ELOGE
374
tion par une invention brillante , etce n’était plus l’ouvrage d’un enfantqui donne des espérances. A dix-neufans, il conçut l’idée d’une machinearithmétique, et la fit exécuter. Onsait que les règles d’arithmétique ré-duisent à des opérations techniques,tous les calculs de cette science ; etque l’addition , la soustraction et lamultiplication des nombres simples,sont les seules opérations qui restentà faire à l’esprit. Mais la simplicité deces opérations devient elie-mêmeuninconvénient. L’esprit se lasse bien-tôt de ces opérations' tant répétéeset si monotones; elles ne peuvent nise passer de l’attention de celui quiles fait, ni la captiver. Une machinearithmétique n’a pas les mêmes in-convénients : toutes les opérations Jsont purement techniques, à peuprès comme dans la méthode de cal-culer par les jetons, et dans celleque Le Gentil a trouvée chez les Bra*mes, et par laquelle ils exécutent,