de Marivaux. 137(/) La Comédie du Pere prudentRe doit être regardée que comme latentative d’un talent naissant, dontla Philosophie & le Goût aiment àvoir les premiers' essorts pour en ob-server la marche & les progrès. Enesse t, on apperçoit déjà dans cettef*iece , quoique foiblement , ce queM. de Marivaux promettoit d’étre ,ce qu’il a été depuis On y voita la fois & les motifs d encourage-ment , & les objets de critique qu’unami d’un goût sûr y auroit trouvés ;c’eít une elpece de chrysalide , si nouspouvons parler ainsi , où des yeux exer-c és peuvent démêler au microscopele germe de ses talens & de. ses dé-fauts ; & peut-êrre concluera-t-on detêt examen, qu’il n’eût pas été im-; Possible à des Censeurs séveres, s ileût été assert heureux pour les trouver,î rendre vraiment utile aux Lettresle talent dont il donnoit déjà des mar-ques, & de mettre ce talent dans toute|a valeur , en épurant, pour ainsi dire ,e genre d’esprit que l’Auteur avoitpartage, & en le sauvant des écartsou l’abus de cet esprit devoir l’entraî-Oer. II y a lieu de croire que la
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