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Tome V.
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à cette curiosité avec la facilité na-turelle de son caractère, et la con-viction que par là il servait la causede sa patrie. On se faisait honneurde l’avoir vu ; on répétait ce qu’onlui avait entendu dire. Chaque fêtequ’il voulait, bien recevoir, chaquemaison où il consentait à aller, ré-pandait dans la société de nouveauxadmirateurs qui devenaient autantde partisans de la révolution amé-ricaine.

II avait senti d’avance qu’il n’avaità combatre que l’incertitude et la fai-blesse des ministres, qu’il s’agissaitde lesentourer de l’opinion publique,de vaincre leur timidité par la crainte ;il savait que ce n’était pas auprèsd’eux, mais auprès de la nation qu’ilétait réellement envoyé.

Les hommes que la lecture deslivres philosophiques avait disposésen secret à l’amour de la liberté , sepassionnaient pour celle d’un peupleétranger, en attendant qu’ils pussent