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ses vers ; il s’en souvenoit avec amer-tume , & ne parloit jamais de sangfroid de son détracteur ; ií n’entendoitpas même de sang froid les éloges qu’onen faisoit quelquefois en fa présence ,& que le Public est si sujet à répéter.II est vrai que le trait dont il avoit aie plaindre étoit piquant, fait pourêtre retenu par tous les Lecteurs, &à plus forte raison pour n’être pas ou-blié par celui qui en étoit l’objet & I 3victime: pardonnons à l’amour-propr ehumilié d être injuste à son tour pourceux qui i’humilient ; mettons - nousun instant à fa place , & souvenons'neus des moinens de notre vie où no-ire vanité, excitée par le même motif»6c non moins pressée de fa vengeance’n’a été ni plus éclairée ni plus éq 111 'table.
Avouons cependant que si M- ° eVoltaire, peut-être par une tentas 011de Poëte (qui ne méprisé pas touj° lllScelui dont il paroît se moquer), s'eto 1 ^permis íur M. de Marivaux un ve 'Tplaisant & satirique , il lui avoit ren“en prose une justice plus sérieuse , P ludétaillée, & apparemment plus si nce ’? c» Je serois fâché, dit - il dans une