iio Eloge
qui se donne fièrement pour I’inven-teur de ía farce , ressemble à un friponqui ayant dérobé la robe don Ma-gi'lrar , croiroic savoir Lien acquise eny couianr quelques lambeaux de l’habitd’Arleqtiin, & qui appuieroit son droitsur le rire qu’exciteroit sa mascarade^
Ln homme qui prétendent aimerM. de Marivaux, un de ces hommesqui, par air, caressent le mérite &font ravis en secret de le voir humilié,lui reproc’noit quelquefois fa sensibi-lité excessive à la critique. Vous de-vrïei , lui d i soi t - il , cire de tnarlrepour ccs miferes. Cet ami si modéré ,&. si hhilosophe pour supporter sesmaux d’autrui, se vit, peu de tempsaprès, pour quelque sottise qu’il sit,le sujet d'une assez mauvaise Epigram*me. Sa philosophie n’y tint pas, &il s'exhala, devant M. de Marivaux,en injures contre le Satirique : Ah -dit. M. de Marivaux , voilà donsl'homme de marbre !
Avec une fortune très-bornée, &que beaucoup d’autres auroient appelsindigence , il se dépouilloit de toi‘ cen faveur des malheureux. Le spectac^de ceux qui soussroiem lui étoit