Band 
Tome sixieme.
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‘9* É t O G E

Marivaux , lui dit-il, ne vouì prejse <pa9 à vous J/kher quand j-e parleraide vous.

M. da Fontanelle avoit pour luiun goût & une estime dont on 3voulu trouver la source dans une res'semblance prétendue entre le genred’esprit de ces deux Ecrivains , qu*font nédnntéins bien différées. Fon-ìenelle affecte quelquefois la familia-rité dans l’expreíiion des idées les plusnobles ; Marivaux, la singularité clanscelle des idées les plus communesle premier rend la finesse même ave-csimplicité; le second , la naïveté mêrnSavec affectation : Fontenelle ne dilsouvent que la moitié de sa pensée»en ayant soin de faire entendre I eressí ; M. de Marivaux dit toute I 1sienne , en détaille même jusqu’an*moihdres faces ; & l'on pourroit dir eavec tfuelques - uns de ses Censeurs »qti’il ne quitte pas une phrase qu dne lait gâtée , si sa premiere faço nde la dire ti'étoit pas, pour l’ordi^nâire , auíïì peu naturelle que les ail'tres : le premier peint la Nature hu-maine en Philosophe ; le second, I e5individus én Observateur. £1. de M a>