Huit i e m e.
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I rai même qu’une vérité prouvée par unelongue suite de conclusions, quoique bienliées, n’opére pas bien vivement fur l'es-prit des gens éclairés , capables de sentircette liaison ; elle ne sait pas d’impreffionfur les sens, c’est une lumière, ce n’eitj pas un feu.
Les preuves de la divine mission du Sau-veur dévoient être li faciles à saisir, que lesi plus simples des mortels en pussent sentir la' force & demeurer convaincus ou persuadés,I fans le secours de la science, & sans avoirbesoin d’une grande pénétration. Ces mo-tifs à crôire dévoient être cependant si soli-des , si conformes à l’eí'prit des anciennesprophéties, & si parfaitement d’accord avecce que nous connoissons certainement desattributs de Dieu,qu’ils pussent satisfaire lesgénies les plus cultivés & les plus exercésa la méditation.
II reltoitun moyen dans les trésors de laì)o n té divine , capable de faire obtenir auMinistre choisi pour remplir ses desseins,le respect qui lui étoit dû , & un promptacquiescemenr de foi. C’étoit le sceau in-faillible du Dieu qui l’avoit mis en œuvre& que personne ne put montrer ni produi-