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Tome V.
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ÉLOGE

La maladie de François II vint totttsauver. Les Guises eussent voulu hâ-ter la mort de Condé ; mais le monar-que le plus absolu cesse de l’être»lorsque sa fin prochaine ôte à sessatellites l’espoir de la sûreté : c’estalors qu’il commence à expier sa vie ;la résistance qu’il trouve à ses volon-

I’Hôpital , avaient les mêmes opinions,les mêmes principes ; d’ailleurs , il étaitpresque sûr que, pour sauver le prince deCondé, il ne fallait que gagner du temps.Quelque soin que l’on prît de cacher Fran-çois Il aux regards de ses sujets, et mêmede ses courtisans » il y avait dans l’inté-rieur de sa maison quelques protestants at-tachés au prince de Condé, et l’on savait,par eux, ce que le cardinal de Lorrainevoulait tant cacher, que la vie de Françoisne pouvait être longue. La même raisonqui obligeait les princes lorrains à se con-duire avec tant de précipitation et d’au-dace, devait donc obliger les partisans se-crets de la maison de Bourbon, à ne leuropposer que des lenteurs, qui rendissent im-possible la réussite des projets des Guises»sans leur en ôter l’espérance.