NEUVIEME
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argumens pour l’éclairer, on se bornoità le menacer & à le maltraiter.
Le Japonois pouvoit être hommed’honneur, quoique fa créance fût erron-née. Pour ce qui eíl des ministres du Sei-gneur, il faut de deux choses l’une, ouque leur témoignage soit vrai, ou qu’eux-mêmes soient d’inlìgnes imposteurs. Si lesmiracles attribués à J. C. ne font pas réel-lement arrivés ; s’il n’est pas vrai qu’il soitressuscité ; si cependant les Apôtres ontaffirmé hautement ces deux choses, on11e peut pas les regarder comme de bonnesgens à qui de plus fins qu’eux en avoientimposé ; ce sont des fourbes & des men-teurs : ils parlent de faits qu’ils disent avoirvus, qui n’étoient point susceptibles d’il-iusion, fur lesquels il est impossible queleurs sens les ayent trompés. Ils attestentd’avoir vu un mort relevé de la poudre,d’avoir conversé plusieurs jours avec cemaître ressuscité ; ils déclarent savoir vaplusieurs fois après qu’il eut été trois joursdans le sépulcre ; savoir touché , savoirentendu leur parler , leur donner des con-seils , des ordres, & s’être trouvés dans& compagnie au. moment glorieux qu’iLfut.
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