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éclairé ses concitoyens sur leurs droits,avant d’être choisi pour en être le ré-parateur , et qui , comme lui , n’aVu dans cet honneur qu’une occasionprécieuse de réaliser tout ce qu’uneame forte et un génie élevé lui ontrévélé pour le bonheur des hom-mes (1).
L’académie des sciences s’était em-pressée d’appeler dans son sein lesavant qui avait arraché à la natureun de ses secrets, et détourné un deses fléaux : elle accueillit avec trans-port à son arrivée le sage qui venaitapprendre aux tyrans à connaître lajustice, aux hommes à ne plus dé-pendre que de leurs droits. Elle vitavec une douce satisfaction un de sesmembres réunir la gloire d’affranchirdeux mondes, d’éclairer l’Amérique,et de donner à l’Europe l’exemple dela liberté. Toujours libres au milieude toutes les servitudes, les sciencescommuniquent à ceux qui les cultivent
(x) L’abbé Sieyès.