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Despréaux à seconder des vues íì loua-bles , en adressant à Louis XIF fa pre-mière Epître, où il prouve que la vraiegrandeur d’un Roi est de rendre ses Su-jets heureux , en les faisant jouir de tousles avantages de la paix. Tout le mondea retenu les beaux Vers de cette Epîtrefur l’Empereur Titus,
Qui rendit de son joug l*Unívets amoureux,
Qu’oivn’alia jamais voir Cans revenir heureux ,
Qui Coupiroit le soir, si sa main fortunéeN’avoit par ses bienfaits signalé la journée.
Le Roi se fit redire ces Vers jusqu’àtrois fois , loua beaucoup l’Epître , ôc fitla guerre.
Tant de foins pour plaire au Monar-que , & sur-tout tant de talens, ne de-meurèrent pas fans récompense. Despréaux sut comblé des grâces da Roi,aclmis à fa Cour , & nommé , conjoin-tement avec Racine , pour écrire l’His-toire du Prince qu’il se montroit si em-pressé de célébrer. Les deux Poètesparurent s’occuper beaucoup de cet Ou-vrage j ils eu lurent mème au Roi plu-sieurs morceaux ; mais ils s’abstinrentd’en rien donner au Public ; persuadés
que l’Histoire des Souverains , même