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Tome V.
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ÉLOGE

excitait une indignation que la hau-teur déplacée de leurs agents aug-mentai encore , et dix mois aprèsl’arrivée de Franklin , le ministèrefrançais, entraîné par la voix publi-que, encouragé par la prise d’unearmée entière, obligée de mettrebas les armes devant les milices amé-ricaines, inquiet du départ des com-missaires anglais, chargés-de port-ier en Amérique des propositions sé-duisantes, signa enfin un traité d’al-liance avec les Etats-Unis,

On lui a peut-être trop reprochécette lenteur. La France n’avait pasalors une constitution libre; mais lesFrançais n’étaient pas esclaves. Si lepeuple gémissait sous une tyranniearbitraire, et plus encore sous le jougdes mauvaises lois, les âmes n’é-taient point asservies , les espritsavaient conservé leur indépendance.Elle ne ressemblait pas à ces paysoù il n’existe qu’un despote, un tré-sor et une armée ; il n’était pas in-