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5 (1870) Savants du XVIIIe siècle : Newton, Leibniz, D'Alembert, Euler, Bernouilli, Fontenelle, Linné, Boerhaave, Haller, Spallanzani, Jussieu, Réaumur, Buffon, Condorcet, Rouelle, Lavoisier / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE

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quon lavait prié dexaminer; et dans cette lettre il proposait àHooke de vérifier expérimentalement le mouvement rotatoire dela terre, en laissant tomber des corps dune grande hauteur, etobservant sils descendent rigoureusement suivant la verticale.Si la terre tourne, pensait Newton, ces corps doivent tomber àlest du pied de la verticale, car leur force centrifuge est plusgrande au départ quà larrivée, et ils éprouvent nécessairement,durant leur chute, un retard sur le point d ils ont été lancés.Newton ajoutait que la trajectoire devait être une sorte de spirale.

Chargé de réaliser cette expérience, Hooke fit remarquer quela déviation devait se produire, non vers lest, mais vers le sud-est, par la raison que, dans tous les points de notre hémisphère la direction de la pesanteur est oblique à laxe de la terre, lescorps changent de parallèle en tombant, et sapprochent cons-tamment de léquateur : supposition dont Newton reconnut lajustesse et qui a été confirmée depuis. Hooke déclara, de plus,que la trajectoire devait être, non une spirale, mais une ellipse.

Cest par lintuition seule que Hooke avait été conduit à cerésultat. Ainsi que nous lavons dit, il admettait depuis long-temps, sans pouvoir le prouver, que le mouvement elliptique desplanètes était la conséquence dune force de gravité propre àchacune delles et au soleil, et sexerçant autour de leurs centresrespectifs avec une énergie inverse au carré de la distance ;il devait en inférer naturellement que le mouvement des pro-jectiles autour du centre de la terre est également elliptique.

Cette hypothèse, Newton sempressa de la soumettre à lépreuvedu calcul, et il la trouva fondée. Il reconnut quune force attrac-tive émanée dun point et agissant inversement au carré desdistances, fait nécessairement décrire au corps quelle sollicite uneellipse, ou, en général, une section conique dont le centre attractifoccupe un des foyers. La loi quil avait trouvée était donc vraie,puisquelle était une condition sine qua non de la forme des orbi-tes planétaires. Mais alors pourquoi ne sappliquait-elle pas auxrapports de la terre et de lune? Newton se heurtait toujours àcette impossibilité; il nen triompha que trois ans plus tard.

Un jour du mois de juin 1682, se trouvant dans la salle des réu-nions de la Société royale, pour attendre le moment de louverturede la séance, il entendit parler autour de lui, de la nouvellemesure du méridien que Picard venait daccomplir en France ,

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