui vive? il répondit, France . Lcs deuxi ivoupes en vinrent au Qui vive. Dans les Placesles sentinelles crient, Qui va là?
On dit ordinairement, .Être sur le Qui-vive,pour, Être dans un état d’alarine ot de dé*-; fiance. Et on dit aussi figurément d’Un hommesusceptible et difficile à vivre r qu’l J faut êtretoujours sur le Qui-vive avec lui,
VIVRE, ê. m. Nourriture. Il lui donne tantpour le vivre et le vêtement. Il est plus usité oupluriel ; et alors il signifie, Toutes les chosesdont un homme se peut nourrir. Les vivressont fort chers dans cetle Ville. Les assiégésmanquoientdevivi'es. Fournir de vivres. Munirune Place de vivres. Grand convoi de vivres.De bons vivres.
On appelle Vivres, L’entreprise de la four-niture du pain pour les armées. La Compagniedes vivres. Il est dans les vivres. Il a fait uneprompte fortune dans les vivres.
YIVRÊ, ÉE. adj. Terme de Blason . U se ditDes bandes, fasces, paux, etc, à replis carrés,
VIZ
VIZIR, s. m. On appelle Vizirs , Les prin-cipaux Officiers du Conseil du Grand Seigneur;et Grand Vizir , Le premier Ministre de l’Em pire Ottoman .
U se dit figurément d’Un homme en placequi a le caractère absolu, le commandementhautain. C'cst'un-Vizir. Il parle en Vizir ,VIZIRAT ou VÏZ1RIAT. s. m. Place, officede Virir. Il se dit aussi Du temps qu’un "Vizirest en place. Pendant son-Vizirat ou Viziriat.
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VOCABULAIRE, s. id. Liste de mots com-munément dans l’ordre alphabétique, et ac-compagnés d’une explication succincte. Il y aà la fin de ce Voyage un vocabulaire de tell;Langue. Excellent vocabulaire. Mauvais voce*buhtire.
VOCABULISTE. s. m. Auteur d’un.Voca-bulaire. U est de peu d’usage.
VOCAL, ALE. adj. Qui s’énonce, qui s’ex-prime par la voix. Il n’est guère en usage quedans ces phrases, Prière , Oraison vocale, quise disent par opposition à Oraison mentalc 4 eiMusique vocale , par opposition-à Musique ins-trumentale..
On appelle Vocaux , dans les CommunautésEcclésiastiques, Séculières ou Régulières, Ceuxqui ont 1 droit de donner leur- voix dans quelqueélection; et-il est pris substantivement. Il n’yavoit que douze vocaux à cette élection.
VOCATIF, s. m. Tenue de Grammaire. Casdont on se sert quand on adresse la parole à
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'quelqu’un. Dans notre Langfte, où il n’y apoint de ca.;, on y supplée par l’interjection O,que l’on sous - entend communément. MonDieu , mon Sauveur! O mon Dieu! ô monSauveur.! Que fais-tu, malheureux! pour, Ômalheureux !
VOCATION, s. f. Mouvement intérieur, parlequel Dieu appelle une personne à quelquegenre de vie. Répondre , résister à sa vocation.Ce n’est pas sa vocation d'être d'Ëglise . Avantque de choisir un état , il faut examiner sa vo-cation.
O 11 appelé aussi Vocation, L’inclination quel’on se sent pour un état. Il se sent de la voca-tion pour le mariage, pour le commerce , pourle Barreau.Je ne m’oppose point à sa vocation.
Il se dit figurément pour, Disposition, ta-lent marqué. Il a une vocation pour ces oceur-pations-lxt, pour ces sortes d’affaires.
On appelle encore Vocation , Un certainordre de la Providence que l’on doit suivre. Ila de la répugnance pour son état, niais il rem-plit sa vocation.-
On appelle aussi Vocation , L’ordre exté-rieur de l’Église, par lequel les Evêques appel-lent au Ministère Ecclésiastique ceux qu’fis enjugent dignes. Vocation extérieure. Les Mi-nistres Protestans n’ont point de vocation lé-gitime..
On appelle La vocation des Gentils, Lagrâce que Dieu leur a faite en les appelant à laconnoissance de l’Évangile.-
Cn dit aussi, £$ vocation d'Abraham , pourdire, Le choix que Dieu fit de ce Patriarchepour être !e père des Croyons. I.a l’ocaficiid’Abraham faitêpocjuc dans la Chronologie..
VOEU-
VOEU. s. m. Promesse faite à Dicu'par la-quelle on s’engage à quelque œuvre que l’oncroît lui être agréable , et qui n’est point deprécepte. Vœu solennel. Vœu sacré. Voeu- àsvirqinité. Les iivis vœux, de pauweté, de chas-teté, et d’obéissance. Faire un vixu. Fuira vœude jeûner, d’aller en pèlerinage. Accomplir wiaccu. S'acquitter de so?i-vœu. Rompre, violerson vœu. Se faire délier, relever de son-vœu.
On appelle Vœu de stabilité, L’engagementde quelques Religieux à demeurer toujoursdans un certain Monastère..
On appelle Vceü simple, Un* vœu qui n’estpas fait on face de l’Église avec les formalitésprescrites par les Canons.-On l’oppose à Veausolennel
On dit, Je n'ai pas,faii‘vœu défaire toi e tellechose, pour, J’ai la.liberté de la faire ou 'de nela pas faire, je ne me suis engagé à rien.
Voeu , signifie aussi , L offrande promise' parun vœu. Appcndre des-vœux aux piliers d’uneChapelle. Ce tableau est un vœu. On appelle. aussi ces sortes A'oÿ'vimdeè r DesEx-voto,à'uncexpression latine que l’usage a fait passer, dansla langue. Ce tableau est un Ex-voto..
Voeu,. se prend quelquefois pour Suffrage ;et dans cette acception, il ne se dit qu’en quel-ques lieux, dans certaines élections et délibéra-