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5 (1870) Savants du XVIIIe siècle : Newton, Leibniz, D'Alembert, Euler, Bernouilli, Fontenelle, Linné, Boerhaave, Haller, Spallanzani, Jussieu, Réaumur, Buffon, Condorcet, Rouelle, Lavoisier / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-IIUITIliME SIECLE

Nous avons cru devoir reproduire tout au long ce récit, parcequil nous montre les sources Leibniz a puisé ses premières no-tions de géométrie transcendante. Quant au parti quil a su entirer dabord, on ne pourrait le connaître quen retrouvant ces cen-taines de feuillets quil nous dit avoir remplis de notes et de pro-blèmes mathématiques. Or, M. Foucher de Gareil a découvert unassez grand nombre de ces papiers dans la bibliothèque de Hanovre ,et il estime que ce sont des documents dun grand poids dans leprocès qui est pendant depuis un siècle et demi entre Leibniz etNewton , pour la priorité de linvention du calcul différentiel.

Ce qui est incontestable, dès à présent, cest que Leibniz em-ploya très-laborieusement cette première année de son séjour àParis , quil sy appliqua sujtout à une géométrie toute nouvellepour lui, ignorée encore dans toüs les pays de lEurope , exceptéla France , lItalie et lAngleterre, et que ce fut même par quiltermina ses études. Car nous avons vu que, jusquà ce moment, cegrand savant étudiait toujours.

Lannée suivante (1673) il eut le malheur de perdre son pro-tecteur, le baron de Boinebourg. Rien ne le retenant plusalors à Paris , il voulut visiter une autre ville savante, et passa enAngleterre.

Il vit à Londres presque tous les mathématiciens les plus jus-tement renommés, Beyle, Wallis, Grégoire, Barrow, Collins,Oldembourg, et le premier de tous, Isaac Newton . Il neut quàse louer de laccueil obligeant que lui firent ces hommes illustres.

Il venait dêtre reçu membre de la Société royale de Londres ,lorsquil apprit la mort de lÉlecteur de Mayence, Jean-Philippe,qui navait pas même survécu un an à son ministre, le digne pro-tecteur de Leibniz . Cet événement laissait notre philosophe sansressources, car depuis quatre ans, les appointements quil rece-vait du prince à qui Boinebourg lavait donné, constituaient sesseuls moyens dexistence. Il lui fallut donc quitter, non sans unegrande douleur, une ville il sétait déjà créé tant de relationsagréables. Il reprit le chemin de Paris .

Hélas ! ce nétait pas le port après la tempête. En effet, à peinearrivé, largent lui manqua. Se souvenant alors que le duc de 'Brunswich-Lunébourg avait voulu le faire entrer à son service, àlépoque lélecteur de Mayence se létait attaché, il écrivit au