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5 (1870) Savants du XVIIIe siècle : Newton, Leibniz, D'Alembert, Euler, Bernouilli, Fontenelle, Linné, Boerhaave, Haller, Spallanzani, Jussieu, Réaumur, Buffon, Condorcet, Rouelle, Lavoisier / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE

chaleur suffisant, le combustible donne lieu à un dégagement dechaleur et de lumière, et des produits nouveaux prennent nais-sance. Dans lhypothèse deStahl, ces phénomènes sexpliquent endisant que le phlogistique qui fait partie de la substanee, sen dé-gage, et laisse apparaître, au moment il devient libre, la lumièreet la chaleur qui le caractérisent. Les produits nouveaux quirestent comme résidus de la combustion sont des corps privésde phlogistique.

Quand un métal est chauffé au rouge, il change, en général, denature et daspect. Le fer donne naissance à la matière connuesous le nom de rouille ; le cuivre a un produit noir et pulvérulent.Comment sinterprétait ce phénomène dans la théorie de Stahl ?Les métaux, disait-on, sont formés par lunion du phlogistiqueavec une matière terreuse, que lon appelait chaux ou terre métal-lique. Le fer, par exemple, contient dn phlogistique et de larouille ou terre de feu. Quand on chauffe ce métal au contact delair, le phlogistique sen dégage, en produisant une incandes-cence très-vive ; il reste la rouille, substance simple et dépouilléede phlogistique.

Les chaux, ou ce que nous nommons aujourdhui les oxydesmétalliques, chauffés avec du charbon ou des matières combusti-bles, font apparaître le métal. Dans la théorie de Stahl, le faitétait fort simple ; le charbon porté au rouge abandonnait sonphlogistique, la chaux métallique sen emparait, et repassait ainsià létat de métal.

Les composés que nous appelons aujourdhui oxydes à diversdegrés doxydation, étaient des matières inégalement dépouilléesde leur phlogistique.

Il est facile de le reconnaître, nos explications théoriques ac-tuelles sont tout simplement le contre-pied des théories de Stahl.Autrefois la combustion était regardée comme le dégagement dunprincipe particulier ; aujourdhui nous y voyons la fixation duncorps nouveau. La calcination des métaux était, du temps deStahl, une opération danalyse ; nous y voyons, nous, une syn-thèse. Les métaux étaient de corps composés; nous disons au-jourdhui que les métaux sont des corps simples.

Tels sont les fondements généraux de la théorie du phlogistique,quenous ne suivrons pasdans ses développements, mais qui, entreles mains de Stahl, rendait compte de tous les faits observés. Lisez