Band 
Tome sixieme.
Seite
108
JPEG-Download
 

108 ÉLOGE

rivaux étoit facile à blesser, au moinsil n’étoit pas personnel, & se montroitausiì délicat pour les autres que pourlui. Ces Satires & ces Epigrammes ,dont on s’amuse íî'volontiers quandon n’en est pas l’objet, le re'voltoienttoujours lors même qu’elles auroientpu lui être indifférentes. J'en fais jus-t.’ce, difoit-il, en ne les lisant jamais ;& Jt tous les honnêtes gens en ufoientde même , cette vile efpece périrait bienvîte déïnamtion. Personne en consé-quence n’étoit plus attentif que luià n’offenser jamais qui que ce íbit ,ni dans la Société , ni dans ses Ou-vrages. Le Public, dont la malignitécherche à se repaître de tout, mêmelorsqu’on n’a pas songé à la nourrir,avoit cru voir dans le Prologue dunede fes Pieces, des traits indirects contrela Comédie d u François à Londres.M. de Marivaux s’en défendit de ma-niéré à ne pas laisser de soupçon sursa bonne foi. la façon dont je mefuis conduit juj'quà présent , dit-il ,prouve assers combien je fuis éloigné decette bajj'ejje ; ainfi ce n'ejl pas uneaccujàtton dont je me jujlifie , ces