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dans notre esprit des pensées tendantes ànous écarter du devoir, nous avons foinde les éloigner de nous ou de nous éloi-gner d’elles, nous occupant d’autres cho-ses : au contraire elles ne manquerontpas de nous entraîner au mal, si nousles écoutons, si nous fixons fur elles no-tre attention,
Cette loi qui assujettit les pensées mê-me au Tribunal Divin , est Puniquemoyen qui puisse mettre en sûreté la viesociale. La justice humaine n’a aucun pou-voir sur les passions & fur les désirs ducœur, & ne sauroit atteindre au but quele Législateur se propose : elle ne peutbannir les crimes, quoiqu’elle puisse pu-nir les criminels. II n’est pas possible qu’u-ne ame qui s’occupe journellement à pen-ser aux attraits séduilàns de la volupté,ne cherche enfin à en jouir, & ne s’y li-vre lì-tót qu’elle verra jour à se procu-rer cette satisfaction qu’elle désire, &dont la simple idée í’a si long-tems eny-yrée. Ce que nous venons de dire desplaisirs sensibles, on peut le dire de tourles vices fans exceptions : les Tribunauxhumains ne peuvent y opposer que h
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