74 Éloge
nitrlte. ne se borne pas à entendre Us pen-sées des autres. II ne faisoit pas plus dergrâce aux Traductions pesantes ou iníi-pides de ces chefs-d’œuvre de l’Anti-quité qu’il admiroit avec tant de raison ,& que I)acier, qui prétendoit les ad-mirer aulli,avoir u cruellement défigurésdans notre Langue. Justement bielle deles voir ainsi travestis ct dégradés, Oes-préaux applaudtstbit à la comparaison quefaisoit Madame de la Fayette, d’unmauvais Traducteur avec un Valet fansesprit, qui porteur d’un message intéres-sant , répete de travers ce que son Maî-tre l’a chargé de dire.
. Fontenelle, qui avoir des liaisons avecPerrault, & qui ctoit persuadé d’ailleursque la Littérature devoir, comme la Phi-losophie, secouer le joug de l’autorité,& ne souscrire que par conviction àl’admiration même de vingt siécles,s’étoit déclaré contre l’adoration aveu-gle de Pindare d’Homere, avec unefranchise 3c une liberté qui lui aliénaDespréaux. Néanmoins ce même Fonte-nelle , toujours modéré dans ses opi-nions , avouait fans peine que Perraultavoit été trop loin , & qu’il ne fallortpas souscrire lans réserve à toutes