loch
Lettre
habitans l’avoient méprisé. Jamais les Pha-risiens & les Sadducéens, ennemis de tou-te religion, n’éprouverent la puissance decelui qu’ils blafphêmoient. Ces miraclestémoignoient autant de modestie que d'hu-manité. il ne demanda jamais de récom-pense pour ses bienfaits, à peine vouloit-ilen être remercié ; ilrefusoit d’entendre leslouanges de ceux que fa puissance avoitdélivrés, & quand le peuple hors de lui-mêtne voulut le faire monter fur le trône& l’établir roi, il les empêcha par uneprompte retraite, d’exécuter leurs desseins.J’ai remarqué fur-tout dans la conduite decet homme divin, une attention constanteà ne causer ni schisme, ni division dansl’églife Judaïque : il ne s’érigea point enchef de secte ; il observa les cérémoniesreligieuses qui étoient en usage ; il assistoitaux fêtes folemnelles ; on volt qu’il célé-bra plusieurs pâques. II eut foin d’en-voyer aux Sacrificateurs un lépreux qu’ilavoit rendu sain, a fin d’obtenir d’eux ,suivant le prescrit des loix de Moïse , lapermission de rentrer dans la société deshommes. 11 savoit envelopper habilementses divines leçons dans l’obscurité des pa-