LETTRE NEUVIEME.
0 \ n peut cependant regarder la résur-r rection de J. C. lui-méme comme lesceau de Dieu, plus particulièrement des.
| tiné à le faire connoître au monde pour ionfils & son Envoyé. Le libérateur promisavoit deux caractères qui jamais ne ié trou-Verent réunis qu’en lui, la bassesse & lagrandeur. Jéfus^ de Nazareth avoit portéle premier pendant tout le cours de fa vie ,& fa mort en fut le comble & le dernier de-gré. II lui falloit encore revêtir l’autre. S’ilfût demeuré dans le tombeau, les attributsde la Divinité qui devoit habiter dans le' Messie, n’auroient pu être reconnus en lui;on n’auroit pas apperqu les prérogativesqui dévoient le distinguer des autres mor-tels ; il n’auroit pas ressemblé en tout auportrait que les prophètes avoient tracé duSauveur qui devoit venir. On peut remar-quer dans tous les discours des apôtresadressés au peuple Juif, ou au grand con-seil de la nation, aux Gentils même , quela résurrection du Sauveur étoit le grand