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Tome V.
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DE PASCAL. 889

terreurs involontaires. On dit quesouvent il croyait voir un précipiceouvert à côté de lui. Pascal, ne pou-vant ni chercher des ressources dansles sciences , ni trouver de repos enlui-même , n’eut plus d’espoir qu’eula religion. Jamais il n’avait cessé del’aimer ; et elle fut, dans ses infir-mités, sa consolation et son appui.

L’église de France était alors di-visée en deux partis. L’un avait pourchefs les jésuites, et l’autre les hom-mes de France les plus savants (1).

(1) Dansla grammaire, dans les langues,dans l’histoire ecclésiastique, dans la théo-logie, car la France avait alors des hommesbien supérieurs dans les sciences humaines.On aurait dû faire ici une distinction d’au-tant plus nécessaire, que l’enthousiasmeignorant des jansénistes a souvent mis Ni-cole et Arnaud à côté de Descartes ou dePascal ; à la vérité, dans un siècle ou l’onattachait tant de prix à la scolastique, lessolidaires du Port - Royal pouvaient êtreregardés comme de grands hommes ; maisla postérité n’a point confirmé ce jugement.