DE PASCAL. 399
ceux par lai-même , il le serait de-venu par les subtilités des casuistes,qui avaient étendu leurs doutes surla légitimité de beaucoup d’actions,que le simple bon sens, et la cons-cience abandonnée à ses mouve-ments, n’auraient pas hésité à mettreau rang des crimes.
Pascal, en attaquant ces jésuites,si scandaleux et si sots, eut l’art deplacer continuellement le ridicule àcôté du crime, sans que l’horreur,que l’un excite, empêchât jamais decire de l’autre. Par cet art heureuxde mêler la plaisanterie à l’éloquen-ce, ses lettres devinrent le livre detous les états, de tous les esprits, detous les âges. Les jésuites furent im-molés à la risée de tous ceux qui sa-vaient lire.
tous les écrivains français , du siècle deLouis XIV, La Fontaine est le seul qui aitsenti combien les passions pouvaient êtreutiles. Son instinct a devancé la philoso-phie du siècle suivant. Voyez la fable duPhilosophe scythe et du Jardinier.