i 5 6 Éloge
rai sonnaille. C’est l’éloge qu’on peutleur donner, avec quelques restrictionsfans doute, mais pourtant avec justice. •De ces deux Romans , Marianne estcelui qui a la premiere place , au moinspour le plus grand nombre de Lec-teurs , parce qu’ils y trouvent plus definesse & d’intérêt; cependant le Pay-san paivenu a austì ses partisans par lelut moral que l’Auteur s’y propose,& par une sorte de gaîté qu’il a tâchéd'y répandre.
Marianne est une jeune personned’une naissance illustre, mais qui ignorele sang dont elle est sortie , & quiprivée, dès sa premiere jeunesse, deses parens qu’elle ne connoît pas , suc-cessivement recueillie par dissérensbienfaiteurs, ayant essuyé la duretedes uns & la compassion avilissantedes autres, tourmentée fur-tout patun amour qui la rend malheureuse >éprouve enfin , après lien des traverse 5&. des larmes, qu’il reste encore futla terre de l’honnêteté, de la bien-faisance & de la vertu.
Dans le Paysan parvenu , dont I etitre montre assez le sujet, lob jet prin-cipal de l’Auteur, comme ií le dit